Après ces condamnations, Soloway a poursuivi ses activités et sa compagnie a organisé une grande campagne de pourriels, de juin 2004 à Avril 2005, usurpant les sites web broadcastingtoday.biz et broadcastadvertise.org, toujours suspendus depuis.
Soloway a toujours déclaré que sa compagnie n'enfreignait aucune loi, pas même la loi anti-pourriel américaine (Can-Spam Act).
Soloway prétextait que ses services étaient gratuits pour les organisations humanitaires à but non lucratif, comme celles aidant les sans-abri, les victimes de la pédophilie, les personnes des pays du Tiers-Monde ou les victimes du Tsunami de 2004.
De fait Soloway proposait à ses clients potentiels d'envoyer un email présentant leur site Web à 2 500 000 adresses Opt-in et il était porté mention uniquement de la gratuité pour les organisations non lucratives venant en aide aux enfants abusés:
*..we email your web site to 2,500,000 opt-in email addresses for free... *Please note that the above emailing is only free if you are a non-profit organization that aids child [abuse](/fr/definitions/abuse)[type=embedded-definition] victims.
Il proposait par la suite ses services aux sociétés commerciales au tarif de 295 $ dollars, soit 220 euros environ, pour l'émission de 15 millions de courriers.
Considéré comme un des 135 spammeurs responsable de 80% du trafic mondial, Soloway a été placé sur la liste des 10 spammeurs les plus actifs par SpamHaus, un spécialiste de la lutte contre le spam, avant d'être devancé par d'autres spammers émergeant des pays de l'est et d'Asie.
Le 23 janvier 2007, un hébergeur de la ville de Portland, dans l'Oregon, a reçu une plainte : un de leurs clients avait découvert que son site (www.webpositionexpert.com) avait été copié, et reproduit à l'identique sous un autre nom de domaine. Le responsable serait encore une fois Soloway, qui l'aurait détourné à ses fins.
Soloway opérait à Seattle avec une société nommée Broadcast Email Service. Cette compagnie de publicité offrait à ses adhérents un programme qui leur permettait d'envoyer plus de 100 000 000 d'emails non sollicité en bloc. Les en-têtes étaient falsifiées, l'expéditeur étant maquillé grâce aux machines-zombies utilisées et les adresses de retour apparaissant avec les noms de véritables utilisateurs pour tromper le destinataire du pourriel. De plus, les formulaires de contact inclus dans ses sites web renvoyaient à des adresses inexistantes, ce qui pouvait être vérifié en examinant le code source.