Les premiers systèmes d'alimentation en eau sont apparus probablement en même temps que les premiers habitats urbanisés situés loin de rivières. Ainsi pour alimenter la ville de Cnossos en Crète, au milieu du deuxième millénaire avant J.-C.
D'abord simples conduits ou tuyaux permettant d'amener l'eau, les aqueducs vont se développer au fur et à mesure des progrès techniques permettant la construction d'ouvrages d'art :
- tunnels permettant aux canaux de franchir des hauteurs de collines importantes,
- tranchées faites dans des collines quand la hauteur des collines n'est pas importante,
- ponts-aqueducs nécessaires pour franchir des vallons ou des bras de mer en conservant une pente constante,
- siphons inversés pour passer des vallons importants avec mise en charge des conduites.
On trouve le creusement de tunnels dans les aménagements hydrauliques faits par les Hébreux pour l'alimentation en eau de la ville forteresse de Megiddo. De même la Bible raconte les aménagements d'Ézéchias de la source de Gihon avec le percement d'un tunnel pour alimenter le bassin de Silwan, à Jérusalem, en 700 av. J.-C, fin d'assurer la défense de la ville contre Sennachérib.
Sennachérib a fait construire un aqueduc pour alimenter la ville de Ninive pour lequel il a fait construire un pont-aqueduc à Jerwan de 280 mètres de longueur. Il est le plus ancien connu. Cette technique a été utilisée par les Phéniciens pour amener de l'eau douce du Kasimieh à Tyr. Des Phéniciens, cette technique serait passée aux Grecs et aux Étrusques, puis aux Romains.