La théorie de la Relativité Générale prédit que l'Univers est en expansion. Par suite il est possible que l'âge de l'univers soit fini, ce qui laisserait penser que l'explication de Poe et Arago est la bonne... mais il n'en est rien.
En effet, c'est un autre effet qui résout le paradoxe d'Olbers. Du fait de l'expansion de l'Univers, la lumière en provenance des galaxies lointaines est décalée vers le rouge. Cela signifie que ces galaxies sont moins lumineuses que ne le seraient les mêmes galaxies situées à la même distance mais immobiles. Ainsi, les galaxies les plus lointaines sont en fait extrêmement difficiles à observer. De ce fait, même si l'Univers était éternel et infini mais en expansion (comme dans la théorie de l'état stationnaire) la brillance de surface des astres les plus lointains décroitrait avec la distance. Le phénomène est également vrai dans les modèles de Big Bang. Cette décroissance rapide de la luminosité des galaxies en fonction du décalage vers le rouge est effectivement observée, ce qui résout le paradoxe d'Olbers tout en confirmant cette prédiction de la Relativité Générale.
Métaphoriquement, on pourrait dire que le ciel est effectivement « clair » (de feu) ; mais cette radiation est décalée vers le rouge (les basses fréquences) tel que la clarté céleste se situe dans les microondes, d'un rayonnement thermique à 2,76K (-270,1°C). Et non à 3000 K, température moyenne du rayonnement stellaire. Le ciel est ainsi plongé dans les ténèbres, en lumière visible.
Ce rayonnement de fond provient non pas des galaxies lointaines superposées, mais du gaz uniforme primordial lorsqu'il devient transparent vers 3000 K, après 500 000 ans. À cette époque, le Ciel était de Feu ! Il était semblable à la surface d'une étoile. Cela est conforme au scénario du Big Bang.