Eau du robinet

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Introduction

De l’eau potable du robinet, avec beaucoup d’air.

L'eau du robinet, ou eau de distribution, est une eau potable distribuée directement chez l'utilisateur (ménages, entreprises, bâtiments publics, etc.). Elle est transportée par un réseau de canalisations depuis son point de captage (source, forage, rivière, etc.) jusqu’aux robinets des utilisateurs. Le plus souvent, cette eau est rendu potable par un centre de traitement et de désinfection, puis stockée dans un ou plusieurs réservoirs (par exemple le château d'eau) en attendant d'être consommée.

La qualité de l’eau du robinet est très règlementée et soumise à de nombreux contrôles sanitaires. Elle provient le plus souvent d’une nappe sous terraine, d’une rivière ou plus simplement d'une source apparente et subit de nombreux traitements avant d’arriver au consommateur. Il s'agit du circuit de l'eau, qui suppose une véritable transformation de la ressource et tout un service de la distribution de l'eau.

L’eau du robinet est l’un des produits alimentaires les plus contrôlés en France

L’eau du robinet est l’un des produits alimentaires les plus contrôlés en France. Encadrée par des normes drastiques, Elle est soumise à plus de 310.000 contrôles officiels par an La quantité, la qualité et la précision de ces mesures ne cessent de s’améliorer

Pour accéder directement aux derniers résultats d’analyses d’eau potable de votre commune, le ministère chargé de la santé a mis en place un portail national : www.eaupotable.sante.gouv.fr

Une surveillance quotidienne des exploitants et un contrôle permanent des autorités sanitaires à tous les stades du processus de production et de distribution d’eau potable

Pour chaque substance contrôlée, la norme est établie sur la base de travaux scientifiques et de recommandations de l’OMS, afin qu’une personne puisse boire 2 litres d’eau chaque jour, pendant toute sa vie, sans risque immédiat ou à long terme pour sa santé.

Boire l’eau du robinet n’est pas boire l’eau des rivières. Attention à ne pas faire de confusion entre pollution de la ressource et présence éventuelle de substances polluantes au robinet. L’eau puisée passe par une importante filière de traitements dans une usine avant d’arriver, en toute sûreté, à votre robinet. Ces filières de traitement sont, en France, les plus performantes au Monde.

La fragilité des ressources en eau mobilise l’ensemble des acteurs de l’eau

La bataille contre la présence de substances polluantes, dans les ressources, mobilise encore et toujours l’attention de tous : Etat, collectivités, secteurs industriel et agricole…travaillent ensemble tant pour réduire les émissions de polluants à leur source que pour mettre en place de nouvelles filières de traitement quand cela est nécessaire. La quantité, la qualité et la précision de ces mesures ne cessent de s’améliorer et d’entraîner l’émergence de nouveaux questionnements. D’importants programmes de recherche et de développement sont développés par les exploitants et les autorités sanitaires. Le gouvernement a engagé des actions pour améliorer la qualité des eaux. Plusieurs lois récentes ont traduit cette volonté d'une prise de conscience élevée des autorités reconnaissant "un droit à un environnement sain" par exemple (charte de l'environnement et lois dites Grenelle 1 et 2).

Production d'eau du robinet

Les techniques de production d’eau varient énormément en fonction des particularités liées aux origines de la ressource : présence d’une nappe ou d’un cours d’eau, nature des sols, proximité de zones agricoles, présence de sites industriels très pollués… Chaque situation demandera la mise en œuvre de techniques spécifiques, plus ou moins couteuses, qui expliquent notamment, l’impossibilité de définir un tarif unique sur l’ensemble du territoire mais également la difficulté d’établir un comparatif viable des tarifs pratiqué

