Introduction
La bothriocéphalose est un téniasis dû à Diphyllobothrium latum, un des plus grands cestodes puisqu'il mesure en moyenne 2 à 8 m mais peut atteindre 20 m. On ne doit plus utiliser le terme de bothriocéphalose pour la maladie humaine mais bien celui de diphyllobothriose. En effet, les Bothriocephalus sont des parasites proches génétiquement des Diphyllobothrium mais qui ne parasitent pas l'homme. On les trouve exclusivement dans l'intestin de poissons d'eau douce (carpes...).
Les principales espèces à l’origine de la maladie sont Diphyllobothrium latum, plus connu sous le nom générique de ténia du poisson ou de grand ténia des poissons. Le D.latum est le plus long des ténias chez l'homme, atteignant en moyenne dix mètres long. Les adultes peuvent pondre jusqu'à un million d'oeufs par jour. Le D.latum est un cestode de l’ordre des pseudophyllidés qui infecte les poissons et les mammifères. Il est très proche au point de vue morphologique des autres membres du genre Diphyllobothrium, mais peut parfois être distingué par l’hôte. Même si ce n'est pas toujours possible, car il y a douze autres espèces de ce genre répertoriées pour être capables d’infecter des humains, particulièrement le Diphyllobothrium dendriticum (le ténia du saumon), qui a une zone d’endémie beaucoup plus étendue (la totalité de l'hémisphère nord). Le D.latum est originaire de Scandinavie, de Russie occidentale, et de la Baltique, bien qu'il soit maintenant également présent en Amérique du Nord, particulièrement sur la cote Pacifique au nord-ouest.
Au Japon, la plus répandues des espèces infestantes est D. nihonkaiense, qui a été seulement identifié comme étant une espèce distincte de D.latum en 1989.
Chez les adultes, les proglottides sont habituellement relativement longs (d’où le nom de grand ténia ). Comme chez tous les cestodes de l’ordre des pseudophyllidés, les pores génitaux s'ouvrent au milieu du ventre. On a répertorié plusieurs autres espèces de Diphyllobothrium susceptibles d’infecter les humains, mais avec une fréquence moindre ; parmi elles citons D.pacificum, D.cordatum, D.ursi, D.lanceolatum, D.dalliae, et D.yonagoensis.