Introduction
Une anémie aplasique (ou aplastique) est une atteinte de la lignée des érythrocytes (globules rouges).
Une anémie aplasique (ou aplastique) est une atteinte de la lignée des érythrocytes (globules rouges).
L'anémie aplasique, relativement fréquente, peut être secondaire et due :
De nature très diverse, ils ont en commun :
On peut grouper ici :
L'anémie aplasique se développe parfois avec un grand retard sur l'exposition (20 ans après Hiroshima). Elle est souvent associée à un ensemble complexe de symptômes de dépérissement progressif (wasting disease) : chute des cheveux, diarrhée chronique, cachexie. Elle se transforme facilement en leucémie aiguë.
Ils se caractérisent par :
Le mécanisme d'action de ces agents est mal connu. Peut-être s'agit-il, dans certains cas, d'une déficience enzymatique constitutionnelle. Plus souvent, semble-t-il, l'idiosyncrasie évoque les caractères d'une auto-sensibilisation (élaboration d'anticorps contre le médicament).
Les principaux agents à action idiosyncrasique sont :
Dans plus de 50% des cas, l'étiologie de l'anémie aplasique n'est pas retrouvée. Dans ces cas, 3 suppositions sont possibles :
Pour les anémies aplasiques dites "primitives" (dont on ne sait pas la cause exacte), un traitement possible est la greffe de moelle osseuse.
Le début est généralement insidieux et se marque par de la fatigue et de la pâleur (précession de l'anémie). Des infections (gingivites, angines, inf. respiratoires, septicémie) et hémorragies (gingivorragies, épistaxis, hématémèses, purpura, hém. cérébrales) prennent une importance croissante et finissent par emporter le malade. Ce stade final constitue un syndrome appelé l'aleucémie de Frank.
La rate est assez souvent palpable sans être grande. On l'attribue généralement à un certain raccourcissement de la vie globulaire moyenne qui entraîne un surcroit de travail pour le SRE.
L'évolution est imprévisible mais la mortalité dépasse 50%. Le pronostic serait moins sombre pour les cas à étiologie connue, où il est possible d'arrêter l'exposition à l'agent causal. On a voulu aussi distinguer des cas aigus, généralement mortels en moins d'un an, et des formes plus chroniques dont le taux de mortalité serait moins élevé.
La transformation en leucémie aiguë est possible.
La suppression d'une exposition aux radiations ionisantes ou à l'agent toxique incriminé paraît évidemment indispensable mais on doit se faire peu d'illusions quant à l'efficacité de cette mesure thérapeutique. On a signalé quelques succès après ablation d'une tumeur du thymus.
Indispensables dans les cas graves, les transfusions sanguines devraient être espacées tant que possible. Les transfusions sanguines répétées, outre leur coût, comportent un certain nombre d'inconvénients d'ordre médical.
Nous ne possédons aucune thérapeutique substitutive valable pour remédier à la granulocytopénie, si ce n'est l'antibiothérapie.
Le seul traitement valable consiste en une transfusion de plaquettes. (Voir les principes thérapeutiques des thrombocytopénies).
Il a été découvert que la testostérone, administrée à doses massives et de façon prolongée, permet d'obtenir dans un certain nombre de cas (50%?) d'anémie aplasique, une rémission hématologique que l'on peut parfois espérer définitive et qui portent sur les 3 lignées médullaires. Le mécanisme d'action de la testostérone reste obscur. Cette thérapeutique à dose massive entraîne inévitablement des effets virilisants majeurs chez l'enfant et la femme. Plus regrettable encore est l'arrêt de croissance provenant de la soudure prématurée des cartilages de conjugaison. La réponse hématologique, dans les cas où elle survient, met plusieurs mois à se développer et s'annonce par une lente montée du taux des réticulocytes.