Introduction

Une illustration d'hydrocarbures aromatiques polycycliques. Dans le sens des aiguille en partant d'en haut à gauche : benz[e]acéphénanthrylène, pyrène et dibenz[a,h]anthracène.

Structure cristalline d'un dérivé hexa-t-butyle de l'hexa-péri-hexabenzo[bc,ef,hi,kl,no,qr]coronène publiée par Müllen et al., Chem. Eur. J., 2000, 1834-1839. Les groupes t-butyles permettent à ce composé d'être soluble dans des solvant communs comme l'hexane, dans lequel le composé HAP non substitué est insoluble.
Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont une sous-famille des hydrocarbures aromatiques, c'est à dire des molécules constitués d’atomes de carbone et d’hydrogène mais dont la structure comprend au moins deux cycles aromatiques condensés.
Depuis de nombreuses années, les HAP sont très étudiés car ce sont des composés présents dans tous les milieux environnementaux et qui montrent une forte toxicité. D’ailleurs, c’est une des raisons qui a conduit à leur ajout dans la liste des polluants prioritaires par l’agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA US Environmental Protection Agency), dès 1976. Aujourd’hui, ils font également partie des listes de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et de la communauté européenne. Bien qu'ils ne soient pas cités dans la liste déclaratoire de la Convention de Stockholm portant sur les polluants organiques persistants (POP), ils sont répertoriés en tant que tels dans le protocole d'Aarhus.
Les HAP font par ailleurs l'objet de recherches actives chez les astrophysiciens et astrochimistes, depuis que Alain Leger et Jean-Lou Puget les ont proposés en 1984 comme responsables de l'émission interstellaire des bandes infra-rouge entre 3 et 15µm. Bien qu'aucune molécule HAP précise n'ait à ce jour (Février 2010) été identifiée, la communauté astrophysique accepte majoritairement l'hypothèse que les HAP constituent une partie des grains de poussière interstellaire et jouent un rôle majeur dans le milieu interstellaire.