Etapes du traitement de l'eau

  1. L'eau est pompée ou amenée naturellement par gravité depuis son point de captage (puit, rivière, source) jusqu'à la station de traitment. Lorsqu'il s'agit d'un pompage en rivière, la prise d'eau est le plus souvent protégée par une grosse grille afin d'éviter l'intrusion de gros objets dans la canalisation.
  2. L'eau passe d'abord dans un décanteur où elle séjournera plus ou moins longtemps selon son état. Les matières en suspension les plus lourdes se déposent au fond du décanteur. Pour accélerer la décantation et améliorer son efficacité, des produits floculants et/ou coagulants sont parfois ajoutés dans l'eau, il s'agit le plus souvent de chlorure ferrique ou d'aluminium. Ces produits floculants et coagulants vont permettre aux petites matières en suspension de s'agglomérer et de former un amas qui s'enlevera plus facilement.
  3. Les solides se déposent au fond du bassin de décantation. Pour la suite, l'eau est prélevée à la surface du décanteur, débarassée de la plus grosse partie de ses impuretés.

note : Lorsque l'eau est pompée depuis une nappe sous-terraine très profonde, il peut arriver qu'elle soit particulièrment propre et n'ait donc pas besoin de subir une étape de décantation/floculation/coagulation. Cette eau subira donc directement l'étape de désinfection.

  1. L'eau peut ensuite être filtrée sur un filtre à sable. Les couches de sable retiennent les particules en suspension qui ne sont pas restées dans le décanteur, mais également les parasites. L'eau sort clarifiée et prête à être désinfectée.
  2. L'étape de désinfection peut se faire de différentes manières, avec de l'ozone ou du chlore. Ces produits très oxydants vont attaquer les bactéries et les virus afin de les rendre inofensifs. L'ozone est un gaz qui ne se transporte pas et doit donc être produit sur place par un ozoneur. Le coût de cette production d'ozone explique pourquoi l'ozonation n'existe que dans les grandes stations de traitement.
  3. L'eau peut ensuite passer par une étape de filtration sur charbon actif en grains. Le charbon actif retient les petites molécules chimiques qui restent dans l'eau comme les pesticides ou autres matières organiques dissoutes dans l'eau.
  4. L'étape finale consiste en un ajout de chlore dans l'eau afin de garantir que l'eau sera bien désinfectée jusqu'à son arrivée au robinet du consommateur.
  5. L'eau potable est pompée et envoyée dans des réservoirs situées en hauteur ( de type chateau d'eau ) en attendant d'être consommée par les utilisateurs qui n'auront qu'à ouvrir leur robinet pour accéder à leur eau. En général, les réservoirs sont remplis en continu ou jour après jour avec une eau nouvellement produite.

Chlore

Après la désinfection de l'eau réalisée dans un centre de traitement, une quantité variable de chlore est introduite sous forme d'hypochlorite de sodium (voir : eau de Javel) dans l'eau avant sa mise en distribution afin d'éviter sa recontamination par des virus ou bactéries pathogènes. La dose de chlore est ajustée afin qu'une concentration minimale de 0,1 mg/L soit assurée au robinet du consommateur pour garantir une eau correctement désinfectée. Le chlore s'évaporant à l'air libre (et pas dans les tuyaux), le goût chloré de l’eau peut disparaitre si on la laisse reposer quelques minutes (selon la quantité) dans une carafe ouverte.

Goûteurs d’eau

Il n’existe pas de règlementation précise sur les paramètres de « confort » de l’eau : aspect, goût, odeur, … L’expertise se développe dans les laboratoires, principalement des sociétés de production et de distribution d’eau. Les méthodes relèvent de l’analyse des traces et l’utilisation de technologies de pointe, telles que le nez électronique capable de détecter des goûts et odeurs infimes ou volatiles. Une technologie également utilisée dans le secteur agro-alimentaire (café, champagnes, …)

Les goûteurs d’eau professionnels, « les palais les plus fins » sont capables de qualifier les goûts et odeurs de manière à les caractériser et pouvoir par la suite ajuster les réglages des usines.

Non buveurs, non fumeurs, les goûteurs d’eau sont à l’eau potable ce que sont les nez au parfum : de véritables agents de renseignement.

