Les partisans de la mise en concurrence ou de la privatisation considèrent que le transport des colis et plis express, ainsi que les services financiers, seraient proposés à moindre coût pour une qualité meilleure en sortant des attributions de l’état. Ils considèrent que La Poste, si elle se soumettait aux lois du marché serait contrainte d’améliorer la qualité de ses services, tout en abaissant le prix de ces derniers. Ils considèrent que la mise en concurrence ou la privatisation permettrait une baisse des tarifs et une amélioration de la qualité, principalement par rationalisation des outils logistiques, suppression des sureffectifs estimés ou avérés et par augmentation de la charge de travail supportée par les employés.
Un certain nombre d'organisations se présentant comme opposées au libéralisme économique contestent cette vision des choses. Pour eux une mise en concurrence ou une privatisation ne pourrait que générer une augmentation du prix des produits de poste, une dégradation de la qualité de ces derniers et des licenciements qu’ils qualifient de massifs. Les conséquences de la compétition entre diverses compagnies de poste et La Poste, ne peuvent engendrer d’après eux que problèmes et inefficacité. Ils redoutent par exemple la disparition de la péréquation tarifaire ou la fermeture des bureaux de poste les moins rentables.
Ces organisations craignent que les compagnies privés de poste ne se focalisent sur les secteurs les plus rentables, à charge pour La Poste publique de couvrir à perte, notamment les milieux ruraux qui d’après eux seraient moins attractifs pour les compagnies mercantiles. La Poste pourrait de fait sous la pression de la concurrence ou de la privatisation et selon les décisions parlementaires, se désengager à terme de ses obligations à couvrir l’ensemble du territoire ou de supporter la péréquation tarifaire.
A tort ou à raison ces organisations opposent à cette mise en concurrence ou privatisation l’expérience anglaise de privatisation de la Royal Mail, ainsi que celle de la poste suédoise, qui d’après eux seraient de tous points de vue des échecs.
Pour ces organisations les enjeux sur l’emploi et l’avenir du personnel des postes, sont la principale cause de leurs contestations. La poste suédoise dont l’effectif fut réduit d’environ 30.000 personnes, près de la moitié de l’effectif total, est régulièrement prise en exemple pour démontrer l’erreur que représentent d’après eux, les privations ou mise en concurrence des services de poste.
Les partisans de la mise en concurrence ou de la privatisation soupçonnent ces organismes, tels que les syndicats, les partis politiques de gauche et ceux dit d’extrême gauche, de ne se soucier que très peu des clients et bien plus des postiers. Ils soupçonnent ces organisations de nier l’intérêt du peuple, celui des clients, pour la seule défense des intérêts des fonctionnaires des postes.
Les organisations syndicales telles que SUD PTT dénoncent la création de la banque postale critiquant le transfert de patrimoine public dans une structure privée, ce qu'ils qualifient de « pillage », ces organisations craignent que la fonction sociale de la poste soit encore alterée (logique de vente des produits financiers les plus rentables pour La Poste et non des plus adaptés à l'usager comme c'était le cas par le passé) ce qui rendra encore plus difficile la mise en place du service bancaire universel, ces organisations dénoncent aussi le risque d'un modèle économique qualifié de « non viable ».
Pour relativiser on notera que seulement 10% du courrier en France a pour origine les particuliers et que la viabilité suppose que les autres utilisateurs (entreprises et organismes publics) y trouvent leur compte, notamment en matière de coût. Toutefois le pourcentage est inverse en ce qui concerne les destinataires du courrier qui sont majoritairement des particuliers et donc finalement la viabilité suppose aussi que l'on tienne compte des particuliers.