Les pôles universitaires européens
Crées en 1991 au statut de Groupement d'intérêt public ou d’association, ils permettaient la mise en œuvre d’une politique de site. Ils étaient 11 en 2006 et ont été pour la plupart dissous et remplacés par des PRES.
Proposition des États généraux de la recherche (2004)
Le rapport des États généraux de la recherche (2004), qui avaient eu lieu suite à la mobilisation de Sauvons la recherche, préconisait la création des PRES: « Avec plus de 20 organismes de recherche (EPST+EPIC), plus de 80 universités et des dizaines d'écoles, le potentiel de recherche et d’enseignement supérieur français donne une image très dispersée. À l’heure de l’harmonisation européenne, il est important de proposer un cadre souple ayant vocation à structurer cet ensemble d’une manière plus satisfaisante. C’est dans cet esprit que nous proposons la création des pôles de Recherche et d’Enseignement supérieur (PRES), unités fonctionnelles pluridisciplinaires, assurant à l’échelle d’une aire géographique des missions de formation, de recherche et de valorisation.
Les PRES sont des structures fédératives permettant une lisibilité et une qualité de recherche au meilleur standard international. Cette proposition s’oppose à la notion de pôles thématiques restreints (pôles d’excellence ou de compétitivité) concentrant tous les moyens ; elle ne s’oppose pas à la mise en œuvre de partenariats étroits sur des thématiques spécialisées. Il convient de rappeler que ces partenariats ne peuvent s’opérer que dans un réseau d’échanges et de savoirs déjà existant qui sera renforcé par les PRES. ».
Mise en place
Les PRES peuvent exister depuis la loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006. Il s’en est créé neuf en 2007, deux en 2008, quatre en 2009 et trois en 2010. Au 20 juillet 2010 il existe donc dix-huit PRES; d’autres sont en cours de constitution.