Les mines de charbon des Cévennes ont été exploitées en tout premier lieu par l'abbaye de Cendras, fondée au X siècle sur les restes d'une villa romaine, qui réunira au sommet de son activité 80 moines et 150 frères. Le document par lequel, vers 1230, l'abbé Bernard de Soucanton affecta à l'infirmerie du monastère une rente annuelle prélevée sur le cens que lui versaient les exploitants de la « terre noire », constitue leur première mention connue. Ce n'est que plus tard, en 1321, que d’autres écrits apportent la preuve que le charbon est extrait à Roche-la-Molière près de Saint-Étienne (Loire). Cependant, des écrits de 1206 concernent une vente de biens comprenant une exploitation houillère dans la région de Boussagues, Hérault.
En 1647, des fermiers des mines de charbon dans le bassin d'Alès se réunissent au sein d'un syndicat concurrent des petits exploitants contraints de vendre à bas prix. Un arrêt du conseil daté du 13 mai 1698 stipule que « Tous les propriétaires de terres ouvertes ou non ouvertes peuvent les exploiter à leur profit ». Mais, dans le Gard, cette décision reste lettre morte. Les guerres de religion entraînent l'abandon des mines, leur mise à sac et la destruction des industries annexes de l'exploitation du charbon.
L'arrêt du 14 janvier 1744, qui institue une première règlementation des mines de charbon, oblige les exploitants à faire des demandes de concession. Mais cette loi est peu respectée dans le département. En 1760, on compte une quinzaine de petites sociétés minières dans la région.