médicaments, matériel médical, produits de service de santé à la personne, produits d'hygiène et cosmétiques.
Filiale(s)
États-Unis : Neutrogena, Alza Corp, Biopsys Medical Inc., Centocor, Cordis Corp., DePuy Inc., Ethicon Inc., FermRX Inc., LifeScan Inc., McNeil, Mitek Products, Personal Products Co., Vistakon
Belgique : Janssen-Cilag, Janssen Pharma
France : Roc, SPPH-Vendôme
Allemagne : Woelm Pharma.
Effectif
120 500 (2007)
Site Web
Capitalisation
184,93 milliards USD
Chiffre d’affaires
78 milliards USD (2009)
Résultat net
12,1 milliards USD (2007)
Carte postale de New Brunswick. A gauche de cette photographie, la construction à trois étages sur laquelle on lisait « Ja—– and Carpender, Manufacturers of Wallpaper » fut le premier bâtiment acquis par la firme.
Johnson & Johnson est une entreprise américaine fondée en 1886. Elle est l’un des plus importants fabricants au monde de produits pharmaceutiques, de matériel médical, de produits d’hygiène, de santé, de cosmétiques et fournit également des services connexes aux consommateurs ainsi qu'aux professionnels de la santé. Le capital boursier de cette entreprise entre dans la composition du Dow Jones et cette société est recensée dans le « Fortune 500 ». Johnson & Johnson est réputée pour son éthique d'entreprise et son classement stable en tête du Sondage sur la Réputation des Entreprises Nationales aux États-Unis réalisé par la firme Harris Interactive.
Le siège social de la société est établi à New Brunswick, dans l’État du New Jersey. L’entreprise, qui possède plus de 250 filiales, est présente dans plus de 57 pays. Ses produits sont commercialisés dans plus de 175 pays.
Johnson & Johnson possède de nombreuses marques célèbres de médicaments et de fournitures de premier secours. Parmi ses produits de consommation biens connus, il y a les sparadraps et les bandages Band-Aid, les médicaments Tylenol, les produits pour bébé Johnson's Baby, les soins pour la peau et les produits de beauté Neutrogena et Roc, les gels nettoyants pour le visage Clean & Clear et les lentilles de contact Acuvue.
Ses principaux concurrents sont GlaxoSmithKline, Pfizer, Procter & Gamble et Sanofi-Aventis.
Historique
Sir Joseph Lister, la découverte de l'antiseptique
L'histoire de la firme commence en 1876 par une conférence de sir Joseph Lister, alors en visite aux États-unis où il reçut un accueil favorable à Boston et à New York, sur les bienfaits des antiseptiques auquel Robert Wood Johnson a assisté.
Sir Joseph Lister (1827-1912)
Sir Joseph Lister, premier baron Lister, (né le 5 avril 1827 à Upton dans l'Essex ; mort le 10 février 1912 à Walmer) est un célèbre chirurgien Anglais, quaker, qui a promu l'idée d'une chirurgie stérile lorsqu'il travaillait à la Glasgow Royal Infirmary. Fils de Joseph Jackson Lister, le pionnier dans l'usage du microscope, il a découvert l'origine des infections en bloc opératoire : les germes se propageant dans l'air, qu'il appela alors les « assassins invisibles ». La médecine allait faire un premier pas vers la connaissance des risques liés à l'infection des plaies et de la nécessité d'en protéger les patients. Pourtant, cette découverte - l'idée qu'une multitude d'organismes vivants, invisibles à l’œil nu et mortels, est présente partout - ne fit pas l'unanimité parmi les chirurgiens du XIX siècle.
En effet ces derniers auraient dû alors reconnaître qu'ils soignaient leurs patients dans des conditions hygiéniques déplorables et qu'ils étaient responsables de leur mort : 90 % des patients mouraient après l'opération dans certains hôpitaux. À cette époque, en effet, dans la plupart des hôpitaux de simples installations pour se laver les mains, nettoyer les plaies des patients et les instruments chirurgicaux n'existaient pas ; les chirurgiens considéraient que c'était inutile.
