Evolution : L’évolution de la polyglobulie primitive peut être analysée selon trois angles différents :
Il est admis que cette maladie, non traitée, raccourcit nettement l’espoir de vie des malades. En revanche une polémique s’est établie récemment pour établir si l’espoir de vie des patients traités était encore inférieur ou non à celui d’un groupe d’individus de même age. Ceci indique que globalement, si cette réduction de l’espoir de vie persiste elle reste d’ampleur limitée.
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- Les complications vasculaires.
Le risque des complications vasculaires a été stratifié selon des paramètres cliniques simples :
- Chez les patients non traités le risque thrombotique est avant tout imputable à l’hyperviscosité sanguine corrélée à l’hématocrite
- Après 60 ans l’age augmente significativement le risque thrombotique .
- De même que les antécédents de thrombose veineuse ou artérielle.
- En plus de ces paramètres l’association des facteurs habituels de risque vasculaire influence le risque thrombotique (tabac, hypertension hypercholestérolémie..).
- l’élévation du nombre des leucocytes au-dessus de 15000x109/L et l’ampleur de l’expression de la mutation de JAK2 dans les polynucléaires neutrophiles ont été rapportés tout récemment comme des facteurs indépendants prédictifs du risque de thrombose.
Les malades ayant plus de 60 ans, des antécédents de thrombose, une hyperleucocytose supérieure à 15 000x109/ L sont considérés comme à risque élevé de complications vasculaires et sont des candidats à l’utilisation de traitements cytoréducteurs.
L’évolution du syndrome myéloprolifératif :
Un nombre appréciable de patients, dont le pourcentage reste cependant paradoxalement encore contesté, progresse au cours du temps vers la myélofibrose. Certains indices font penser que leur fréquence serait variable selon le traitement reçu, la définition de la maladie (classification OMS) ou, de façon plus intéressante, l’ampleur de l’expression de la mutation de JAK2 dans les polynucléaires neutrophiles.
La fréquence de la progression ou de la transformation de la maladie en myélodysplasie ou en leucémie aiguë est estimée à 10 à 15%. Les facteurs qui peuvent jouer un rôle sont l’utilisation de certains traitements (Phosphore 32, agents alkylants) ; la nécessité d’avoir recours à plusieurs séries de traitements cytoréducteurs pour contrôler la maladie (agents alkylants ou non alkylants).