Un exemple : Lecture de la Proposition.VI
Soit une trajectoire (T) d'un point matériel P, de masse m, sous l'action d'un champ central de centre O.
Problème : trouver la force m a, agissant en ce point P.
Réponse : Prendre le point Q voisin de P dans le temps ultérieur [dt]. Tracer la demitangente en P ; puis la parallèle à OP, menée de Q, qui vient couper la tangente en R.
Graphiquement, tracer par exemple le segment OP "vertical", P: (x=0;z=10), la portion de tangente PR vers la droite, disons R :(x= 2;z= 8). tracer le segment vertical "descendant" RQ ( Q :(x=2;z=7) ). Fermer le trapèze OPRQ en traçant la droite QO. Finir la figure en traçant l'arc ( ~ parabolique) de la courbe (T), soit arc PQ.
La figure ressemble alors à celle de Torricelli, en 1641(?), dans son livre de Motu, présenté à Castelli, puis envoyé à Galilée.
Le raisonnement va être pratiquement le même, à ceci près que Newton possède une horloge QUI n'EST PAS l'ABSCISSE de R (ou de Q), car le champ est CENTRAL ( or Newton a déjà repéré ce piège en 1679 ( cf déviation vers l'Est) : cette horloge est la LOI des AIRES : aire OPQ = C .dt.
Le raisonnement ensuite est identique : PR = V(P).dt et la chute est RQ: = h = 1/2 a(P). [dt]²:= 1/2 . g .[dt]²
Alors, QUEL QUE SOIT PR , a(P) = 2 RQ / (aire/C)² ; a(P) ne dépend pas de la vitesse V(P)! En prenant des notations à la Torricelli , obtenir alors la formule très simple à retenir :
h := RQ = 1/2. g(P) . [dt]² = 1/2. g(P) . [aire/C]²
Selon les cas, cette aire sera exprimée par 1/2 x(Q).OP, ou via la podaire, comme 1/2 . p.PQ .
Ce théorème est relativement peu connu en France, malgré sa relative simplicité !
Remarquons tout de suite le scaling de la formule : si la courbe est la spirale équiangulaire de Torricelli-Bernouilli, alors h/aire² varie comme 1/r³ ~ g(r) ! c'est la proposition 9 (cf aussi Spirale logarithmique de Newton)!