Avoir un déficit en G6PD ne signifie pas forcement être malade. En effet sans accident particulier, la personne est bien portante, ne se plaignant de rien et avec une espérance de vie normale. Elle devra, durant toute sa vie, connaître et respecter certaines consignes pour éviter les complications auxquelles le prédispose ce déficit. Sa gravité et les circonstances déclenchantes varient d'un individu à l'autre, en raison des nombreuses mutations possibles du gène responsable avec des conséquences variables sur l'activité de la G6PD.
Ainsi elle ne devra jamais ingérer de fèves et ne jamais être traitée avec certains médicaments (comme les anti-paludéens par exemple) et autres substances oxydantes. A contrario, il est établi que le déficit en G6PD protège du paludisme en favorisant la phagocytose précoce des hématies parasitées.
Dans le cas contraire, elle risque une crise hémolytique aiguë. L'hémoglobine est transformée en méthémoglobine et des corps de Heinz apparaissent dans les hématies et permettent le diagnostic. Typique il s'agit d'une anémie aigue, avec un taux de réticulocytes élevés (régénérative) avec augmentation de la bilirubine non conjuguée pouvant aller jusqu'à l'apparition d'une jaunisse (ictère), la bilirubine étant un produit de dégradation de l'hémoglobine.
La crise peut être causée également par des infections (en particulier, hépatites virales).
Le déficit en glucose-6-phosphate deshydrogénase est donc responsable d'anémie hémolytique congénitale d'origine enzymatique.
Une fois le déficit en G6PD dépisté, la prévention des accidents est facile.