Comme son homologue est africain A. afarensis, le sud africain A. africanus était un hominidé bipède même s’il était pourvu de bras légèrement plus longs que les jambes, trait que l’on retrouve chez les chimpanzés. Il présentait d’autres traits archaïques, tels que des phalanges courbes adaptées au grimper.
Ces traits primitifs conduisent certains chercheurs à considérer A. africanus comme un ancêtre des Paranthropes plutôt que des humains modernes. Paranthropus robustus est en particulier un australopithèque robuste considéré comme un descendant potentiel d’A. africanus. Les crânes de P. robustus et A. africanus sont très voisins, même si celui de P. robustus présente de fortes insertions musculaires et une mandibule puissante en relation avec une adaptation à la mastication d’aliments coriaces. Par ailleurs, A. africanus a un crâne proche de celui des chimpanzés par ses traits et sa capacité crânienne, comprise entre 400 et 500 cm³. Le pelvis d’A. africanus était légèrement mieux adapté à la bipédie que celui d’A. afarensis.
Aucune industrie lithique n’a été mise au jour en relation avec les fossiles d’A. africanus.
Charles Darwin avait suggéré que les humains aient évolué initialement en Afrique, mais au début du XX siècle la plupart des anthropologues et des scientifiques soutenaient que les origines de l’homme devaient plus vraisemblablement être recherchées en Asie. Le caractère africain du « berceau de l’humanité » est désormais couramment admis, depuis les nombreuses découvertes de fossiles réalisées en Afrique de l’Est, à Laetoli, Olduvai ou Hadar entre autres. Avec ses traits plus humains que ceux d’A. afarensis, A. africanus reste un candidat sérieux au titre d’ancêtre direct des premiers représentants du genre Homo, à savoir Homo habilis et Homo rudolfensis apparus il y a environ 2,4 millions d’années.