Escitalopram

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Introduction

Escitalopram
Escitalopram

Escitalopram
Général
Nom IUPAC
N CAS128196-01-0 S(+)
Code ATCN06AB10
DrugBankDB01175
PubChem146570
Propriétés chimiques
Formule bruteC20H21FN2O
Masse molaire324,3919 ± 0,0182 g·mol
Classe thérapeutique
Antidépresseur ISRS
Données pharmacocinétiques
Biodisponibilité80%
MétabolismeHépatique (CYP3A4) et (CYP2C19)
Demi-vie d’élim.27-32 heures
Considérations thérapeutiques
Voie d’administrationOrale
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

L' escitalopram, commercialisé dans divers pays sous les noms de Lexapro®, Cipralex®, Sipralexa®, et Seroplex®, est un antidépresseur inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine. L'escitalopram est utilisé dans le traitement de la dépression et de l'anxiété. Chimiquement l'Escitalopram est l'énantiomère pur (S) du citalopram.

Boîte d'escitalopram de 10 mg (Seroplex®, par Lundbeck)

Histoire

En 1989, les laboratoires pharmaceutiques Lundbeck et Forest Laboratories déposent le brevet de leur nouveau médicament le Citalopram, un antidépresseur inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine, en 1997 lorsque le brevet du citalopram allait expirer, Lundbeck et Forest Laboratories ont, pour pérenniser la durée de celui-ci, conçu la molécule « miroir » ou énantiomère qui fut appelée l'escitalopram. Il fut développée à partir de l'été 1997, et présenté à la FDA en mars 2001, celle-ci émit son approbation pour la dépression majeure en août 2002 et pour le trouble de l'anxiété généralisée en décembre 2003.

Efficacité

Des études ont montré la supériorité clinique de l'escitalopram par rapport à certains ISRS comme la paroxétine, la fluvoxamine, la sertraline, la fluoxétine et la doxulépine. Néanmoins aucune étude clinique n'établit de comparaison de l'escitalopram par rapport à un tricyclique avec des patients gravement déprimés. Comparé à la duloxétine, l'escitalopram semble avoir une meilleure efficacité en début de traitement. La revue Prescrire est très nuancée sur cet isomère, et estime qu'il n'apporte aucun avantage thérapeutique par rapport au citalopram ou la venlafaxine que ce soit pour les états dépressifs sévères ou les attaques de panique.

Une revue de la littérature publiée dans le magazine scientifique L'Encéphale montre que l'escitalopram a une bonne efficacité dans le traitement du trouble panique et une meilleure efficacité que le citalopram et le placebo dans le traitement du trouble anxieux généralisé (TAG), des phobies sociales généralisées et des troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

Pharmacologie

D'après Azorin et les laboratoires Lunbeck, l'escitalopram est plus efficace que le citalopram dans les dépressions sévères. Ils auraient pour cela réinterprété les données d'études comparant les deux molécules avec des critères non définis au moments des études. Il est le plus sélectif des inhibiteurs du recaptage de la sérotonine.

Il est homologué et indiqué dans le traitement :

  • de la dépression majeure ;
  • du trouble de l'anxiété généralisé.

D'autres indications comprennent :

L'escitalopram agit en bloquant les transporteurs de sérotonine qui recapturent celle-ci, l'augmentant ainsi dans la fente synaptique et permettant le passage de l'information entre les neurones, il a une grande affinité pour le transporteur de sérotonine (SERT).

Effets secondaires et interactions médicamenteuses

Les principaux effets secondaires liés aux ISRS sont les nausées (15 % des patients), la somnolence (6,9 %) (particulièrement en début de traitement), l'insomnie (9,2 %), les céphalées (15,8 % des patients) ou la diarrhée (8 %). La revue Prescrire fait état lors des essais cliniques comparatifs, d'un arrêt de traitement pour effets indésirables pour 5,9 % des patients. Ainsi 73 % des patients sous escitalopram rapportent un événement indésirable.

La prise de poids est quasi inexistante, 0,6 kg après 6 mois de traitement contre 0,2 kg avec un placebo.

On peut signaler aussi une légère baisse de la libido et un retard de l'éjaculation (9 % des patients).

L'interaction médicamenteuse la plus courante est l'association avec d'autres substances à action sérotoninergiques (qui augmente la sérotonine) comme les antidépresseurs IMAO ou tricycliques, le millepertuis ou les suppléments en 5-HTP, qui peuvent conduire à un syndrome sérotoninergique (excès de sérotonine dans le cerveau).

Sevrage

L'arrêt d'un ISRS nécessite une diminution progressive de la dose prescrite pour éviter un syndrome de sevrage qui a lieu lorsque que l'arrêt est fait en une seule fois ; les symptômes de ce sevrage serait alors de l'irritabilité, des étourdissements ou de la paresthésie.