La Citroën GS / GSA : voiture populaire, confortable et très agile fabriquée par Citroën. 2,5 millions furent produits de 1970 à 1986.
Il s'agit d'une berline bicorps (compartiment moteur + habitacle à trois glaces latérales) de moyenne gamme à tendance familiale, avec des lignes fluides et aérodynamique. C'est une traction avant avec un moteur 4 cylindres à plat refroidi par air (appelé flat four ou boxer), ayant des racines chez Panhard puisqu'on pourrait la taxer de remplaçante de la Panhard 24 "berline" au regard de sa motorisation, de la modernité de son dessin aérodynamique ou encore de son placement en gamme. Elle est dotée d'une centrale hydraulique agissant sur les quatre freins à disque, et la suspension hydropneumatique est dérivée de la Citroën DS. Le train avant est à parallélogramme déformable transversal, le train arrière est à bras tirés. Ces solutions technologiques combinées confèrent à la voiture une supériorité en tenue de route et en confort, sauf lorsque les suspensions viennent en butée. Ce coup de raquette intervient par exemple lors de passage à très vive allure de dos d'âne, la voiture étant légère. Les freins avant sont accolés à la boîte de vitesses, allégeant d’autant les roues d’un poids non suspendu.
Côté moteurs il y a eu plusieurs cylindrées : de 1015, 1129, 1220, 1299 cm³, produisant de 55 à 65 ch DIN, auxquels s'ajoute un Moteur Wankel rotatif (birotor) de 497,5 cm x 2 = 995 cm, soit l'équivalent de 1990 cm et 107 ch DIN .
À partir de 1972 un 'break' fut introduit ainsi que des versions entreprises.
Les véhicules produits entre 1970 et 1978 sont des GS ; après diverses modifications (en particulier l'apparition du hayon et des pare-chocs plastiques…), ceux de 1979 à 1986 sont des GSA. Parmi les particularités, on peut noter un tableau de bord composé d'une loupe devant un tambour rotatif jouant le rôle de tachymètre (pour indiquer la vitesse).
La GS a été élue Voiture européenne de l'année en 1971. Son succès fut entravé d'abord par un moteur jugé d'une cylindrée insuffisante et ensuite par un manque de soutien lombaire des sièges puis par une finition médiocre (ainsi que la rouille) et la difficulté de certaines opérations d'entretien comme de changer les bougies. La BX lui succède dès 1982, et la GSA cède définitivement sa place en 1986.