Taxonomie
La taxonomie de ces primates, surtout celle des sapajous, est restée longtemps confuse, notamment en raison de la grande variabilité individuelle du pelage, qui présente une « infinité » de nuances de marrons. Une classification très avancée a été proposée en 2001 par le primatologue brésilien José de Sousa e Silva Jr. à partir de l’étude de plus de trois mille spécimens morts ou vivants.
Il distingue d’une part les capucins à touffes Cebus (Sapajus) ou sapajous, avec 8 espèces : le sapajou des Guyanes (C. (S.) apella), le sapajou d’Amazonie occidentale (C. (S.) macrocephalus), le sapajou du Paraguay (C. (S.) cay), le sapajou à barbe (C. (S.) libidinosus), le sapajou blond (C. (S.) flavius), le sapajou à poitrine jaune (C. (S.) xanthosternos), le sapajou à crête (C. (S.) robustus) et le sapajou noir (C. (S.) nigritus).
Et d’autre part, les capucins sans touffe Cebus (Cebus) ou capucins, avec 4 espèces : le capucin à face blanche (C. (C.) capucinus), le capucin à front blanc (C. (C.) albifrons), le capucin olive (C. (C.) olivaceus) et le capucin des Ka’apor (C. (C.) kaapori).
Les sapajous, ou apelles, se différencient des capucins, entre autres, par la présence d’une crête sommitale chez les mâles et de deux touffes latérales sur le haut de la tête, plus ou moins imposantes et qui prennent parfois l’apparence d’une houppe centrale. Ils auraient commencé à diverger il y a environ 7,7 Ma.