Ouragan Katrina

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Introduction

Ouragan KatrinaOuragan catégorie 5
Vue infrarouge de Katrinale 29 août 2005 à 00:45 UTC (Source : NASA)
Apparition23 août 2005
Dissipation31 août 2005
Catégorie maximaleOuragan catégorie 5
Pression minimale902 hPa
Vent maximal280 km/h (175 mi/h)
Dommages confirmés86 milliards USD (valeur 2007)
Morts confirmés1836, dont 930 directs
Blessés confirmésIndénombrables
Zones touchées

Destruction extrême :


  • Mississippi ;
  • Alabama ;
  • Louisiane ;
  • La Nouvelle-Orléans ;
    Impact très important :
  • Floride ;
  • Géorgie ;
    Également touchés :
  • Texas ;
  • Arkansas ;
  • Tennessee ;
  • États de l’Est des États-Unis ;
  • Est de l’Ontario (Canada) ;
  • Est du Québec (Canada) ;
  • Bahamas
Parcours de l’ouragan Katrina
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Saison cyclonique 2005 dans l'océan Atlantique Nord

L’ouragan Katrina est un des ouragans les plus puissants à avoir frappé les États-Unis et surtout l’un des plus étendus (rayon de plus de 650 km dont 190 de vents de force cyclonique et 340 de tempête tropicale). Il a atteint les côtes à proximité de La Nouvelle-Orléans et de Biloxi le 29 août 2005 vers 11 heures, heure locale, évitant partiellement la ville de La Nouvelle-Orléans en bifurquant au dernier moment vers l’est. Son œil est large de 40 kilomètres et ses vents ont pu atteindre 280 km/h. L’évacuation de la ville a été tentée en raison des risques de submersion d’une partie de la ville, bâtie sous le niveau de la mer. Au large, des vagues de 11 mètres ont pu être observées. Le 28 au soir, Katrina avait déjà fait 9 morts. Après le passage de l’ouragan, on trouva plusieurs États des États-Unis sous les eaux. Katrina a ainsi plongé la Louisiane et La Nouvelle-Orléans dans la désolation. Cet ouragan a fait officiellement 1 836 morts.

Genèse de Katrina

Prévisions du 28 août pour les trois jours suivants

La dépression tropicale à l’origine de Katrina a été détectée le 23 août sur les Bahamas. Il y a une controverse pour le nommer 10 ou 12 de l’année, mais ce système fut ensuite nommé 4 tempête tropicale de l’année le 25 août et toucha brièvement le sud de la Floride ce même jour, au statut de tempête d’échelle 1.

La tempête passa la Floride et se régénéra dans les eaux du Golfe du Mexique le 26 août et la dépression se creusa à 971 millibars, ce qui la fit passer en catégorie 2 de l’Échelle de Saffir-Simpson. À 9 heures GMT, Katrina passa à l’échelon 3 avec des pressions de 945 mb. À l’approche des terres, elle a légèrement faibli pour revenir à l’échelon 4 (mais les dégâts d’un cyclone sont aussi liés à la vitesse de déplacement de l’œil).

Le 31 août, Katrina devenu une tempête extratropicale a déversé des quantités d’eau de l’ordre de 50 à 110 mm sur le Québec en 12 heures ainsi que plusieurs rafales de vent allant de 50 à 98 km/h. Dans la région du Saguenay et de la Côte-Nord plusieurs routes ont été emportées par les eaux, certains tronçons de la route 138 ont été emportés coupant la Côte-Nord du reste du Québec ce qui a grandement compliqué l’approvisionnement en nourriture et en essence.

Menace sur La Nouvelle-Orléans

Le secteur du Super Dome inondé au 31 août 2005

Certains secteurs de La Nouvelle-Orléans sont jusqu’à 6 mètres sous le niveau de la mer, zones dans lesquelles les eaux de pluie sont pompées puis rejetées à la mer. Des digues de 4 mètres de haut protègent la ville, mais la hausse possible du niveau de la mer due à Katrina pourrait atteindre 6 mètres. Et si l’ouragan passait comme prévu à l’est, les eaux du Lac Pontchartrain pourraient également envahir la ville.

Devant ces risques de submersion et d’inondations graves, le maire Ray Nagin a ordonné l’évacuation de la ville et établi des refuges de dernier ressort pour les personnes qui ne pourraient évacuer la ville, dont la salle de sport du Louisiana Superdome, déjà utilisée en 1998 lors de l’ouragan Georges.