Des chirurgiens allemands pratiquant une opération selon les méthodes de Joseph Lister. On peut voir, à droite, l'appareil qui servait à asperger la solution de phénol.
Lister, quant à lui, avait lu un article publié par Louis Pasteur qui affirmaient que la pourriture et la fermentation sont possibles sans apport d'oxygène en la présence de micro-organismes, ce qu'il confirma par ses propres expériences. Or, si les micro-organismes sont la cause de la gangrène, le problème était donc de trouver une solution afin de les éliminer. Pasteur avait déjà proposé trois méthodes dans ce but : les emprisonner à l'aide d'un filtre, les détruire par la chaleur ou bien en les exposant à des solutions chimiques. Les deux premières solutions étant inappropriées dans le cas d'une plaie humaine, Lister expérimenta alors la troisième.
Il élabora une solution d'acide carbolique (ou phénol dont on se servait à l'époque pour assainir les égouts) qu'il aspergeait sur les scalpels et dont il imbibait les pansements. Il découvrit alors que cette solution réduit les risques de gangrène lorsqu'elle est appliquée sur une plaie. Il fit alors porter aux chirurgiens des gants propres et laver leurs mains avec une solution contenant 5 % d'acide carbolique ; de la même manière, il fit nettoyer les instruments chirurgicaux et les salles d'opération. Il réduisit ainsi le taux de mortalité de ses patients de 50 à 15%.
Lister fut promu en 1869 professeur de chirurgie à l'Université d'Edimbourd, où ces cours le rendirent célèbre. Il continua ainsi à développer et à promouvoir l'usage de l'antiseptique.
Johnson & Johnson, une entreprise familiale pendant 77 ans
Robert Wood Johnson I (1886-1910)
Robert Wood Johnson I (1845-1910)
Contrairement à beaucoup de ses contemporains, Robert Wood Johnson n'a jamais remis en question les travaux de Sir Lister. Convaincu dès 1876, il mûrit pendant plusieurs années l'idée d'une application pratique à la découverte du chirurgien ce qu'il parvint à réaliser en dirigeant Johnson & Johnson.
Devanture de la pharmacie Wood & Tittamer
Né le 15 février 1845 à Carbonale, en Pennsylvanie, Robert Wood Johnson débute sa carrière en 1861 par son apprentissage chez Wood & Tittamer, une pharmacie de Poughkeepsie dans l'État de New York qui appartenait au cousin de sa mère. C'est grâce à cet emploi qu'il échappe à la Guerre de Sécession, contrairement à ses deux frères cadets James Wood et Edward Mead Johnson enrôlés dès la première année du conflit. Plus tard, en 1864, il quitte Wood & Tittamer et part travailler à New York pour Roushton & Aspinwall. Il y rencontre alors George J. Seabury et ensemble ils décident de quitter l'entreprise pour se lancer eux-mêmes dans les affaires sous le nom de Seabury & Johnson.
Mais les relations entre les deux partenaires n'étaient pas toujours au beau fixe, ils se querellaient en particulier au sujet de l'utilisation des bénéfices de la firme. La querelle ne s'arrangea pas lorsque Seabury fit embaucher son frère cadet ce qui servit d'argument pour Johnson afin de faire de même avec Edward en 1876 puis James en 1878. Seabury s'inquiétait alors de perdre sa place si l'ensemble de la fratrie Johnson (cinq frères au total) venait à entrer dans l'entreprise.
Après avoir écouté sir Joseph Lister en 1876, Robert Wood Johnson pensait de plus en plus à quitter Seabury & Johnson, alors que sa relation avec Seabury se dégradait, pour créer la première fabrique de bandages chirurgicaux stériles.
