En termes de santé publique
Les risques associés au déchets médicaux à risque s'adressent en premier lieu aux professionnels de la santé, aux personnels de maintenance, ou aux techniciens évoluant dans les structures de soins. Les risques concernent également les personnes soignées dans les structures et in extenso, n'importe quelle personne pouvant être en contact avec ces déchets.
Les problèmes de santé inhérents aux déchets médicaux à risque sont fonction de leurs natures. Le principal risque est la contamination par des germes pathogènes pouvant conduire à une infection. Certains déchets médicaux peuvent être vecteurs de virus ou de bactéries et être responsables de contamination inter-humaine, notamment par le virus du SIDA, de l'hépatite B et C. C'est le cas des dispositifs médicaux souillés par des liquides biologiques (urines, matière fécale, sang) ou des objets piquants et tranchants usagés, ces derniers présentant par ailleurs le risque de blessure majorant le risque d'une contamination.
Certains déchets médicaux présentent également un risque de toxicité pour l'organisme. C'est le cas des déchets de nature chimique, cytotoxique ou radioactive pouvant provoquer des brûlures, des irritations, un empoisonnement ou encore des dérèglements physiologiques.
En 1992, en France, huit cas d'accidents d'exposition aux virus liés à des déchets médicaux infectieux ont été recensés. Ces expositions concernaient une contamination avérée par le virus du SIDA. Aux États-Unis, le CDC a recensé une prévalence de trente neuf cas similaires en 1994, et de cinquante et un cas en 1996.