Le président George W. Bush a déclaré l’état d'urgence en Louisiane, deux jours avant l’arrivée de l’ouragan sur les côtes.

Dimanche 28 août, La National Oceanic and Atmospheric Administration a prédit des dommages catastrophiques sur la ville, pouvant aller jusqu’à la destruction partielle ou totale de la moitié des habitations et des dégâts importants, qui pourraient rendre la ville inhabitable pour plusieurs semaines, notamment si des déchets des raffineries de pétrole proches venaient polluer la ville.

Bilan

ÉtatMortsMorts

directes
Blessés
Floride&0000000000000014.00000014&0000000000000004.0000004&0000000000000013.00000013
Louisiane&0000000000001577.0000001 577&0000000000000314.000000314&0000000000000017.00000017
Mississippi&0000000000000238.000000238&0000000000000233.000000233&0000000000000039.00000039
Alabama&0000000000000003.0000003&-1-1-1-1-1-1-1-1-1-1-1-1-1-1-1-1.0000000&0000000000000024.00000024
Géorgie&0000000000000002.0000002&0000000000000002.0000002&0000000000000019.00000019
Kentucky&0000000000000001.0000001&0000000000000001.0000001&0000000000000036.00000036
Ohio&0000000000000002.0000002&-1-1-1-1-1-1-1-1-1-1-1-1-1-1-1-1.0000000&0000000000000051.00000051
Total&0000000000001837.0000001 837&0000000000000554.000000554&0000000000000199.000000199

Comme pour toute catastrophe d’envergure, le bilan des victimes est donné à titre indicatif, les chiffres étant des estimations globales certainement inexactes. On a établi une distinction entre les États-Unis, pays directement touché par la catastrophe, et les pays ayant perdu des ressortissants présents dans ce pays juste au moment du drame.

Bilan du jeudi 22 septembre 2005.

  • Au moins 141 500 sinistrés restent hébergés dans des centres et foyers d’accueil mis en place dans au moins 18 États et à Washington.
  • Plus d’un million de louisianais pourraient avoir été déplacés par la catastrophe.
  • Plus de 200 050 foyers pourraient être relogés par les pouvoirs publics durant près de cinq ans.

Conséquences économiques

L’ouragan Katrina a déjà eu un impact économique significatif mais on en prévoit d’autres sur la durée. La plupart des experts s’accordent à penser que Katrina sera la plus coûteuse catastrophe naturelle de l’histoire des États-Unis. Le 15 février 2006, face aux critiques et aux manifestations, l’administration Bush a annoncé qu’elle demanderait au congrès une rallonge de 4,2 milliards de dollars pour indemniser les victimes des cyclones Katrina et Rita. Cette somme devrait donc s’ajouter aux 7,7 milliards déjà accordés en 2005.

Conséquences politiques

Le président Bush à Jackson Square (l’ancienne Place d’Armes), La Nouvelle-Orléans, septembre 2005

  • Chute de la cote de popularité de George W. Bush
  • Le 9 septembre 2005, la gestion du dossier Katrina a été retirée à Michael Brown, le directeur de la FEMA (Federal Emergency Management Agency), l’agence chargée de superviser les situations d’urgence aux États-Unis. Le directeur de la FEMA sera remplacé par son numéro deux, le vice-amiral Thad W. Allen. Ce dernier supervisait les opérations de secours à La Nouvelle-Orléans. Cette décision devrait être annoncée officiellement par le Secrétaire à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff. Moins d’une heure avant qu’il ne soit déchargé de ses responsabilités, le porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan avait affirmé qu’une démission de Brown n’était pas à l’ordre du jour.
  • Le 12 septembre 2005, le ministère américain de la sécurité intérieure annonce la démission du directeur de la FEMA, ­Michael Brown.
  • Le 15 septembre 2005, le président George W. Bush reconnaît que le gouvernement n’a pas été à la hauteur de la tragédie de Katrina et demande la révision des plans d’urgence pour les métropoles américaines.
  • La gouverneur de Louisiane Kathleen Blanco du parti démocrate, devant son impopularité suite à sa mauvaise gestion de la crise ne se représente pas pour un nouveau mandat en 2007.