Les dix astuces et bons conseils du dégustateur d’eau du robinet :

  • Laissez couler l’eau jusqu’à ce qu’elle soit fraîche avant de la boire.
  • Laissez l’eau s’aérer quelques minutes dans votre verre ou votre carafe.
  • Protégez l’eau dans une bouteille ou carafe fermée par un bouchon ou film plastique.
  • Ne gardez pas votre eau plus d’une journée dans une bouteille ou carafe. Changez-la.
  • Rincez votre bouteille ou carafe à chaque utilisation.
  • Nettoyez régulièrement votre carafe avec de l’eau vinaigrée et du sel ; rincez bien.
  • N’utilisez jamais le robinet d’eau chaude pour préparer vos boissons ou faire la cuisine. Faites chauffer l’eau froide.
  • Changez régulièrement vos glaçons.
  • Faites preuve d’imagination pour agrémenter le plaisir de boire l’eau.

Polémique

Le 23 juin 2009 dans Le Parisien, le docteur David Servan-Schreiber, associé au WWF, déclenche une polémique en déclarant que boire de l'eau du robinet est potentiellement dangereux, en particulier pour les malades du cancer. L'UFC-Que choisir soupçonne cette campagne de chercher à relancer le marché de l'eau en bouteille dont les ventes chutent depuis quelques années, et relève qu'elle « passe curieusement de la qualité de la ressource en eau, fort dégradée [...] à celle de l'eau au robinet, comme s'il n'y avait ni stations de traitement pour la rendre potable ni contrôles ». Évidement, le WWF dément tout parti pris en faveur des eaux en bouteilles ou eaux du robinet et ne pose que la question de la santé publique et de la protection des ressources. L'ONG étudie la qualité des eaux.

Face à la polémique, dans un communiqué en date du 2 juin 2009, L’Académie nationale de médecine, l’Académie nationale de pharmacie et l’Académie de l’eau considèrent que les récentes recommandations de consommation sur l’eau potable adressées aux personnes atteintes de cancer constituent à la fois un déni de la science, un mépris de la médecine et une atteinte au respect des patients.

L'eau est le produit alimentaire le plus contrôlé. Contrôlé par les services déconcentrés de l'État. Contrôlé également par le producteur d'eau. Il n'y a aucune raison d'être alarmiste à l'idée de boire de l'eau du robinet. Si un problème sanitaire devait arriver, l'eau serait coupée et les populations averties. Dire que l'environnement est contaminé est une réalité.

Soutenir qu'il peut y avoir des dépassements de normes – et il faut tout faire pour en limiter la fréquence – est une réalité mais les normes ne sont pas des seuils de dangerosité et les experts toxicologues du monde entier les ont établies de manière que ces dépassements temporaires soient encore loin des valeurs à risque.

Relever qu'il existe un problème de santé publique à boire de l'eau du robinet est irresponsable, et que ce risque est supérieur pour une catégorie de personnes notamment atteintes malheureusement d'un cancer est totalement erroné.

Comme le rappellent l’Académie nationale de médecine, l’Académie nationale de pharmacie et l’Académie de l’eau : "la Santé Publique n’est ni de la publicité ni du marketing, et qu’il ne peut y avoir de Santé Publique que fondée sur les faits. Inquiéter l’opinion dans un tel contexte relève de l’imposture mais en aucun cas d’une démarche scientifique."

Derrière certains titres dramatisants d'articles ou d'émission, on construit un argumentaire sur des éléments vrais de contamination environnementale pour dériver vers une alerte de santé publique. Comme le relève l'antenne médicale du Centre d'Information sur l'Eau "Boire l'eau du robinet ce n'est pas boire l'eau des rivières."

Cela entraine une confusion dans l'esprit du public et engendre des peurs. C'est là que le discours doit s'arrêter et faire place à des messages clairs, objectifs, scientifiques et donc vérifiables.

Le ministère de la Santé et des Sports a mis en ligne les analyses d'eau effectuées en 2009 dans toutes les communes françaises. Ces relevés comportent de nombreux paramètres, comme le pH et la conductance mais ignorent curieusement le potentiel redox, pour lequel aucune norme européenne n'a encore été fixée. Le chlore oxyde l'eau (en retire des électrons), de sorte que les trois paramètres précédents sur lesquels est fondée la thèse de la bioélectronique permettent de considérer que la plupart des eaux distribuées ne sont pas conformes aux critères physico-chimiques de cette thèse, non réfutée à ce jour.

