La perspective de disposer de locaux neufs mais enclavés entre les rails de la gare du nord et des axes routiers importants a provoqué de vives réticences dans le monde universitaire.
Ces réticences de personnalités de grands établissements comme l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) se sont transformées en opposition au principe de quitter le quartier latin. Le nouveau président de l'École des hautes études en sciences sociales, François Weil, s'est engagé à obtenir la conservation des deux sites du boulevard Raspail, en particulier la Maison des sciences de l'homme dont la vente aurait dû financer partiellement l'opération de construction.
Le personnel de l'université Paris I marque une opposition grandissante au fait de perdre ses locaux dans la Sorbonne, son cœur historique.
A la Sorbonne, certains dénoncent l'incohérence géographique du projet (aggravation de la dispersion des sites pour Paris-I, qui est à la fois une des facs les mieux loties en nombre de locaux et une des facs les moins bien loties en mètres carrés par étudiants) et s'étonnent que Paris-III et Paris-IV, également implantés en Sorbonne, participent à un projet différent de Paris-I (projet Paris Intra Muros).
L'École d'économie de Paris a décidé de maintenir ses activités sur le campus Jourdan de l'École normale supérieure (14 arrondissement) où un nouveau bâtiment est en construction.
Pour l'heure, les huit établissements fondateurs du campus Condorcet définissent la programmation et l'agencement urbain du campus avec l'appui de l'établissement public de maîtrise d'ouvrage de stravaux de la culture (EMOC).
Ce site est desservi par la station de métro Proudhon - Gardinoux. (en 2012)