Paimbœuf

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

Introduction

Paimbœuf
Armoiries
Administration
PaysFrance
RégionPays de la Loire
DépartementLoire-Atlantique
ArrondissementArrondissement de Saint-Nazaire
CantonCanton de Paimboeuf
Code commune44116
Code postal44560
Maire

Mandat en cours
Michel Bahurel (PS)

2008-2014
IntercommunalitéCommunauté de communes du Sud-Estuaire
Site internet
Démographie
Population3 093 hab.
Densité1 547 hab./km
GentiléPaimblotines, Paimblotins
Géographie
Coordonnées47° 17′ 00″ Nord

2° 02′ 00″ Ouest / 47.283333, -2.033333
Altitudesmini. 0 m m — maxi. 11 m m
Superficie2 km
Voir la carte physique

Paimbœuf (Penboe ou Pemboe en gallo, Pembo ou Pen-Bo en breton) est une commune française, située dans le département de la Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire.

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du Pays de Retz et dans le pays historique du Pays Nantais.

Les habitants de la commune s'appellent les Paimblotins et les Paimblotines.

Paimbœuf comptait 3 093 habitants au dernier recensement de 2007.

Géographie

Situation de la commune de Paimbœuf dans le département de Loire-Atlantique

Paimbœuf est située sur la rive sud de l'estuaire de la Loire, à 45 km à l'ouest de Nantes et 25 km à l'est de Saint-Nazaire. .

Les communes limitrophes sont Corsept, Saint-Père-en-Retz et Saint-Viaud.

Selon le classement établi par l’INSEE en 1999, Paimbœuf une commune urbaine dépourvue de banlieue et non polarisée (cf. Communes de Loire-Atlantique).

Par sa superficie, la commune est la deuxième plus petite de Loire-Atlantique.

Toponymie

Le nom de Paimbœuf viendrait du breton Pembo, Penbo, Pen Bo : “Tête de Bœuf”, de pen : “tête”, et de bo, “bœuf”. Paimbœuf serait ainsi la seule ville du Pays de Retz à avoir un nom d’origine bretonne.

Histoire

On retrouve des traces préhistoriques à Paimboeuf, notamment par la présence d'un menhir (situé dans un jardin privé).

Pendant le Moyen Âge Paimbœuf était un village-îlot de la Loire peuplé par des pêcheurs.

Au XVII siècle, Paimbœuf devient un avant-port de Nantes, les bateaux les plus gros ne pouvant emprunter la Loire jusqu'à la Cité des Ducs. Le village croît grâce au commerce triangulaire (« Bois d'ébène ») et devient peu a peu une ville d'ouvriers et de marins.

De par son essor rapide autour du port, la ville de Paimbœuf est composée de maisons hautes et étroites entassées les unes sur les autres. C'est pourquoi, un regroupement de jardins privés (situés à la place de l'actuel marché) était surnommé, à l'âge d'or de la ville, "les Champs Élysées", équivalent grec du paradis.

Paimbœuf était l'une des quatre ville principales de la Loire-Inférieure au XIX siècle et avait alors un statut de sous-préfecture, après avoir été chef-lieu de district depuis 1790. Le passage à Paimbœuf de Napoléon, préférant le petit village de pêcheurs de Saint-Nazaire sonna le glas de son économie florissante qui petit à petit va décliner. La cité perdra même son statut de chef-lieu d'arrondissement en 1926, pour dépendre administrativement de sa puissante rivale nazairienne.

Cependant, ce déclin n'empèchera pas l'arrivée du train dans la ville en 1875, suite à la construction de la Ligne Nantes - Saint-Hilaire-de-Chaléons - Paimbœuf qui sera fermée au trafic voyageur en 1939 et au fret 1998. En 1906, la création de la ligne Pornic - Paimboeuf (voie métrique) desservira aussi les lieux de villégiature de la Côte de Jade, ce service prendra également fin en 1939.

La Seconde Guerre mondiale se prolongea à Paimboeuf durant 9 mois de plus (d'août 1944 au 11 mai 1945) que dans le reste de la France : c'est l'épisode connu sous le nom de Poche de Saint-Nazaire.

Anecdote : durant la seconde guerre mondiale, une bombe tomba dans une rue de Paimboeuf. Il n'y eu, miraculeusement, aucun mort (en dehors d'un chat). C'est pourquoi cette rue fut renommée la "rue de la Vierge".

Héraldique

BlasonBlasonnement

D'azur au navire équipé d'or, soutenu d'une mer d'argent.

Commentaires : Sous l'Empire, le navire était de gueules voilé d'or et le blason portait le quartier de la ville de troisième classe : un quartier senestre de gueules chargé d'un N d'argent surmonté d'un étoile rayonnantes du même ; ce quartier fut supprimé à la Restauration. Lettre patentes du 5 décembre 1811 (reçues le 18 juin 1812).

Administration

PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
19311935Pierre Le Meur
19351959Charles Gautier
19591971Albert Chasagne
19711977Férréol Prézelin
19771995Jean Louison
1995mars 2001Philippe Caillaud
mars 2001Michel BahurelPS

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Paimboeuf depuis cette date :

179318001806182118311836184118461851
4 5094 2203 4403 3763 64803 9003 8784 231
185618611866187218761881188618911896
4 3563 5093 1942 8492 6122 6642 3992 1802 134
190119061911192119261931193619461954
2 1962 3802 3142 4542 6242 5182 3402 5672 929
19621968197519821990199920062007-
3 5803 8023 5653 3212 8422 7623 0543 093-
Sources :

Nombre retenu jusque 1962 : base Cassini de l'EHESS et à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)

Histogramme

Pyramide des âges

HommesClasse d'âgeFemmes
0,590 ans ou +1,8
6,775 à 89 ans14,2
12,760 à 74 ans13,6
18,145 à 59 ans17,3
21,330 à 44 ans18,2
19,115 à 29 ans16,1
21,70 à 14 ans18,9
HommesClasse d'âgeFemmes
0,390 ans ou +1,0
5,375 à 89 ans8,7
11,460 à 74 ans12,8
20,345 à 59 ans19,8
21,630 à 44 ans20,4
20,615 à 29 ans18,8
20,50 à 14 ans18,3

Lieux et monuments

  • L'Eglise Néo-Byzantine Saint Louis. Edifice conçu par les architectes Lucien Douillard et Ludovic Douillard pour la reconstruction de l'église originale. Travaux réalisés de 1877 à 1879 puis de 1895 à 1913.
L'Eglise Saint-Louis fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 2006.

Personnalités liées à la commune

  • Pierre-Louis Basse, journaliste est né à Paimbœuf
  • Paul Perret, romancier, critique et dramaturge né en 1830 à Paimboeuf et mort en 1904 à Pornic. A collaboré à de nombreuses revues dont la Revue des Deux-Mondes, la Revue contemporaine etc.