La plie canadienne aime les fonds de sable fin ou de vase molle; elle peut tolérer une salinité relativement basse et survivre à -1 °C, mais ne s'aventure pas dans les eaux dépassant 23 °C. L'hiver, elle s'en va en eau plus profonde, dans les couches plus chaudes, jusqu'au mois d'avril et, en été, elle jouit des eaux plus fraîches des côtes.
Les femelles de 40 cm et les mâles de 25 cm sont matures, les femelles pondent de 30 à 60 000 œufs par fraie. La fraie s'effectue sur différents territoires, selon la saison, l'éclosion des œufs exigeant une température d'environ 4 °C de 11 à 14 jours durant. Après la fraie, plusieurs grosses femelles du Golfe Saint-Laurent et des côtes terre-neuviennes deviennent gélatineuses, ayant perdu beaucoup de protéines. Les alevins pélagiques, mangent des diatomées et de petits copépodes. Les petites plies sur le fond se nourrissent de petits crustacés, comme les mysides, les amphipodes et les crevettes, puis, en grandissant, d'oursins, d'ophiures, de bérêts basques, de mollusques pélécypodes et gastéropodes, de vers, d'ascidies et, à l'occasion, de petits poissons, comme le lançon, et le capelan.
La plie canadienne est la proie de gros poissons, comme la morue et le flétan, et aussi, en plus bas âge, de moins gros poissons, comme l'hémitriptère, la lycode et la raie. Elle est aussi l'hôte de vers parasites (nématodes).
C'est un poisson d'importance commerciale pour les pêcheries canadiennes; 132 tonnes ont été pêchées au Québec en 2005, ce qui est moins que l'ont été la plie grise ou la plie rouge dans la même année, selon les chiffres du MAPAQ.