Par ailleurs, la teneur de certaines eaux communales en aluminium montre que de nombreux réseaux sont encore floculés à l'aluminium, fortement soupçonné de favoriser la maladie d'Alzheimer. La ville de Paris a déjà renoncé à ce procédé et flocule aux sels ferriques. Se pose enfin le problème de la minéralisation des eaux: faut-il boire une eau pure (résistive) ou une eau chargée en électrolytes? Les travaux du professeur Yann Olivaux et de son équipe de recherche tendent à montrer que ce choix est celui de l'hydratation ou de la minéralisation des cellules de l'organisme. Grosso modo, la minéralisation est normalement assurée par les aliments et l'hydratation par l'eau de boisson. Cette eau passe par des canaux nanométriques (appelés aquaporines), ce qui implique logiquement le choix d'eaux très peu minéralisées (moins de 100 mg par litre d'après la bioélectronique). Une synthèse objective de ces divers problèmes est disponible en ligne.

Liste des interdictions relatives à la consommation de l’eau du robinet en France

Ces interdictions font suite à des pollutions diverses analysées dans l’eau (bactéries, microbes, engrais…).
2009

  • 6 juillet 2009 : Alsace, des analyses d'eau réalisées dans le cadre du contrôle sanitaire réglementaire ont mis en évidence, une dégradation de la qualité bactériologique de l'eau au niveau du réservoir de Chalmont et en distribution dans tout le village. La contamination, due à des germes d'origine fécale (entérocoques et E. coli), rend l'eau impropre à la consommation.
  • 12 juin 2009 : Gironde, 2 jours sans eau potable. La Lyonnaise des Eaux a conseillé à 35.000 abonnés de l’agglomération bordelaise de ne pas boire l’eau du robinet, ni de l’utiliser pour la préparation des aliments. Cet avertissement concerne les communes d’Eysines, Bruges, Le Bouscat, Mérignac et Bordeaux-Caudéran. C'est un additif de produits pétroliers et de biocarburants, l'ETBE, qui est à l'origine de la pollution.

2008

  • 3 décembre 2008 : Normandie 7 jours sans eau potable : Depuis le mercredi 3 décembre, les communes de Cailleville, Néville et la zone du Plateau Ouest de Saint-Valery-en-Caux sont privées d'eau potable pour cause de turbidité constatée dans le réseau. Selon Jacky Héloury, maire de Néville, conseiller général du canton de Saint-Valery-en-Caux et ancien président du Syndicat d'assainissement et d'eau potable de Cailleville-Néville : « C'est une très longue histoire… »

  • 3 décembre 2008 : Saint Cannat Saint Cannat privé d'eau potable : Une pollution aux hydrocarbures de la source du Touron rend, depuis mercredi soir, impropre à la consommation l'eau du robinet pour près de 4000 habitants de Saint-Cannat. Vers 21h, plusieurs habitants ont signalé à la SPDE, filiale de la Société des eaux de Marseille, une odeur suspecte. Et pour certains, c'est la tisane qui avait un goût bizarre. Des agents dépêchés sur la place dans la soirée ont conclu "au nez" - les analyses confirmeront plus en détail- que la source était polluée.

  • 22 novembre 2008 : Orne L'eau impropre à la consommation aux Aspres : Les Aspres et huit autres communes alentour se seraient bien passées de cette pollution. Depuis samedi, l'eau du robinet est impropre à la consommation. La préfecture de l'Orne indiquait que la pollution provenait des solvants, de la peinture ou des insecticides. « Même s'il n'y a pas de toxicité aiguë pour la population, les concentrations relevées sont très supérieures à la normale. » L'eau du robinet reste donc interdite à la consommation aux Aspres, à Auguaise, La Chapelle-Viel, Bonsmoulin, Bonnefoi, La Ferrière-aux-Doyens, Saint-Aquilin-de-Corbion, Les Genettes et Brethel.

