Tous les sédatifs peuvent être utilisés abusivement, mais les barbituriques sont responsables du plus grand nombre de problèmes, à cause d'une part de la « sur-prescription » des médecins et d'autre part de son usage non médical ou « récréatif » très répandu. Les personnes qui ont des difficultés à gérer le stress, l'anxiété ou le manque de sommeil sont particulièrement susceptibles d'abuser et de devenir dépendants de sédatifs. Les héroïnomanes en prennent parfois en conjonction avec leur drogue ou pour la remplacer temporairement. Les utilisateurs de stimulants les utilisent pour calmer une agitation excessive. D'autres en font un usage récréatif pour se relaxer et oublier leurs soucis.
L'overdose aux barbituriques est un facteur dans près d'un tiers des décès imputés aux drogues, incluant le suicide et l'empoisonnement accidentel aux médicaments (des morts accidentelles ont parfois lieu lorsqu'une personne sujette à une confusion due à un sédatif prend plusieurs fois sa dose de médicament).
Aux États-Unis, en 1998, un total de 70 982 appels relatif à l'ingestion de sédatifs ont été enregistrés par les centres antipoison. 2 310 d'entre eux (soit 3,2 %) se sont révélés être des problèmes toxiques majeurs et 89 (soit 0,1 %) ont abouti à la mort. Toujours aux États-Unis, à peu près la moitié des personnes admises aux urgences suite à un usage non médical de sédatifs avaient une prescription médicale pour le produit, mais l'avait utilisé à dose excessive ou l'avait consommé avec de l'alcool ou d'autres drogues. D'autres obtiennent des sédatifs de leur amis qui possèdent une ordonnance légale ou encore sur fausse ordonnance.
Voir également : abus de barbituriques.
Les sédatifs, particulièrement le GHB, sont parfois administrés par certains violeurs, notamment lors de « viols commis par une connaissance » (acquaintance ("date") rape en anglais).