à l'ouest par la Prairie et le boulevard Aristide Briand
Histoire
Pendant l'Antiquité, une voie romaine traversait la basse vallée de l'Orne. Le long de cette voie, des communautés rurales se regroupèrent en bourgs distincts. Au VII siècle, plusieurs églises furent fondées, dont l'église Saint-Jean. Au sud de l'Odon, l'ancienne voie romaine prit le nom de rue Exmoisine (via Oximensis ou Oximina) car elle menait au comté d'Hiémois. Cet essor pré-urbain fut interrompu par les invasions normandes. Entre le milieu du X siècle et le XI siècle, la croissance urbaine reprit au moment du "grand redémarrage du duché de Normandie" et un véritable ensemble urbain se forma des deux côtés de l'Odon. Guillaume le Conquérant accéléra le processus en fondant au nord de l'Odon deux abbayes, en aménageant le château sur un éperon rocheux et en faisant clore Bourg-le-Roi par une enceinte. Saint-Jean resta un bourg ouvert, mais son fils, Robert Courteheuse, fit creuser un canal entre l'Odon et l'Orne, le canal Robert, transformant ainsi ce territoire en île. Il fit également ériger en 1104 une fortification afin de mieux protéger ce quartier. Un seul point de communication, le Pont Saint-Pierre (ou Pont de Darnetal), permettait de passer de l'Île Saint-Jean à Bourg-le-Roi. Ce pont fortifié par le Châtelet abrita l'hôtel de ville jusqu'à sa démolition en 1752. Au sud, la porte Millet et le pont Frileux permettaient l'accès à l'Île Saint-Jean depuis le faubourg de Vaucelles.
La paroisse Saint-Jean faisait partie de la doyenné de Caen. Elle ne correspond pas totalement à l'Île Saint-Jean puisque les terrains situaient au nord de la rue de Bernières faisaient partie de la paroisse Saint-Pierre, alors que le sud dépendait de la paroisse de Vaucelles (doyenné d'Exmes). De nombreuses congrégations religieuses s'établirent dans l'Île Saint-Jean :
Notre-Dame-du-Refuge (1641), appelé Notre-Dame-de-la-Charité après 1646
Couvent des Nouvelles Catholiques en 1658
On y trouvait également le palais épiscopal des évêques de Bayeux. Les Templiers y possédaient une demeure qui leur servait de pied-à-terre à Caen ; ce n'était ni une maison religieuse, ni une commanderie.
De riches familles y ont fait élever de nombreux hôtels particuliers comme l'hôtel de Blangy et de nombreuses congrégations religieuses s'y étaient établies. Ce secteur fut le plus touché par les bombardements lors de la bataille de Caen en 1944. Il fut reconstruit dans un style haussmannien après la guerre.
Rue Saint-Jean au début du XXe siècle
Tour Machart ou au massacre détruite vers 1830
Passage Bellivet, première galerie marchande de la ville (1836)
Hôtel de Blangy (vers 1710)
Ancienne église des Carmes, détruite en 1944
Équipements et espaces verts
Église Saint-Jean
Zones d'activités et pôles commerciaux
Hypercentre de Caen. Enseignes nationales :Monoprix, Printemps
Le quartier est alimenté par l'eau traitée de l'Orne et, en complément, par le mélange des captages de Moulines et de l'eau provenant du syndicat de production Sud-Calvados (Saint-Pierre-sur-Dives - Mézidon-Canon).
Le quartier est couvert par l'ADSL.
Transports en commun
Trams à la station Bernières
Le quartier est desservi par la plupart des lignes de bus du réseau Twisto. Il est également traversé par le tronc commun des lignes A et B du tram (stations : quai de Juillet, place de la Résistance, Bernières, Saint-Pierre)