La partie la plus ancienne de l'édifice est constituée d'une tour funéraire du XI siècle sous laquelle aurait été enseveli Saint-Restitut, premier évêque du Tricastin. Au milieu du XII siècle, une église est venue s'accoler à cette tour.
L'église de Saint-Restitut fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1840 : elle fit partie de la première liste de monuments historiques français, la liste des monuments historiques de 1840, qui comptait 1 034 monuments.
Architecture
La tour funéraire
La partie occidentale de l'édifice est une tour funéraire du XI siècle antérieure à l'église proprement dite, qui date du XII siècle.
Cette tour funéraire est décrite dans un article détaillé :
entablement à l'antique avec frise de palmettes et corniche ornée d'une frise de grecques (très abîmée)
fronton triangulaire
Le porche, logé entre deux contreforts, est surplombé par un imposant arc en plein cintre situé plusieurs mètres plus haut.
Les vantaux du portail sont ornés de superbes pentures et d'un heurtoir ou marteau de porte en forme de tête de lion.
Des feuilles d'acanthe du chapiteau droit surgissent un visage et deux mains.
Le porche méridional
Le chevet
Le chevet, construit durant les dernières décennies du XII siècle en pierres de taille reposant sur quatre assises de moellons, est de forme pentagonale, les cinq pans étant séparés les uns des autres par des pilastres carrés.
Tout comme le porche, il arbore une remarquable décoration inspirée de l'antique :
chapiteaux à feuilles d'acanthe
entablement à l'antique
frise
modillons ornés de palmettes
La façade sur laquelle s'appuye le chevet est surmontée d'un fronton brisé.
L'intérieur
La nef unique, voûtée en berceau brisé, présente, elle aussi, une abondante décoration antiquisante :
corniche ornée de feuilles d’acanthe
colonnettes aux fûts ornés
puissants chapiteaux à feuilles d'acanthe
La jonction avec la tour funéraire est assurée par un impressionnant arc brisé à triple rouleau.
L'abside, voûtée en coquille, est décorée d’arcs dont les archivoltes sont supportées par des colonnes romanes à chapiteaux d’une rare élégance.