Unionidae

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Introduction

Unionidae
Anodonta anatina
Classification
RègneAnimalia
EmbranchementMollusca
ClasseBivalvia
Sous-classePalaeoheterodonta
OrdreUnionoida
Famille
Unionidae

Fleming, 1828

Unionidae est une famille de mollusques bivalves d'eau douce.

Les espèces de cette famille sont appelées communément moules de rivière ou moules d'eau douce (ou « mulettes » au Canada).

Pouvant atteindre une grande taille (jusqu'à 20 cm), un grand âge (plus d'un siècle) et des populations très denses, ces « moules » ne sont pas fixées mais vivent plus ou moins enfoncées dans la vase ou le sable. Les anodontes se rencontrent plutôt dans les eaux calmes alors que les unios résistent aux eaux plus vives.

Le cycle de reproduction comprend une larve dite « glochidium » qui parasite certaines espèces de poissons. Les œufs, minuscules, sont produit en quantités énormes (jusqu'à deux millions chez les anodontes, environ deux cent mille chez les unios). Après fécondation, ils s'accumulent dans le feuillet branchial externe de l'adulte. Au début du printemps, l'embryon sous la forme d'une larve glochidium est expulsé et mène une vie pélagique avant de se fixer sur les branchies ou entre deux écailles d'un poisson. Le glochidium mesure alors quelques dixièmes de millimètres, il possède sa petite coquille à deux valves munies chacune d'un crochet qui permet la fixation. Il possède aussi un long filament correspondant au byssus qui permet le déplacement. La larve glochidium s'enkyste dans les tissus de l'hôte aux dépens duquel elle se nourrit. Au bout de quelques semaines le kyste libère un jeune mollusque d'environ 10 millimètres qui tombe au fond et met environ trois ans à atteindre son complet développement.

Les moules d’eau douce, quand elles sont abondantes et présentes à toutes les classes d'âge, sont généralement considérées comme de bon indicateur d’intégrité écologique, pour leur vulnérabilité à la dégradation des habitats aquatiques, ainsi qu'en raison de leur faible taux de recrutement impliquant des communautés minimales de poissons et la présence de leurs espèces hôtes.

Origines

On sait grâce aux fossiles que les unionacea existent sur terre depuis le Trias. Des corbiculacea vivaient déjà en eau douce au Crétacé (mc Mahon, 1991) . Les Dreissenacea ont probablement pour ancêtre une moule estuarienne du genre Mytilopsis

État des populations, pressions, menaces

L'état des populations est très mal connu pour une grande partie de l'aire de répartition de des espèces. On découvre encore de nouvelles populations (par exemple en 2005 en Tunisie).
Les populations de nombreuses espèces d'unionidae ont souvent localement disparu ou se sont drastiquement réduites depuis le début du XX siècle, probablement à cause des impacts d'activités telles que la canalisation des cours d'eau, l'agriculture intensive (engrais, pesticides, érosion entrainant une augmentation anormale de la turbidité des rivières), déforestation, sylviculture intensive, exploitation forestière et flottage du bois, pollution des rivière par l'urbanisation, la périurbanisation et l'industrie, construction de grands barrages, exploitation de gravières dans les fleuves. etc. Les perturbateurs endocriniens pourraient aussi éventuellement être en cause (chez la moule, comme chez l'embryon ou la larve). Ils ont un rôle délétère ou reprotoxique qui a été démontré chez d'autres espèces, mais ne semblent pas avoir été étudiés chez les unionidae).
Les larves sont très sensibles à certains métaux lourds (plomb, mercure, cadmium.. mais aussi cuivre fréquemment utilisé comme pesticide sous forme de sulfate de cuivre (bouillie bordelaise), ou relargué dans l'eau par des tuyauteries. Selon une étude nord américaine, certaines molécules présentes dans les eaux usées en sortie stations d'épuration affectent aussi les larves, en particulier les dérivés de l'ammoniac, et les chloramines (monochloramines surtout) alors que les systèmes de fosses septiques ne montrent pas d'impact significatifs. Les œufs pourraient être sensibles aux faibles quantités de pesticides de plus en plus souvent trouvées dans les eaux superficielles depuis les années 1960.

