En janvier 1937 l’Arsenal de l'aéronautique obtint un marché d’état pour un chasseur monoplace construit en bois et entrainé par deux moteurs Hispano-Suiza 12X de 590 ch montés en tandem dans le fuselage. Ce projet développé par l’ingénieur Galtier sous la houlette de l’ingénieur général de l’Air Michel Vernisse, d'où les initiales VG, devait aboutir à la réalisation d’un banc d’essais volant pour un programme plus ambitieux, le VB-10. Le VG 10 fut abandonné en juin 1937 pour le VG 20, projet de chasseur lourd bimoteur équipé de deux moteurs Hispano-Suiza 12Y de 900 ch en tandem. Les travaux furent stoppés début 1938, mais les études réalisées servirent au développement du VB-10 et d'un monoplace de chasse plus léger, le VG 30.
Parallèlement aux projets précédents, l’ingénieur général de l’Air Michel Vernisse travaillait en effet depuis 1936 sur un projet de chasseur léger capable de concurrencer le Morane-Saulnier MS.405. La maquette grandeur d’un monoplan à aile basse caractérisée par un revêtement travaillant en bois fut présentée en novembre 1936 au 15 Salon d’aviation de Paris et fit une certaine impression auprès des spécialistes.
Or en 1936 les responsables de l'armée de l'air française prirent conscience avec la guerre civile espagnole du retard pris par la France en matière de défense aérienne. On vit donc réapparaitre l'idée du Chasseur Jockey, un appareil léger et facile à produire en grande série dont les performances et le nombre pouvait compenser les faiblesses de l'armement. Pour réaliser un tel appareil l'Arsenal de l'aéronautique mis en avant la technique de construction en bois moulé qui devait offrir les avantages suivants :
- L'abondance du matériau, supprimant les problèmes d'approvisionnement ;
- La possibilité de faire réaliser des sous-ensembles complets, par une main-d’œuvre très qualifiée répartie dans des ateliers de menuiserie-ébénisterie sur tout le territoire ;
- La dispersion des lieux de production évitait le blocage de la production par bombardements aériens.
Dans la pratique cette idée allait se heurter à une dure réalité. L'industrie aéronautique française ayant depuis longtemps adopté le métal pour la réalisation des structures d'avions, les essences de bois appropriées (en particulier l’épinette rouge (en anglais : red spruce), indispensable pour la fabrication des couples) n'étaient plus cultivées dans le pays, il fallut s'approvisionner en Grande-Bretagne, au Canada ou Outre-Mer. On tenta également d'acheter du bois en Roumanie, mais la faible qualité des premières livraisons devait entrainer l'abandon rapide de cette source d'approvisionnement. D'autre-part la dispersion des lieux de production n'était un avantage que si le transport des sous-ensembles vers le point d'assemblage restait maitrisé. Or la pagaille régnant sur les routes de France en mai et juin 1940 ne facilita pas les choses.