Les « bavures » du New Orleans Police Departement

Tag représentatif de l'impopularité du NOPD sur une maison du Lower Ninth Ward (en), l'un des quartiers les plus dévastés par l'ouragan. On y lit: « NOPD sucks » (« le NOPD pue ») et « Keep out Grave robbers » (« Pilleurs de tombe, dehors! »).

Le New Orleans Police Department fut discrédité par des centaines d'abandons de poste (près d'un tiers des effectifs). Outre les abandons de poste, la police fut discréditée par sa tentative de couvrir une « bavure », celle des Danziger Bridge Shootings (en) du 4 septembre 2005, lorsque plusieurs officiers de police - certains armés de fusils d'assaut - tirèrent sur des civils désarmés, dont plusieurs membres d'une même famille noire, dont un adolescent et un handicapé mental, tué par une balle tirée dans le dos alors qu'il s'enfuyait. Plusieurs officiers furent inculpés en 2007 dans le cadre de cette affaire, mais celle-ci avait été abandonnée après la démission de l'attorney general Eddie Jordan (en), démocrate et premier Afro-Américain à obtenir ce poste, accusé d'avoir arbitrairement remplacé une quarantaine de fonctionnaires blancs par des Noirs, suite à un jugement ayant accusé le procureur Jordan de vice de procédure. L'affaire fut cependant relancée, et en juillet 2010, quatre officiers en activité et deux ex-officiers furent accusés d'homicide au premier degré et d'obstruction à la justice, quatre d'entre eux risquant la peine de mort. Deux détectives chargés de l'enquête risquent respectivement 70 et 120 ans de prison .

L'affaire de Danziger devint le symbole de l'incompétence et de la violence, voire du racisme, de la police de La Nouvelle-Orléans et de son incurie face à l'ouragan Katrina, étant la plus représentative d'au moins huit affaires, dont le meurtre d'un homme de 31 ans, Henry Glover, dans lesquelles des officiers de police sont inculpés pour violences lors de ce sinistre . Fox News a consacré une série à ces événements, intitulée K-Ville.

Lors de son investiture, en mai 2010, en tant que nouveau maire, le démocrate Mitch Landrieu qualifia la police de La Nouvelle-Orléans de « l'une des pires du pays » et demanda officiellement à l'administration fédérale d'intervenir afin de s'occuper de la corruption et de l'incompétence du département , sujet à d'innombrables accusations de racisme.

Origines ethniques des victimes et conséquences sociales

Au 1 mars 2006, 1 293 corps avaient été retrouvés par le département de la santé de Louisiane et sur les 853 victimes rendues à leurs familles à cette date, on dénombre :

  • Afro-américains - 421 (53 % du total)
  • Asiatiques/Pacifique – 6 (<1 %)
  • Blancs – 334 (39 %)
  • Hispaniques – 18 (2 %)
  • Amérindiens – 4 (<1 %)
  • Autres : 5 (<1 %)
  • Inconnu : 35 (5 %)

Selon le journal L’Express, qui cite l’agence Reuters, à Biloxi, « haut lieu des jeux d’argent », qui a pendant près de dix ans fait figure de véritable Mecque pour les déshérités du Mississipi venus chercher un travail dans l’hôtellerie ou les casinos, « Beaucoup n’ont pas eu les moyens de s’enfuir », selon Alan LeBreton, un concierge de 41 ans qui vivait sur le front de mer.

Les habitants les plus aisés, anticipant les consignes officielles, ont pour la plupart gagné le nord du Mississippi et les États voisins d’Alabama et de Géorgie, s’entassant dans les motels et vidant les stations-services et les supérettes de leurs dernières réserves.

Mais leurs concitoyens les plus pauvres ne possèdent pas de voiture ou ne peuvent s’offrir une nuit d’hôtel. « On ne pouvait pas faire ça, c’était impossible », dit Willie Rhetta, chauffeur de bus contraint de rester à Biloxi en attendant Katrina.

Le photographe américain Stanley Greene, explique : « Comme par hasard, dans les quartiers blancs, les supermarchés ont été ouverts aux gens, par solidarité. Dans les quartiers noirs, on a mis des gardes pour les empêcher de rentrer ! (…) Le but n’est pas de faire revenir les gens, mais de faire de La Nouvelle-Orléans une ville blanche et lucrative. (…) Des investisseurs recherchent partout les propriétaires des maisons détruites. Qu’ils rachètent pour 10 000 dollars. Katrina est la plus grande opération de spoliation de tous les temps. »

Persuadés d’avoir été laissés en première ligne face à une catastrophe qualifiée d’« historique » par George Bush, nombre d’habitants manifestent désormais leur colère - une tension qui pourrait expliquer en partie le pillage surmédiatisé des quartiers huppés, sur l'initiative, entre autres, du maire noir Ray Nagin, et qui a dissimulé le nombre important de violences et de meurtres racistes commises par des milices blanches, par exemple à Algiers Point (en) dans le quartier éponyme (en) .

