« Proscrit, j’ai été prisonnier de guerre. Je sais ce que c’est la captivité. Je n’en veux plus pour mes malades. »
« Croire en l’homme même et surtout en celui dont la raison s’est obscurcie ».
« Je crois en mes malades, ils croient en moi. Avant tout, je suis un médecin, leur médecin. Nous sommes heureusement quelques uns à avoir compris cela dans les camps nazis, en présence de tant d’horreurs.»
« Essayez, oui essayez de dire quel est notre esprit, rééduquer et non punir. »
« Ici, vous pourrez tout voir, tout photographier, parler à tout le monde. A votre aise. Si vous parlez aux malades, soyez aimable. Donnez leur la main et traitez les comme s’ils étaient des personnes valables, normales et aussi sensées que le sont vos amis. »
« Nous avons le devoir de respecter dans tous les cas la dignité humaine. »
Dans les ateliers d’ergothérapie on lit: « Devant le passé tire ton chapeau, devant l’avenir, retrousse tes manches ».
« Traiter les malades comme des hommes et des femmes à part entière. Être doux et gentil avec eux. Tuer les complexes qui existent en eux. Considérer leur conception de la vie pour « oblique » qu’elle soit, comme une conception normale et logique dans leur perspective.
Redonner confiance, rendre leur dignité à des êtres que la vie élimine trop vite et avec trop de rudesse. Recréer l’équilibre de l’âme et du moral des malades et ramener ces hommes parmi leurs semblables qui, ma foi, ont souvent autant de manies qu’eux.»
« fidèle à la devise: « il est inutile d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Plus que dans ces querelles de clocher, cette devise me fera de l’usage sur le plan de l’assistance psychiatrique nationale. Si à Lannemezan nous avons gagné une bataille, nous n’avons pas gagné la guerre contre les préjugés tenaces, les fausses conceptions de la maladie mentale et toutes les routines hospitalières.»