  • 5 novembre 2008 : Ariège La Dépêche : Foix. Pollution du réseau : Trois quartiers privés d'eau potable : Les habitants des quartiers du Cussol, de Cadirac et de Montgauzy ont trouvé un mot de la mairie dans leur boîte à lettres, leur déconseillant de boire l'eau du robinet. En fin de journée un autre courrier déclarait l'eau impropre à la consommation. Le réseau d'eau en provenance du Prat d'Albis était pollué par des éléments organiques. Selon Patrick Gauthié, directeur des services techniques, responsable de la régie des eaux, ce sont les pluies abondantes de ces derniers jours qui sont responsables de cette pollution temporaire. La pluie a lessivé des particules dans le captage et l'on a retrouvé des coliformes fécaux dans l'eau

  • 11 octobre 2008 : Antibes Ecole Sainte-Marie : la présence d'une bactérie dans l'eau confirmée : La présence de bactéries pathogènes dans les canalisations de l'école Sainte-Marie, pourrait être à l'origine de l'intoxication de 60 élèves. C'est ce qui ressort, en effet, des dernières analyses effectuées à la demande de la municipalité d'Antibes, par la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales. Il a été décelé, après deux analyses sur 100 ml d'eau du robinet de l'école, la présence de deux « pseudomonas æruginosa ». Il s'agit là d'un germe hospitalier responsable d'infections nosocomiales, qui se rencontre aussi chez les personnes atteintes de mucoviscidose.

  • 6 octobre 2008 : Champagne Ardennes L'Union : Le 6 octobre dernier, la DDASS a effectué une analyse de l'eau à Rouvroy-sur-Audry, celle-ci s'est avérée non conforme. Depuis, les habitants sont donc privés d'eau potable : « On a, c'est vrai, un problème de qualité d'eau, commente le maire Claude Tanton. L'analyse a eu lieu le 6 octobre, on a été prévenus le 9 octobre par téléphone, aussitôt nous avons distribué des bulletins dans les maisons pour informer la population. A la réception de l'analyse du laboratoire, nous avons purgé le réseau, augmenté le taux de javel. »

  • 4 octobre 2008 : Montreuil Montreuil : Près de 2 000 habitants privés d'eau potable : Les habitants des communes d'Attin, Beutin, Bréxent-Énocq, Frencq, Longvilliers, Maresville et Tubersent sont invités à ne pas consommer l'eau du robinet. En cause, une pollution dite « fécale ». Un prélèvement réalisé mardi à Attin a révélé la présence de bactéries dans le réseau d'eau du syndicat intercommunal de Beutin. Dès jeudi soir, la DDASS (direction départementale des affaires sanitaires sociales) a lancé une alerte à la pollution microbiologique. Les sept communes rattachées au réseau d'eau du syndicat ont organisé une distribution d'eau.

  • 22 août 2008 : Montreuil Pollution de l'eau en pays Montreuillois : La DDASS a relevé des pollutions dans les canalisations de plusieurs villages du pays montreuillois. Le Syndicat des eaux de Widehem-Cormont invite ses usagers à ne pas boire l'eau du robinet. Les bouteilles d'eau ont été distribuées en priorité aux personnes âgées et aux familles avec enfants.

  • 21 août 2008 : Lot L'eau impropre à la consommation dans le Lot : dans la journée du 21 août les habitants de Cactus ont été priés de ne plus boire l'eau du robinet. Les dernières analyses de l'eau étaient mauvaises. "Nous l'avons su avec 24 heures de retard" déplore le premier magistrat. Les analyses ont montré, qu'il y avait trop de chlore et que des bactéries commençaient à se développer.

  • 13 août 2008 : Corse : Eau polluée sur l'île de Beauté : Selon la DDASS, la qualité bactériologique de l'eau est insuffisante, voire mauvaise ou très mauvaise pour 17 % de la population corse vivant dans l'intérieur de l'île, soit 46 000 personnes qui ne disposent pas régulièrement d'eau potable. D'après les dernières évaluations techniques, l'eau n'est pas conforme aux normes bactériologiques de manière permanente, dans plus de 200 communes insulaires. L'eau présente de nombreux micro-organismes, en l'occurrence des virus, bactéries et parasites dont certains peuvent être pathogènes pour l'homme.