Le Mississippi, berceau du blues et de la ségrégation, était en 2004 le deuxième État le plus pauvre des États-Unis. 21,6 % de ses habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté et les divisions ethniques recoupent souvent les clivages sociaux. D’ailleurs, pour beaucoup de victimes de Katrina, l’origine des difficultés logistiques autour de cette catastrophe est étroitement liée à la discrimination raciale.

Le révérend Jesse Jackson, défenseur de la cause noire aux États-Unis rappelle que plus de 120 000 personnes touchent moins de 8 000 USD par an, majoritairement des populations noires, n’ont pas d’accès à des véhicules privés, et une partie est trop âgée ou malade pour pouvoir fuir. Et dit que le budget utilisé pour la guerre en Irak aurait été plus utile à aider à construire des protections à la Nouvelle-Orléans.

Solidarité

Aux États-Unis

  • Après le chaos en Louisiane, l'organisation texane était presque une bénédiction. Près de deux cent cinquante mille « réfugiés » furent hébergés dans l'Astrodome, des abris, des motels... Les ONG et les églises se mobilisèrent, Bill White, le maire démocrate, a vite appelé l'association des propriétaires pour identifier quarante-quatre mille appartements vides, y loger les familles, puis servir d'intermédiaire avec la Fema (Federal Emergency Management Agency), l'organisme fédéral qui payait les loyers et distribua (très lentement et par étapes) quatorze mille dollars à ceux qui avaient tout perdu.
  • D’après le Los Angeles Times et le New York Times du 1 septembre 2005, les diverses associations américaines avaient collecté des sommes importantes (plus de 100 millions de dollars le 31 août 2005). Par exemple, la Croix rouge annonce avoir reçu plus de 71 millions de dollars pour les victimes de l’ouragan. L’armée du salut, quant à elle, a bénéficié à cette date de plus de 13 millions de dollars, dont un million offert par l’entreprise Wal-Mart. À Duluth dans le Minnesota, le maire a demandé à chacun de ses 87 000 administrés de donner chacun 10 dollars pour rassembler un million de dollar dans la semaine. Les firmes Chevron, Dow Chemical et Exxon ont déjà signé des chèques de plusieurs millions de dollars.

Navire-hôpital USNS Comfort arrivant sur les zones sinistrées

  • Les stars du cinéma et de la chanson américaine ont mis leur notoriété au profit des victimes de l’ouragan : Julia Roberts, Oprah Winfrey, Paul Frederic Simon, Sean Penn étaient sur le terrain dès les premiers jours qui ont suivi la catastrophe. Céline Dion et Steven Spielberg ont donné de l’argent. Le 9 septembre, presque toutes les chaînes télévisées ont diffusé dans la soirée en même temps une émission spéciale baptisée Shelter from the Storm ­en référence à la chanson de Bob Dylan. Les acteurs Cameron Diaz, Bruce Willis ou Jack Nicholson prenaient les appels téléphoniques et répertoriaient les dons en faveur des associations humanitaires. Mariah Carey, Mary J. Blige, Alicia Keys, Bono, Neil Young ont chanté au cours de ce show.
  • Le chanteur américain de R&B R. Kelly a écrit une chanson en hommage aux victimes de la catastrophe intitulé Rise Up, présent sur son album Double Up.
  • Le 11 septembre 2005, la Croix-Rouge américaine hébergeait 160 000 réfugiés dans 675 abris.

Aide étrangère

Le Département d’État américain a annoncé que des propositions d’aide étaient arrivées du Canada, de la Russie, du Japon, de la France, de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, de la Chine, de l’Australie,de la Jamaïque, du Honduras, du Venezuela, de l’Otan, de Cuba, des Pays-Bas, de la Suisse, de la Grèce, de la République dominicaine, du Salvador, du Mexique, d’Israël, de Corée du Sud et des Émirats arabes unis.

