Sömmerda a été mentionnée pour la première fois dans des documents officiels en 876. On pense que la ville fut reconnue en tant que telle vers 1350, mais il n'existe pas de documents le confirmant. La porte d'Erfurt (Erfurter Tor) construite en 1395 et les remparts représentent les plus vieux monuments de la ville encore présents.
Pendant la guerre de Trente Ans (1618-1648), le nombre d'habitants a fortement chuté à cause des activités militaires, des pillages et des épidémies. Pendant le Moyen Âge et les temps modernes, Sömmerda appartenait politiquement à Erfurt et donc à Kurzmainz. Après la défaite de la Prusse à la bataille de Iéna et Auerstaedt, la ville était sous le pouvoir de Napoléon Bonaparte, avant de revenir à la Prusse en 1813-14 à laquelle elle appartenait depuis 1802. Suite au Congrès de Vienne débuta la création de districts en Prusse, et Sömmerda fut rattachée au district de Weissensee jusqu'en 1952.
L'inventeur du fusil Dreyse, Johann Nikolaus von Dreyse né à Sömmerda, fonda en 1817 une fabrique de métal avec le fabricant Kronbiegel qui marqua le début de l'industrialisation dans la ville. En 1840, on bâtit une fabrique de fusils pour le compte de Dreyse ; puis en 1858 suivit la création de l'une des plus grandes et modernes briqueteries d'Allemagne. En 1874, Sömmerda fut connectée au réseau ferroviaire et, en 1876, Carl Böttner fonda une brasserie dans la banlieue de la ville. Jusque dans les années 1970 se trouvait une usine de purée de pommes de terre. C'est finalement en 1900 que l'approvisionnement d'électricité fut assuré à Sömmerda.
La fabrique de fusils fut rachetée en 1901 par l'usine rhénane de métallurgie (Rheinmetall) à Düsseldorf. Le personnel fut par la suite porté à 10 000 hommes dans le cadre de la préparation à la Première Guerre mondiale. Après la crise économique de 1929, le fabricant d'armes qui avait entretemps fusionné avec les ateliers Borsig pour devenir Rheinmetall-Borsig connut une période prospère dans les années 1930 grâce au renouvellement de l'armement allemand. Pendant la Seconde Guerre mondiale, près de 14 600 hommes – dont 6 000 travailleurs forcés et prisonniers de guerre – furent déportés dans les nombreux camps de Sömmerda. Le 11 avril 1945, la ville fut occupée par les troupes américaines ; peu après, Thuringe fit partie de la zone d'occupation soviétique. La ville eut la chance de ne pas connaître de bombardements pendant la guerre et demeura relativement intacte.
Le 7 octobre 1949, Sömmerda devint une ville de la République démocratique allemande nouvellement créée. Comme le nombre d'employés dans les ateliers qui produisaient désormais des machines de bureau a considérablement augmenté dans les décennies suivantes, le nombre d'habitants augmenta tout autant pour atteindre 23 500 en 1989. Après la Réunification, la production de machines de bureau et de briques fut stoppée ; l'atelier de production d'ordinateurs Fujitsu Siemens Computers remplace aujourd'hui l'entreprise d'électrotechnique Robotron.
Rattachements administratifs
Le 6 mai 1993, Schallenburg fut rattachée administrativement à Sömmerda ; suivirent Frohndorf, Leubingen, Orlishausen,Tunzenhausen et Stödten le 8 mars 1994.
Évolution de la population
Évolution du nombre d'habitants (à partir du 31 décembre 1960):
de 1839 à 1950
- 1839 - 2 591
- 1890 - 4 583
- 1910 - 5 119
- 1933 - 8 490
- 1939 - 11 781
- 1946 - 13 932
- 1950 - 13 568
| de 1960 à 1997
- 1960 - 13 811
- 1981 - 22 821
- 1984 - 23 455
- 1994 - 24 902
- 1995 - 24 454
- 1996 - 23 897
- 1997 - 23 403
| de 1998 à 2004
- 1998 - 22 861
- 1999 - 22 397
- 2000 - 21 977
- 2001 - 21 585
- 2002 - 21 348
- 2003 - 21 102
- 2004 - 21 010
| de 2005 à 2006
- 2005 - 20 770
- 2006 - 20 710
|