C'est en 1885 qu'il est rejoint par ses frères, James et Edward, dans son projet de créer un nouveau type de bandages prêts à l'emploi et conditionnés de manière à éviter tout risque de contamination. Bien que ce fût Robert qui en eut l'idée, ce sont ses deux jeunes frères qui se lancèrent les premiers dans le projet. Ils quittèrent Seabury & Johnson au début de l'année 1886 et c'est de leur partenariat que naquit Johnson & Johnson. C'est pourquoi bien que l'entreprise fut dirigée par trois frères elle ne s'appelle pas Johnson & Johnson & Johnson. Une fois qu'il se fut dégagé de ses obligations envers Seabury & Johnson, Robert Wood Johnson vint rejoindre ses deux frères à New Brunswick pour prendre la tête de l'entreprise qu’il fit grandir grâce à ses talents d’entrepreneur, sa forte personnalité et ses capitaux.
Les premières années de la firme furent celles de sa croissance rapide qui en fit un leader sur le marché américain de la santé. La manière dont Robert Wood Johnson dirigea J&J peut se résumer par cette phrase de Fred Kilmer :
« Si un produit pouvait servir à sauver des vies, à prévenir la souffrance, et qu'il était en mesure de le fabriquer, une fois qu'il en était convaincu, il lançait sa production et le présentait aux professionnels de la santé sans penser au profit. »
1886, Johnson & Johnson fabrique ses premiers produits. L'entreprise n'emploie que 14 personnes et possède simplement un bâtiment à New Brunswick.
1887, la société est déclarée légalement comme incorporation (entreprise) sous le nom de Johnson & Johnson.
1888, la société réalise un chiffre d'affaires de $25000 par mois.
1889, l'agence Gilmour Brothers distribue les produits J&J Inc. au Canada.
de 1890 à 1891, un laboratoire de recherche sur les bactéries est ouvert et J&J se lance dans la production de pansements en coton et en gaze qui ne soient plus simplement aseptisés à l'aide d'antiseptique mais stérilisés par la chaleur. C'est à cette époque que le slogan de l'entreprise ('"The Most Trusted Name In Surgical Dressings"', le nom en qui avoir confiance en matière de pansements chirurgicaux) né de ce nouveau processus rendant ses produits plus sûrs.
1893, naissance de la gamme de produit pour bébé Johnson's Baby avec l'invention de la poudre pour bébé Johnson's Baby Powder.
1899, avec la collaboration de nombreux chirurgiens américains, Johnson & Johnson développe la production d'un nouveau type de pansements adhésifs contenant de l'oxyde de zinc qui devient très utile en chirurgie grâce à ses qualités adhésives et non irritantes.
1905, Johnson & Johnson réalisait sa première acquisition importante : celle de la J. Ellwood Lee Company of Conshohocken de Pennsylvanie, une des sociétés majeures dans la fabrication de produits de santé au début du XX siècle et un concurrent direct de la société aux États-Unis. Le co-fondateur de l'entreprise, Edward Mead Johnson avait quitté J&J depuis la fin du XIX siècle pour créer l'American Ferment Company qui devient en 1905 la Mead Johnson & Company.
1907, le nombre des employés s'élevait à 1000 personnes et la société avait acquis 35 bâtiments dont plusieurs usines, des entrepôts, des bureaux et des docks à New Brunswick et à Highland Park (New Jersey). En plus du transport par chemin de fer, ses produits étaient transportés par bateaux à vapeur sur le Raritan de New Brunswick à New York.
1908, 2500 personnes sont employées par la société.
1910, l'entreprise est en deuil lorsque Robert Wood Johnson meurt soudainement du mal de Bright le 7 février. Ses funérailles furent grandioses : plus de mille employés de J&J, des membres du conseil municipal, d'associations caritatives et des hommes d'église de New Brunswick vinrent lui rendre un dernier hommage. Le cortège funéraire remplissait la route longue d'un mile qui séparait l'église du cimetière d'Elmwood.