Surexploitation centenaire de certaines espèces

Alors qu'on ne connaissait pas encore l'écologie particulière de ces espèces, les moules d'eau douce ont été très exploitées en Amérique du nord, essentiellement à partir du milieu du 19e siècle, pour :

  • les perles d'eau douce,
  • la fabrication de boutons de nacres
  • la production de perles cultivées,

Partout et au même rythme, les rendements annuels de moules d'eau douce ont décrû en Amérique du Nord, surtout aux États-Unis, avant que les captures par unité d'effort (CPUE) s'effondrent dans quelques-uns des plus importants sites américains de récolte de moules. Des projets de gestion durable des ressources aquatiques peuvent inclure des plans de restaurations et des réintroductions, mais la moule dépend aussi d'un habitat restauré (qu'elle contribue à restaurer par ses capacités de filtration) et de la présence de ses poissons-hôtes. Dans certains sites, le recrutement de jeune générations est tombé à zéro, alors que des adulte sont encore relativement présents).

Liste des genres

Selon ITIS :

  • genre Actinonaias Crosse et P. Fischer, 1893
  • genre Alasmidonta Say, 1818
  • genre Amblema Rafinesque, 1820
  • genre Anodonta Lamarck, 1799
  • genre Anodontoides Baker, 1898
  • genre Arcidens Simpson, 1900
  • genre Arkansia Ortmann et Walker, 1912
  • genre Canthyria Swainson, 1840
  • genre Cyclonaias Pilsbry, 1922
  • genre Cyprogenia Agassiz, 1852
  • genre Cyrtonaias Crosse et P. Fischer, 1894
  • genre Disconaias P. Fischer et Crosse, 1894
  • genre Dromus Simpson, 1900
  • genre Dysnomia L. Agassiz, 1852
  • genre Ellipsaria Rafinesque, 1820
  • genre Elliptio Rafinesque, 1819
  • genre Elliptoideus Frierson, 1927
  • genre Epioblasma Rafinesque, 1831
  • genre Fusconaia Simpson, 1900
  • genre Glebula Conrad, 1853
  • genre Gonidea Conrad, 1857
  • genre Hemistena Rafinesque, 1820
  • genre Lampsilis Rafinesque, 1820
  • genre Lasmigona Rafinesque, 1831
  • genre Lemiox Rafinesque, 1831
  • genre Leptodea Rafinesque, 1820
  • genre Lexingtonia Ortmann, 1914
  • genre Ligumia Swainson, 1840
  • genre Medionidus Simpson, 1900
  • genre Megalonaias Utterback, 1915
  • genre Obliquaria Rafinesque, 1820
  • genre Obovaria Rafinesque, 1819
  • genre Pegias Simpson, 1900
  • genre Plectomerus Conrad, 1853
  • genre Plethobasus Simpson, 1900
  • genre Pleurobema Rafinesque, 1819
  • genre Popenaias Frierson, 1927
  • genre Popenais Frierson, 1927
  • genre Potamilus Rafinesque, 1818
  • genre Proptera Rafinesque, 1819
  • genre Ptychobranchus Simpson, 1900
  • genre Pyganodon Crosse et P. Fischer, 1894
  • genre Quadrula Rafinesque, 1820
  • genre Quincuncina Ortmann, 1922
  • genre Simpsonaias Frierson, 1914
  • genre Strophitus Rafinesque, 1820
  • genre Toxolasma Rafinesque, 1831
  • genre Tritogonia Agassiz, 1852
  • genre Truncilla Rafinesque, 1819
  • genre Uniomerus Conrad, 1853
  • genre Utterbackia Frierson, 1927
  • genre Venustaconcha Thiele, 1934
  • genre Villosa Frierson, 1927

Genres et espèces, en France

Eaux douces :

  • Unio Retzius, 1788
  • Potomida Swainson, 1840
  • Potomida littoralis (Cuvier, 1798)
  • Anodonta Lamark, 1799
  • Pseudanodonta Bourguignat, 1876
  • Pseudanodonta complanata (Rossmässler, 1835)