D'une certaine manière, le processus le plus simple est le bruit blanc qui possède une densité spectrale identique pour toutes les fréquences. Bien qu'un bruit blanc parfait ne puisse exister, cette notion peut fournir une approximation raisonnable d'une excitation quelconque d'un système peu amorti.
Une analyse approfondie des enregistrements de vagues conduit à les considérer comme des sommes d'une infinité de sinusoïdes infiniment petites (voir Analyse spectrale). En associant à ces sinusoïdes des phases aléatoires supposées indépendantes on construit un processus aléatoire stationnaire, ergodique et gaussien. Comme pour les variables aléatoires, cette dernière hypothèse simplifie considérablement le problème. À cause de sa simplicité relative, ce cas est particulièrement important dans les domaines les plus divers. Cependant il faut parfois s'attaquer à des problèmes plus difficiles.
Ainsi en considérant, au cours de différents atterrissages d'un avion, les efforts dans une pièce de liaison du train on obtient des signaux qui ont une vague allure de sinusoïde amortie et que l'on peut regrouper dans un processus. Il est clair que les moyennes d'ensemble ne sont pas constantes, le processus n'est pas stationnaire, ce qui exclut toute interrogation sur une ergodicité éventuelle.
D'autre part, des signaux de niveaux constants situés entre deux extrêmes peuvent être de toute évidence interprétés comme des réalisations d'un processus stationnaire mais ce sont alors les moyennes temporelles qui ne sont pas définies.
Ces quelques exemples indiquent que les processus stationnaires ergodiques sont particulièrement intéressants, surtout s'ils sont gaussiens. Dans tel problème concret, on peut être amené à considérer des processus non stationnaires, donc non ergodiques, au prix d'une plus grande quantité de données d'observation et d'un appareil mathématique plus compliqué. En revanche, les processus stationnaires non ergodiques semblent se réduire à des curiosités mathématiques.