Basilique patriarcale d'Aquilée

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Introduction

La basilique patriarcale
Coordonnées45° 46′ 6″ Nord

13° 22′ 3″ Est / 45.76833, 13.3675
PaysItalie Italie
Région**Europe et Amérique du Nord
TypeCulturel
Critèresiii, iv, vi
Numéro d'identification825
Année d’inscription1998

Intérieur avec le revêtement de mosaïque.

Détails de la crypte des Fresques.

L'abside.

Le campanile.

La basilique patriarcale d’Aquilée, dite aussi basilique Santa Maria Assunta, est le principal édifice religieux de la commune d'Aquilée situé dans la province d'Udine, dans le Frioul-Vénétie julienne.

Centre spirituel de l'ancien patriarcat d'Aquilée, elle a joué un rôle essentiel dans l'évangélisation d'une grande partie de l’Europe centrale au début de Moyen Âge. Ses vestiges les plus anciens remontent au IV siècle, l'actuelle basilique est édifiée au XII siècle, et réaménagée au XIII siècle.

La basilique patriarcale d’Aquilée ainsi que la zone archéologique sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité établie par l'Unesco en 1998.

Présentation

Suite à l'approbation de la célébration publique du culte par l’Édit de Milan en 313, elle est fondée la même année, dans le centre urbain du pouvoir romain d'Aquilée, par l'évêque Théodore.

Proche aussi de l'antique port fluvial du Natissa (it), elle est bâtie sur des structures romaines préexistantes, et se présente selon un plan en forme de fer à cheval composé de trois salles principales. À la moitié du IV siècle, la salle nord est agrandie (73 x 31 m). À l'évêque Cromazio d'Aquileia (it) (388 - 407) on doit l'agrandissement de la salle sud jusqu'à 65 x 29 m avec la construction de l'actuelle façade ainsi que la construction de nouveaux bâtiments, incluant l'actuel baptistère. La grande prospérité des années successives au Concile d'Aquilée est interrompue brutalement en 452 quand les Huns, guidés par Attila dévastèrent la cité. La basilique nord, brûlée durant les saccages, n'est plus reconstruite. C'est seulement au IX siècle, que le patriarche Massenzio, grâce à l'appui financier de Charlemagne, débute la construction de la structure actuelle sur les fondations de l’édifice précédent. En 988, un tremblement de terre cause d'importants dégâts, qui amène le patriarche Poppone (it) à effectuer, en 1031, une requalification du complexe inspirée d'influences carolingienne et ottonienne. De style roman et de plan cruciforme, la basilique présente une longueur de 65 mètres sur une largeur de 30 mètres et une hauteur de 23 mètres. Un transept de 43 mètres et de 9,5 mètres de large traverse les trois vaisseaux divisés par deux rangées d'arcatures. Le vaste programme architectural de Poppone marque aussi le renouveau économique de la cité qui culmine avec la construction du grand palais patriarcal (aujourd'hui disparu) et surtout l'imposant campanile haut de plus de 70 mètres. Après un nouveau tremblement de terre, en 1348, l'archevêque Marquardo di Randeck (it) la restaure dans sa partie supérieure dans un style gothique. Le dernière grande intervention remonte au XV siècle, quand des artisans charpentiers vénitiens réalisèrent le grandiose plafond en bois que l'on peut encore observer aujourd'hui.

Les mosaïques

Découvert en 1909, après le retrait du revêtement en argile posé au XI siècle à l’époque de Poppone, le surprenant sol en mosaïque polychrome, datant du IV siècle, en parfait état, de 37 sur 20 mètres, évoque des motifs décoratifs illustrant des scènes bibliques.

La crypte des fresques

À l'Est, en dessous de l'abside popponienne, la crypte des VI et VII siècles destinée à abriter les reliques des protomartyrs aqueliéens est ornée d'un important cycle de fresques du XII siècle.

Le chœur

Au dessus de la crypte, les fresques de la voûte de l'abside, mises à jour à la fin du XIX siècle, représentent la Vierge à l'Enfant, des saints et des martyrs et l’évêque Poppone. La chaire marmoréenne, de 1493, est l'œuvre de Bernardino da Bissone  (it), tandis que vers 1498, deux autres maestri comacini, les frères Sebastiano et Antonio da Osteno, réalisent les bas-reliefs du maître-autel consacrés à la Sainte Vierge, et les saints Ermagora e Fortunato (it)

La crypte des fouilles

Elle conserve en partie les mosaïques, aux références gnostiques, d'un édifice de prestige du I siècle que l’évêque Théodore avait choisi au IV siècle comme lieu d'érection pour sa basilique. Une partie de cette mosaïque a été malheureusement perdue lors de la construction du campanile.

Le campanile

Depuis son édification en 1031, il est resté intact. Dominant la campagne du Frioul du haut de ses 73 mètres, il est construit in opus quadratum avec les pierres récupérées de l'amphithéâtre romain voisin.