James Wood Johnson (1910-1932)
Au moment de la disparition de Robert Wood Johnson, des doutes planèrent quant au futur de J&J tant la gestion et le travail de son premier président compta pour sa réussite. Mais l'entreprise possédait déjà une équipe de managers compétents qui furent tout à fait en mesure de prendre la succession de la direction. Au premier rang parmi eux, le frère de l'ancien dirigeant, James Wood Johnson, fut élu président de la direction le 18 février 1910 et continua l’œuvre de son frère avec la même politique.
Durant cette période, la direction entreprit la diversification et débuta l'internationalisation de J&J.
1918, J&J participe à l'effort de guerre en produisant des quantités massives de produits de soin envoyés aux soldats combattant en Europe pendant la Première Guerre mondiale. Lorsque l'épidémie de la grippe espagnole atteint les États-Unis à la fin de l'été, J&J fabrique des masques en gaze pour restreindre la prolifération de ce fléau. L'Armistice signée en novembre, J&J reçoit les remerciements élogieux du ministère de la guerre américain et du directeur de l'Administration de l'aide américaine, Herbert Hoover, pour son aide lors du conflit et son soutien dans la lutte contre la famine. James Wood Johnson, qui avait investi dans une entreprise de fer à cheval à New Brunswick, reçut également en cadeau une boîte à cigares faite d'or et d'argent de la part du ministère de la guerre russe pour avoir fourni à sa cavalerie suffisamment de fers à cheval.
1919, installation de la première filiale à l'étranger, au Canada, dans la province de Québec, à Montréal.
1920, l'invention du pansement adhésif et de la marque Band-Aid permet à J&J de diversifier sa gamme de produit.
1923, les deux fils de Robert Wood Johnson, R. Wood Johnson II et J. Seward Johnson, font un voyage autour du monde et reviennent aux États-Unis avec la conviction de devoir internationaliser sérieusement J&J. Dans un premier temps, J. Wood Johnson fut contre. Il avait peur que cela mette en péril les exportations de J&J. Mais l'influence de plus en plus grandissante de son neveu dans l'entreprise finit par le faire changer d'avis.
1924, J&J implante sa première filiale hors du continent américain, Johnson & Johnson Ltd., au Royaume-Uni.
1930, première filiale au Mexique et en Afrique du Sud
1931, première filiale en Australie.
Robert Wood Johnson II (1932-1963)
Le fils de Robert Wood Johnson, Robert Wood Johnson II, faisait partie de l'équipe dirigeante de J&J depuis 1914, il n'avait alors que 21 ans, mais accompagnait déjà son père pendant son travail lorsqu'il était plus jeune. Il gagne le surnom de « Général Johnson » après avoir servi sous le grade de général de brigade pendant la Seconde Guerre mondiale.
Homme d'affaires novateur et philanthrope comme son père, c'est grâce à Robert Wood Johnson II que la firme accède à un niveau supérieur en devenant le plus gros conglomérat industriel mondial de produits de santé et des soins médicaux.
Il lança une politique importante de diversification et de décentralisation de la direction au profit des nombreuses filiales de J&J. Son credo de responsabilité de l'entreprise vis à vis des travailleurs lui valut en 2005 d'être intégré de manière posthume au « Labor Hall of Fame » par le ministère du travail américain en remerciement de sa contribution pour l'amélioration des conditions de vie des travailleurs américains.
1943, Robert Wood Johnson II écrit un Credo.
1947, installation d'une nouvelle usine à Montréal sur un terrain de 55 acres, rue Notre-Dame Est.
1956, première filiale en Suède.
1959, acquisition de la firme américaine McNeil Laboratories et de son médicament antidouleur, le Tylenol, qui est devenu depuis un des produits majeurs de J&J.
1961, première filiale au Japon.
