Cathédrale Saint-Étienne de Châlons

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Introduction

Cathédrale Saint-Étienne de Châlons
Vue générale de l'édifice
Latitude

Longitude
48° 57′ 18″ Nord

4° 21′ 28″ Est / 48.955, 4.357778
PaysFrance
RégionChampagne-Ardenne
DépartementMarne
VilleChâlons-en-Champagne
CulteCatholique romain
TypeCathédrale
Rattaché àDiocèse de Châlons-en-Champagne
Début de la constructionXII siècle
Fin des travauxXVII siècle
Style(s) dominant(s)Roman -Gothique
Localisation


Cathédrale Saint-Étienne de Châlons

La cathédrale Saint-Étienne de Châlons est une cathédrale française située à Châlons-en-Champagne et dédiée à saint Étienne.

Châlons-en-Champagne, autrefois Châlons-sur-Marne, est le siège d'un diocèse couvrant la partie Sud du département de la Marne (la partie Nord relevant de l'archidiocèse de Reims). Il s'agit d'un des plus anciens diocèses de France puisque son évêque était présent au concile de Sardique en 344. Le premier évêque de la cité des Catalaunes serait saint Memmie duquel une légende tardive fait un envoyé de saint Pierre. La cathédrale se situe dans l'ancienne cité gallo-romaine, de petite dimension et de forme ovale, elle jouxte d'ailleurs l'une des deux voies qui se croisaient (cardo et decumanus), la rue de Marne. Elle était entourée d'un quartier cathédral comportant plusieurs églises (deux collégiales : Saint-Nicolas, supprimée aux XIII siècle et la Trinité, détruite à la Révolution), le cloître des chanoines au nord, l'évêché à l'ouest. Ici, en 1115, saint Bernard reçut l'ordination des mains de son ami évêque de Châlons, Guillaume de Champeaux. Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV s'y maria avec la princesse palatine, Charlotte-Élisabeth de Bavière le 19 novembre 1671.

Description générale

Le monument présente des parties romanes du XII siècle (crypte, tour du bras nord du transept dont le rez-de-chaussée abrite une rare verrière romane) mais fut reconstruit en style gothique rayonnant. L'abside, le transept et trois travées de la nef étaient achevés en 1261.

L'ancienne cathédrale romane

Entreprise sous l'épiscopat de Guillaume de Champeaux, la cathédrale romane comprenait un choeur vitré, sans déambulatoitre, un transept et une longue nef. Des deux tours greffées sur les bras du transept substiste la tour nord, à comparer avec les tours de Notre-Dame-en-Vaux. La crypte dédiée à la Vierge comprenait trois vaisseaux et deux entrées de chaque côté du choeur. La cathédrale romane fut consacrée par le pape Eugène III en 1147. De cette époque subsistent des vitraux romans ainsi que la cuve baptismale.

La cathédrale gothique

Entreprise sous l'épiscopat de Pierre de Hans, elle fut rapidement marqué par les avancées stylistiques de chantiers tels que Saint-Denis et adopta prestement le style rayonnant. Les chapelles rayonnantes et le déambulatoire furent ajoutés entre 1280 et 1310 leur ajout a nécessité le percement des murs de l'abside vitrée afin d'ouvrir le chœur sur le déambulatoire. L'aspect irrégulier des quatre piliers n'a été corrigé qu'au XVII siècle lors de leur reprise en sous-œuvre. La nef fut continuée à la fin du XV siècle et au début du XVI siècle. Entre 1628 et 1634, on éleva la façade occidentale (en style baroque) ainsi que les deux travées voisines. Cependant, la conception primitive de la nef fut conservée à travers les siècles par les constructeurs successifs, qui ont voulu lui préserver son unité. La tour nord portait une flèche de bois et de plomb construite au XVI siècle (au moins 80 m). Elle reçut la foudre en 1668, brûla et tomba sur l'abside en défonçant la voûte qui dût être refaite (voir la rosace de pierre avec la date 1668). Les deux-tiers de la crypte furent alors remblayés pour servir d'assise à la reprise des piliers. On construisit à la fin du XVII siècle deux flèches d'un style mêlant gothique et baroque. Mal-aimées au XIX et taxées de « pâtisseries » ces flèches gracieuses et originales furent sacrifiées au nom de l'unité de style. Depuis la cathédrale n'a plus de flèche.

L'édifice a conservé une remarquable parure de vitraux. Dans le bas-côté sud se trouve une intéressante série de vitraux de la fin du XV siècle et du début du XVI siècle. Ceux de l'autre bas-côté ont été faits au XIX siècle dans le goût du XIII siècle. Ceux du bras du transept sud datent du XX siècle.
De très nombreuses dalles funéraires gravées du XIII siècle au XVII siècle sont incrustées dans le pavage ou relevées le long des murs. Elles se caractérisent par une grande élégance du dessin.

Principales dimensions

Façade de la cathédrale Saint-Étienne

Vue du transept Nord et des vitraux du XIIIe siècle

  • Longueur hors œuvre : 96,4 mètres
  • Hauteur de la tour : 38,66 mètres
  • Largeur de la façade occidentale : 30,50 mètres

Le chœur

  • Hauteur du chœur : 25,40 mètres
  • Largeur de la nef : 28,60 mètres

La nef

  • Hauteur sous voûte de la nef : 27,08 mètres
  • Largeur du vaisseau central entre axes des colonnes : 11,70 mètres
  • Hauteur des grandes arcades de la nef : 13 mètres

Le transept

  • Longueur du transept : 40,70 mètres
  • Largeur du transept : 12,10 mètres

Mobilier

Parmi les vitraux on remarquera : la verrière de la Rédemption (plus ancienne verrière typologique au monde, inspirée des émaux mosans) du milieu du XII siècle, en particulier de l'autel portatif de Stavelot. Il s'agit d'un des premiers « montages » iconographique préférant la symbolique au narratif, en associant des passages-clé de l'ancien testament à la vie du Christ. Se distinguent notamment dans cette iconographie la présence de la Synagogue tenant la couronne d'épines et de Job pêchant le Léviathan. La rosace du transept nord (XIII siècle); les vitraux de l'abside offerts par saint Louis et représentant les saints évêques fondateurs de Châlons ; deux séries de figures de saints (1475) ; plusieurs verrières du XVI siècle parmi lesquelles la Genèse.
La cuve baptismale romane en pierre de Tournai (milieu XII siècle) représentant des anges soufflant dans des trompettes aux angles et la résurrection des morts sur les faces.

Le tableau représentant la consécration de la cathédrale par le pape Eugène III en 1147, date du XV siècle.
Orgue de Jean Abbey (milieu XIX siècle), complété par ses fils en 1898. Cet instrument, relevé dans un style néo-classique en 1957 par Roethinger, a été restauré (2000-2006) dans l'esprit (composition et harmonisation) restituant l'orgue de 1898. Le 21 mars 2009, M Gilbert Louis, évêque de Châlons, a consacré un nouvel autel (où des reliques de saint Étienne, saint Vincent, mère Léonie Aviat et un souvenir de sœur Odette Prévost ont été enchâssées). Il fait partie d'un ensemble avec la cathèdre et l'ambon, évoquant la Résurrection.