Circulation
Les associations de malades et LGBT se sont déclarées inquiètes de l'évolution des mesures restrictives légales mises en œuvre pour restreindre les conditions d'entrée, de circulation et de résidence des personnes atteintes par le VIH ou ayant développé le SIDA, certains pays pouvant même expulser un malade entré pourtant légalement sur leur territoire et qui, sans cette maladie, n'auraient pas été privé de ce droit.
Toutefois, la mise en œuvre de ces mesures restrictives inclut dans certains pays la suspicion de maladie contre les personnes LGBT, même si les tests (qui pourraient conduire à prendre des mesures de restriction d'accès, voire des expulsions) ne sont souvent pas demandés systématiquement, sans compter qu'on ne peut pas toujours savoir qui est LGBT, qui non. Ces restrictions s'étendent parfois aux concubins, conjoints, enfants, même si un des membres possède une nationalité et un droit de résidence permanent et normalement inaliénable, mais ces mesures peuvent parfois s'appliquer aussi à ceux qui ont obtenu récemment leur naturalisation (par exemple dans la politique d'accès aux soins).
La mise en œuvre de tests médicaux obligatoires pour l'obtention de visas, aux frontières, ou pour l'obtention de permis de séjour, ou la déclaration obligatoire des malades ou séropositifs, constitue potentiellement une violation des chartes de liberté de circulation, nuit aux campagnes de dépistage chez les personnes déjà résidentes, et est contraires aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé.
Selon Act Up-Paris, dans les treize pays suivants, les porteurs déclarés du VIH sont « interdits d'entrer sur le territoire national même en tant que touriste » : Arabie saoudite, Arménie, Brunei, Corée du Sud, Irak, Moldavie, Qatar, Russie, Soudan, Canada, Libye. Aux États-Unis, l'interdiction a été levée par l'Administration Obama en janvier 2010. La Chine a procédé de même en avril 2010.