L'une des variétés les plus appréciées de coing provient de la région de La Canée (parfois « Cydon », « Kydonia ») sur la côte nord-ouest de l'île de Crète. Le fruit était connu dans la Grèce antique en tant que « μῆλα κυδώνια (Mela Kudonia) », soit « Pomme de Cydon », d'où le nom scientifique du genre, « Cydonia », attribué au cognassier.
Le fruit était connu des Akkadiens et on pense que la culture du coing a précédé celle de la pomme. De nombreux textes anciens, comme le Cantique des cantiques, évoquant la pomme pourraient être en réalité relatif au coing.
Chez les Grecs anciens, le coing était un cadeau rituel fait à l'occasion de mariages, car il était venu du Levant avec Aphrodite et était resté sacré pour elle car offert par Pâris. Plutarque rapporte qu'une mariée grecque grignotait un coing pour parfumer son baiser avant d'entrer dans la chambre nuptiale, "afin que le premier salut ne soit ni désagréable, ni déplaisant" (Questions Romaines 3,65). C'est pour trois coings d'or qu'Atalante s'arrête dans sa course.
Les Romains aussi utilisaient le coing, le livre de cuisine romaine d'Apicius donne des recettes de ragoût de coing avec du miel, et propose même un mélange, inattendu pour nous, avec des poireaux. Pline l'Ancien mentionne une variété, le coing de Mulvian, susceptible d'être consommée crue. Columelle en mentionne trois, dont l'une, la «pomme d'or» pourrait être le fruit paradisiaque du jardin des Hespérides qui a donné son nom en italien à la tomate, pomodoro.