Les ouvriers sur place ont construit des digues autour du cratère, et des pelleteuses brassent la boue. Le courant ainsi créé entraîne la boue vers un dispositif qui, après l'avoir mélangé à de l'eau, la rejette dans la rivière. Aujourd'hui, le lit de la rivière a déjà diminué de moitié, et d'après les pêcheurs locaux, il n'y a plus de signes de vie. Néanmoins, les responsables de ce projet de « détournement » assurent qu'ils peuvent encore continuer à rejeter la boue dans la rivière durant une année. De plus, cette boue, riche en hydrocarbures et métaux lourds, a contaminé les élevages de crevettes. Il en résulte que la production a beaucoup diminué, et plusieurs pays ont décidé de ne plus importer ces crevettes. La plupart des éleveurs sont désormais au chômage technique. Fin août 2010, selon le directeur du BPLS, l'organisme gouvernemental chargé de la prise en charge des conséquences de la catastrophe, la compagnie Lapindo a versé 20 % des sommes promises pour dédommager les victimes, selon le décret présidentiel 48 de 2008 (Peraturan Presiden Nomor 48 Tahun 2008), qui fixe les conditions de dédommagement des victimes, celles-ci doivent percevoir 1,5 million de roupies par m détruit pour les habitations, 1 million par m non construit et 120 000 roupies par m de rizière.
En tout, cinq villages ont déjà été engloutis, ainsi qu'une autoroute, et plus de 15 000 personnes ont dû être déplacées, fin août 2010, selon les calculs du gouvernement indonésien et de Lapindo ce sont 640 hectares qui ont été touché. En septembre 2010, la plupart vivent dans les villages voisins, dans des conditions de vie souvent déplorables. Par exemple, dans une échoppe aménagée pour l'occasion, ce sont 25 personnes qui cohabitent; la plupart dorment à même le sol.
Une autre conséquence de ce volcan de boue est l'affaissement du sol : les digues construites se fissurent et menacent de céder à tout moment. Une ligne à haute tension, qui passe en plein milieu du lac de boue, s'enfonce également. Les ouvriers indonésiens sont obligés de rehausser inlassablement les digues et les poteaux électriques, au fur et à mesure de l'enfoncement dans le sol.
Des scientifiques prédisent que la boue pourrait continuer à se déverser pendant des décennies.