Les grêlons se forment dans les orages au-dessus du niveau de congélation, et en général à des températures plus basses que -20 °C , lorsque la vapeur d'eau se congèle sur un noyau de congélation. Les orages peuvent avoir plus de 10 kilomètres entre leur base et leur sommet. Les grêlons vont donc se former à plusieurs kilomètres au-dessus du sol et lorsqu'ils atteignent un poids plus importants que le courant ascendant dans l'orage vont commencer à tomber. Cette chute, d'une altitude de 5000 à 9 000 mètres du sol, va leur faire traverser une couche d'air où la température augmente et passe finalement au-dessus de zéro degré Celsius. Lorsque le grêlon se retrouve dans cet air au-dessus du point de congélation, il se met à fondre et diminue de diamètre. À la limite, lorsque les grêlons sont assez petits et la hauteur du point de congélation suffisante, ils fondront complètement avant d'atteindre le sol.
L'onde sonore émise par un canon anti-grêle se disperse dans l'atmosphère. Si l'air est instable et turbulent, comme c'est le cas dans une situation orageuse, l'onde va se dissiper sur quelques kilomètres. Comme l'onde est supposée agir sur la formation ou la fragmentation de la grêle, elle doit agir à très courte portée sur les grêlons en formation ou sur ceux en chute.
Une étude scientifique publiée dans le Journal of Applied Meteorology en 1967 démontre qu’une onde de choc peut fragiliser un cube de glace et suggère que des ondes de choc explosives puissent affaiblir, de la même façon, des grêlons réels. Cependant, les auteurs parlent dans la partie conclusion de lancer des fusées explosives dans le nuage pour produire l'onde de choc près des grêlons et ne suggèrent pas qu'une onde venant du sol, comme celle d'un canon, puisse être suffisamment puissante pour les déstabiliser. On peut s'interroger à ce propos sur le fait que la foudre des orages produit le tonnerre, une onde de choc beaucoup plus puissante, qui ne semble pas perturber la production de grêle même si elle est toujours émise, par définition, près du nuage.
Finalement, l’Organisation météorologique mondiale, dans un document de 2007 sur les méthodes de modification du temps, dit «qu'il n'y a aucune base scientifique, ni hypotèse crédible» à l'utilisation de forts bruits pour la suppression de la grêle.