De nombreux fleuves, tels le Niger, le Sénégal, la Gambie trouvent leur source en Guinée, faisant de ce pays "le château d'eau" de l’Afrique de l'Ouest.
Bilan hydrique du pays
La Guinée est un des châteaux d'eau de l'Afrique. Les précipitations y sont en effet très élevées, et alimentent de puissants cours d'eau coulant vers les pays voisins, dont une bonne moitié, orientés vers le nord et le nord-est, franchissant la frontière, contribuent grandement aux ressources en eau de deux pays du Sahel, le Mali et le Sénégal. Un autre flux se dirige vers le sud et alimente la Guinée Bissau, la Sierra Leone et le Libéria.
D'après Aquastat , la hauteur d'eau annuelle moyenne des précipitations est de 1 651 millimètres, soit pour une superficie de 245 860 kilomètres carrés, un volume de précipitations annuelles de 405,91 kilomètres cubes, arrondis à 406 km³ (France métropolitaine 477,99 km³).
De ce volume précipité, l'évapo-transpiration consomme 180 km³. Restent 226 kilomètres cubes de ressources produites sur le territoire du pays (en interne). Le pays ne reçoit pas de supplément d'eau provenant de pays voisins (quantité négligeable). Les ressources totales en eau du pays se montent donc à 226 kilomètres cubes (1 km³ = 1 milliard de m³).
En 2008, 102,170 km³ d'eau quittent annuellement le territoire, à destination des pays suivants :
- Mali 53 km³ (alimentation de Niger et du fleuve Sénégal)
- Sierra Leone
- Sénégal 2,17 km³ (fleuves Gambie et Sénégal)
- Guinée Bissau 15 km³ (notamment vers la rivière Corubal)
- Libéria 32 km³.
Le volume d'eau quittant le territoire est probablement sous-estimé, et donc sans doute plus élevé que 102 km³ par an.
La quantité d'eau restant dans le pays est donc approximativement de 124 km³ annuellement (plus de 10 000 m³ par habitant). La quantité d'eau disponible (qui comprend l'ensemble des ressources créées en interne, plus les apports extérieurs éventuels) est de 226 km³ par an, soit bien plus de 20 000 m³ par habitant et par an (en 2007).