1963, le général Robert Wood Johnson cède sa place de directeur. Il continue cependant à jouer un rôle dans le groupe jusqu'à sa mort survenue le 30 janvier 1968 alors qu'il était âgé de 74 ans. Il fut enterré dans le cimetière d'Elmwood. Sa fortune fut presque entièrement reversée à la fondation portant son nom. Ce don s'élevait à $400'000'000. La fondation Robert Wood Johnson est aujourd'hui la cinquième association philanthropique des États-Unis.
Croissance et développement de 1963 à aujourd'hui
Philip B. Hofmann (1963-1973)
Richard B. Sellars (1973-1976)
1973, première filiale en Grèce.
James E. Burke (1976-1989)
1981, première filiale en Corée.
1982, sept décès causés par les gélules Extra-Strenhgt Tylenol.
1985, première filiale en Égypte.
Ralph S. Larsen (1989-2002)
William C. Weldon (2002- )
2003, Jamie Johnson, un des arrières petit-fils du fondateur, réalise un documentaire appelé Born Rich à partir de sa propre expérience sur le fait de grandir dans une famille héritière d'une des plus grosses fortunes mondiales.
Secteurs d'activités
Pharmaceutique
Médical
Grand public
En France, Johnson& Johnson distribue les marques Aveeno, Biafine, Cicabiafine, Soleilbiafine, Neutrogena, Roc, Compeed entre autres auprès des pharmacies et parapharmacies. Pour le réseau GMS (Grande distirbutio) on retrouve les marques tels que Neutrogena (Visibly Clear,...) et Le Petit Marseillais.
Dans le monde
Johnson & Johnson possède 113 800 collaborateurs repartis à travers le monde. En 2004, le chiffre d'affaires au niveau mondial de la société s'élevait à 47 milliards de dollars et, depuis plus de 100 ans, le chiffre de la croissance annuelle du groupe est composé de deux unités.
Amérique du Nord
Le siège social de J&J, 1 Johnson & Johnson Plaza, New Brunswick, NJ 08933.
États-Unis
L'emplacement historique de la société se situait près du canal Delaware et Raritan à New Brunswick. Dans les années 60, la société envisagea de déménager son siège social mais resta finalement à New Brunswick après la promesse faite par la mairie de gentrifier le centre ville. Bien que la ville ait perdu une partie de son héritage historique, la gentrification la rendit à nouveau attractive et permit un retour au développement. Johnson & Johnson fit alors appel à Henry N. Cobb, un des architectes associés de Pei Cobb Freed & Partners pour dessiner les plans d'une extension de son siège social. Plutôt qu’une tour monumentale, l’architecte conçut un ensemble de huit bâtiments intégré au tissu urbain. Ce qui prit la forme d'une tour profilée de seize étages et de sept immeubles de quatre étages situées au milieu d'un parc accessible par le réseau de transport en commun du New Jersey Transit et pouvant accueillir 800 employés. La construction s'acheva en 1983 et reçut le prix de la Chambre du Commerce et de l'Industrie du New Jersey .
Un hôpital de New Brunswick porte le nom de Robert Wood Johnson.
Europe
France
Le siège social de Johnson & Johnson Consumer France est situé à Issy-Les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine (1 Rue Camille Desmoulins 92130). En France, la société compte environ 4000 collaborateurs et atteint un chiffre d’affaire de 1,8 milliards d'euros. RoC, Neutrogena, Evian Affinity, Compeed et Biafine y sont les marques principales commercialisées. Johnson & Johnson dispose également d'un site de production dans la marne à Sézanne.
Janssen-Cilag AG à Issy-Les-Moulineaux Entité pharmaceutique de J&J
Johnson & Johnson Consumer à Val de Reuil (Eure) et à Sézanne (Marne)
Suite au rachat de Mentor corp, spécialisé dans les prothèses mammaires et silicones, J&J devient en 2009 propriétaire de la sté Perouse plastie située à Bornel,60, laquelle avait été acquise par Mentor en 2008. Toutefois seuls les procédés et la clientèle de Perouse plastie présentaient un intérêt pour J&J qui annonça fin 2009 la fermeture de l'unité de production isarienne détruisant 126 emplois.