  • 29 juillet 2008 : La Réunion : Suite aux résultats d’analyses effectués par la DRASS. Le préfet recommande aux abonnés des réseaux concernés de ne pas consommer l’eau du robinet pour les usages alimentaires (boisson, lavage des aliments, lavage des dents).

  • 19 juillet 2008 : Sainte-Enimie : La résurgence de la Burle qui alimente tout le village en eau potable (soit entre 800 et 1000 personnes) est polluée par de mystérieux hydrocarbures. Un arrêté municipal a immédiatement été pris par le maire de la ville pour interdire la consommation d’eau du robinet. Une enquête est ouverte pour connaître l’origine de cette pollution. CF PDF envoyé par la cliente.

  • 12 juillet 2008 : Somme : Les villages d’Ognolles et de Solente dans la Somme ont été privés d’eau potable après la découverte d’une bactérie du nom d'entérocoque. Cousin éloigné des streptocoques, cette bactérie retrouvée dans l'eau de consommation indique le plus souvent une pollution d'origine fécale.

  • 8 juillet 2008 : Vaucluse et Drôme : Dans la nuit du 8 juillet suite à un rejet d’uranium sur le site de la société SOCATRI à Bollène, les préfets de la Drôme et du Vaucluse ont interdit à la population via un arrêté municipal, la consommation d’eau potable issue des captages privés.

  • 1 juin 2008 : Uzès : Suite aux intempéries, le taux de turbidité (Densité des particules en suspension) de l'eau a été évalué entre 10 et 11 ntu. Soit un taux largement au-dessus de la norme (inférieure à 2 ntu). Dans ce contexte, la municipalité a pris un arrêté interdisant la consommation d’eau potable.

2007

  • 4 juillet 2007 : Alençon : En raison d'une pollution de la Sarthe, l'eau du robinet est impropre à la consommation dans la communauté urbaine d'Alençon. La rivière a été polluée par 10 000 litres d'engrais liquides provenant de la société Lalande à Coulonges-sur-Sarthe. Des bouteilles d'eau ont été distribuées pour subvenir aux besoins de la population. Par arrêté préfectoral, le Préfet de l’Orne a interdit à partir de mercredi 4 juillet à 18 h 00, les usages alimentaires de l’eau: boire, cuisiner, se brosser les dents. Cette interdiction a été levée le 7 juillet à 15 heures.
  • 10 décembre 2007 : Rouen : La Direction des Affaires Sanitaires et Sociales de Seine Maritime fait savoir par voie de communiqué, qu’au vue des résultats des analyses réalisées, 6 collectivités regroupant 24 communes en totalité et 25 en partie (soit 37 700 habitants environs) distribuent une eau impropre à la consommation. La population de ces secteurs est donc inviter à ne pas consommer de l’eau du robinet jusqu’à nouvel ordre.

2006

  • 1 juin 2006 : Mantes : L’eau du robinet polluée à l’atzarine à Mantes ! les molécules d’atrazine et ses métabolites (résultat des transformations chimiques qui se produisent quand l’atrazine est lâchée dans l’environnement) sont toujours présentes dans le sol et donc dans les nappes phréatiques qui alimentent le réseau d’eau potable.
  • 20 mars 2006 : Gers – Auch : Suite à un dysfonctionnement de la station de traitement de l’eau potable de Montégut-Arros, la préfecture du Gers n’est plus en mesure de garantir la qualité microbiologique de l’eau du robinet et interdit par arrêté préfectoral, les usages de cette eau pour la boisson, la préparation des aliments et le lavage de dents.