Les États et organisations internationales suivants ont annoncé leur intention d’aider financièrement et logistiquement les États-Unis dans cette épreuve :

  • l’Allemagne : « J’ai demandé à mes ministres d’examiner ce que nous pouvons proposer comme aide, nous voulons examiner toutes les possibilités » (Gerhard Schröder). « Le gouvernement est prêt à fournir toute son assistance et son soutien pour venir à bout de cette horrible catastrophe naturelle » (Joschka Fischer).
  • l’Arabie saoudite : Elle se dit prête à augmenter sa production de pétrole pour compenser toute diminution des approvisionnements du marché pétrolier international causée par le cyclone. Le roi Abdallah ben Abdel Aziz déclare « apporter tout ce qui pourrait contribuer à diminuer les retombées du cyclone. »
  • l’Australie : envoi d’équipes de secouristes et une aide financière de 10 millions de dollars australiens.
  • le Canada : des équipements militaires chargés rapidement sur un bateau.
  • la France : 8 avions, 2 navires, 600 tentes et 1 000 lits de camp, « un détachement de la Sécurité civile de 35 personnes (dont 11 spécialistes des cyclones) pourrait immédiatement être mis en place au départ de la Guadeloupe et de la Martinique » d’après le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, Denis Simonneau, un détachement d’intervention catastrophe aéromobile comprenant jusqu’à 60 personnes, 60 groupes électrogènes, 3 motopompes, 3 stations de traitement de l’eau, 1 000 jerricans pliables. Pour le ministère de la défense : 2 avions déjà sur zone et six supplémentaires au départ de la métropole, deux bâtiments de la marine (l’un d’eux transportant un hélicoptère) et un module cyclone de 20 militaires spécialisés en soutien médical.

Pour l’assistance aux Français, une mission de soutien en situation de crise composée de cinq agents, dont deux médecins, est envoyée pour renforcer le Consulat général de La Nouvelle-Orléans.

  • la Grande-Bretagne : elle est prête à aider dans les efforts de reconstruction des zones dévastées.
  • Taïwan : 2 millions de dollars.
  • le Japon : 500 000 dollars (403 000 euros) d’aide d’urgence, répartis ainsi : 200 000 dollars (161 000 euros) à la Croix-Rouge américaine, et 300 000 dollars de fournitures d’urgence, notamment des tentes, des couvertures et des groupes électrogènes.
  • l’ONU : envoi d’une équipe d’évaluation et de coordination.
  • la Russie : 2 avions, des secouristes (avec deux hélicoptères),
  • l’Union européenne : « Tout ce qu’ils demandent, on leur donnera, des réserves de pétrole […] et tout autre chose dont ils auraient besoin » (Javier Solana).
  • Le président du Venezuela Hugo Chavez a offert, le 7 septembre 2005, l’aide humanitaire de son pays aux victimes de l’ouragan Katrina. « Nous allons diriger environ 10 % de la production, soit 66 000 barils, sans intermédiaires, vers les communautés pauvres, les hôpitaux, les communautés religieuses, les écoles », a déclaré le président vénézuélien. Chavez a également vivement critiqué le gouvernement américain pour son manque de préparation face à cette catastrophe.

Fonds effectivement utilisés

Selon un article du Washington Post en date du 29 Avril 2007, sur les 854 millions de dollars offerts au gouvernement par des pays étrangers (qualifiés « d'alliés » dans l'article), seulement 40 millions auraient été dépensés pour « les victimes du désastre et la reconstruction » à la date de publication (moins de 5% de l'ensemble).

En outre, une portion importante des 854 millions d'aides offerts n'auraient jamais été réclamés, dont plus de 400 millions sous forme de pétrole (presque la moitié).

Le rapport "Transforming the Aid Environment" (transformer l'environnement de l'humanitaire) fait valoir que « la manière dont les États-Unis perçoivent l'aide étrangère est peut-être plus compréhensible au vu de leur réaction quand ils sont en position de la recevoir. Quand d'autres pays ont offert 854 millions de dollars en fonds et en pétrole pour aider les zones dévastées par l'ouragan Katrina, ils ont à peine accepté 4,7% du total, le reste n'ayant jamais été réclamé. Il n'y a aucune raison pour ne pas accepter des ressources disponibles, si ce n'est qu'une aide humanitaire est un outil politique. Les États-Unis souhaitaient éviter l'influence politique qui accompagne les aides pour le pays qui les reçoit ».