Une annonce passée en mai 1722 dans le journal "Edinburgh Evening Courant" montre que des travailleurs noirs étaient employés dans des mines d'Ecosse. En 1756, Robert Sheddan, un maitre qui voulait retourner en Virginie avec un de ses esclaves qui réclamait la liberté a perdu en justice, créant la première jurisprudence anti-esclavagiste, bientôt suivie par d'autres
L’Ecosse avait des traditions de servage qui furent transposées dans les mines, et qui sont racontées par l’écrivain Ken Follet dans son roman ‘’Le pays de la liberté’’, avec pour héros Mack, jeune Écossais qui travaille comme mineur depuis son enfance dans les mines de charbon de la famille Jamisson, un des seuls sachant lire et écrire parmi ses compatriotes, qui écrit à un avocat de Londres. La lettre qu'il reçoit en réponse lui dit clairement que dès l'âge de 21 ans, il est libre de partir.
C'est en 1775 qu'est voté le Colliers and Salters (Scotland) Act qui abolit le "Anent Coalyers and Salters Act" de 1606, considéré comme esclavagiste, terme utilisé dans la loi de 1775 pour qualifier celle de 1606, qui interdisait de quitter l'exploitation minière pour aller chercher du travail ailleurs. Le constitutionnaliste Erskine May prouva que la nouvelle loi n'était pas encore suffisante car certains maîtres pratiquaient l'endettement de force de leurs ouvriers illettrés et une seconde loi a alors complété la première. Jusqu'en 1775, le fragile équilibre politique écossais, sur fond de rébellions jacobites, avait découragé toute réforme.
Les mines d’écosse ont fait travailleur jusqu’au début du XVIIIe siècle des enfants, profitant de leur petite taille pour les faire passer dans des galeries étroites et moins coûteuses à creuser. Le peu d’épaisseur des couches de houille, et le peu d’élévation des galeries qui en est la suite, sont les causes de cet emploi abusif des enfants. La roche qui enveloppe la houille étant le plus souvent très dure, on ne donne aux galeries d’extraction que la hauteur de la couche, car la dépense que nécessiterait l’exhaussement ne serait pas proportionnée au produit de l’exploitation. « Il a été constaté, dit le rapport de la commission d’enquête, que dans plusieurs mines les galeries ont de 24 à 30 pouces (environ 60 à 75 centimètres) de hauteur, et même, dans certaines parties, elles n’ont pas plus de 18 pouces (45 centimètres) .
Dans son «Treizième mémoire sur les mines de charbon et les forges de fer de l'Écosse(année 1765) », l’inspecteur des manufactures français Gabriel Jars fait état d’une production déjà modernisée.