2005

  • Seine et Marne : Les pollutions observées portent sur des traces de pesticides, essentiellement agricoles, de nitrates, de sélénium et de fluorures. La situation concerne environ la moitié du département, qui compte en tout 514 communes. Dans 82 de ces communes, "il y a même des restrictions d'usage pour certaines couches de la population comme les enfants et les femmes enceintes", a ajouté la DDASS.
  • 7 décembre 2005 : Norville : En raison des fortes pluies le réseau public de la commune de Norville, hameau de Cantepie, qui concerne environ 150 habitants, s’avère distribuer une eau colorée ou trouble. Ce phénomène pouvant être associé à une contamination bactérienne, il a été recommandé de ne pas boire l’eau du robinet jusqu’à nouvel ordre.
  • 1 avril 2005 : Nièvre : Suite à la parution d'une nouvelle réglementation sur l'eau potable, différents réseaux d'eau ont été concernés par une mesure d'interdiction de l'eau à la consommation étant donné les teneurs en arsenic, plomb ou fluor retrouvées.

Aspects environnementaux

Un robinet mal fermé : gaspillage de l’eau garanti.

  1. Eau du robinet Vs Eau en bouteilles

La consommation alimentaire d’eau du robinet en lieu et place d'eau en bouteilles permet de diminuer la pression sur l’environnement. En effet, l'eau du robinet est arrive directement au logement sans utiliser ni bouteilles en plastique, ni transports routiers.

  1. Pollution des ressources en eau

Il est important de préserver l’environnement autour des points de captage pour éviter la contamination de l’eau. Actuellement, en France, une importante politique de mise en place de périmètres de protection autour des ressources vise à protéger l'eau utilisée pour la production d'eau potable. L'établissement de ces périmètres de protection devrait être finalisé en 2014 (Deuxième Plan National de Santé-Environnementale). Le traitement de l’eau peut-être lourd et coûteux lorsque la zone de captage se situe dans une région très polluée, notamment là où est pratiquée une agriculture intensive, de par l’épandage d’engrais et/ou de pesticides, ou encore à cause de l'importance des déjections d'animaux d’élevage (Exemple des nitrates en Bretagne). Bien souvent, les ressources très polluées finissent par être abandonnées au profit d'autres moins polluées.

  1. Traitement à domicile

De nombreux dispositifs de traitement de l'eau à domicile sont commercialisés. Ils permettent par exemple d'éliminer le chlore, les pesticides, les métaux lourds ou le calcaire. Ce dernier représente pourtant, dans l’eau de boisson, une source importante de calcium. Ces systèmes fonctionnent sur la base du passage de l'eau sur une résine sensée retenir les substances à éliminer. Au bout d'un certain temps d'utilisation, ces résines sont saturées par les substances à éliminer et n'assurent plus leurs fonctions efficacement, c'est pourquoi il est important de les renouveler régulièrement.

  1. Gaspillage de l'eau du robinet

L’eau du robinet étant également utilisée pour des usages non alimentaires, certaines personnes considérent comme un gaspillage le traitement poussé de l’eau lorsqu’elle sert au lavage du linge, des sols, à la chasse d'eau des toilettes ou à l’arrosage des plantes. Dans certains lieux (par exemple à Cambridge, mais également à Paris ), un double réseau de distribution d’eau est en place, dont l’un distribue de l’eau non potable. Désormais, à Paris, ce double réseau, n'est utilisé que pour le nettoyage des voiries et par les pompiers. En effet, de nombreuses erreurs de branchements d'un réseau sur l'autre ont provoquées plusieurs petites épidémies de typhoïde ou de gastro-entérites et ont conduits les autorités à supprimer progressivement ce réseau non potable chez les particuliers. Depuis 2008 et l'arrêté du minitère de la santé du 21 août 2008 , il est possible de récupérer l’eau de pluie pour certains usages non alimentaires comme par exemple le lavage des sols, la chasse d'eau des toilettes ou encore le lavage du linge. Cependant, l'eau de pluie n'est pas potable et souvent bien moins propre que l'eau du robinet (elle peut par exemple contenir des pesticides ou des mousses récupérées sur les toits), son utilisation mérite donc une attention particulière. Le lavage du corps, des dents ou de la vaisselle n'est pas autorisé avec de l'eau de pluie.

Lorsqu’on se lave les mains, il suffit que les mains soient à peine humides et ne pas abuser du savon. C’est la vitesse et ou la fréquence des frottements des mains qui compte. En rinçant les mains, le débit de l’eau doit être faible tout en continuant à frotter les mains.