Allemagne
Johnson & Johnson Consumer à Düsseldorf
Johnson & Johnson HealthCare à Wuppertal
Janssen-Cilag à Neuss
Ethicon à Norderstedt et sites de production affiliés
McNeil Consumer Health à Bad Honnef
Cordis Med. App. GmbH àLangenfeld
Belgique
Janssen Pharmaceutica et Johnson & Johnson Pharmaceutical Research and Development à Courcelles
Janssen Pharmaceutica et Johnson & Johnson Pharmaceutical Research and Development à Beerse
Janssen-Cilag et Johnson & Johnson Consumer à Berchem (Antwerpen)
Tibotec à Mechelen
Suisse
Johnson & Johnson Consumer à Zug
Janssen-Cilag AG à Baar
Cilag AG à Schaffhausen
Janssen-Cilag et McNeil Comsumer Health à Zug
Johnson & Johnson dans le canton de Neuchâtel (environ 1 200 employés fin 2008, 1 milliard de francs suisses de chiffre d'affaire en 2007 pour 1 000 employés) :
Ethicon Sàrl, DePuy Mitek et ASP à Neuchâtel
Une petite dizaine de sociétés au Locle répartis sur 3 sites: Medos SA, Medos International Sàrl, Codman, Codman Neuro Sciences, DePuy Trauma, DePuy Spine, DePuy Motion, Obtech.
Johnson & Johnson est un groupe très diversifié et possède au moins 250 filiales que l'on regroupe sous le nom de Johnson & Johnson Family of Compagnies. Parmi celles-ci :
ALZA Corporation
Animas Corporation
BabyCenter, L.L.C.
Biosense Webster, Inc.
Centocor
Cilag
Codman & Shurtleff, Inc.
Cordis Corporation
DePuy
Ethicon Endo-Surgery, Inc.
Ethicon, Inc.
Gynecare
Independence Technology, LLC
Janssen Pharmaceutica
Janssen Pharmaceutica Products, L.P.
Johnson & Johnson, Group of Consumer Companies, Inc.
Johnson & Johnson Health Care Systems Inc.
Johnson & Johnson - Merck Consumer Pharmaceuticals Co.
Johnson & Johnson Pharmaceutical Research & Development, L.L.C.
L'actuel conseil d'administration a pour membres : Mary Sue Coleman, James G. Cullen, Robert J. Darretta, Michael M.E. Johns, Ann Dibble Jordan, Arnold G. Langbo, Susan L. Lindquist, Leo F. Mullin, Christine A. Poon, Steven S. Reinemund, David Satcher, et William C. Weldon.
Mary Sue Coleman, présidente de l'Université du Michigan depuis 2002 ; élue membre du C.A. en 2003 ; membre du comité d'audit et du comité consultatif des sciences et technologies.
William C. Weldon, président du conseil d'administration & chef de la direction.
Christine A. Poon, vice présidente & présidente de Médecine et Nutrition à l'échelle mondiale.
Nelson Rivera, Sr., directeur de l'équipement à l'échelle mondiale.
L'image de la firme et stratégie de communication
Le logo
Le logo actuel est inspiré de la signature de James Wood Johnson.
Utilisation du symbole de la Croix-Rouge
Johnson & Johnson déposa la croix rouge comme une marque commerciale américaine de "pansements chirurgicaux et à usagethérapeutique" en 1905, mais l'entreprise se servait déjà de ce symbole depuis 1887. La convention de Genève, qui réserve les emblèmes de la Croix-Rouge à des usages spécifiques, fut en premier lieu approuvé en 1864 puis ratifié en 1882 par les États-Unis d'Amérique. Cependant la loi américaine n'interdisait alors pas d'utiliser l'emblème de la Croix-Rouge américaine, ce que l'armée fit aussi juste après Johnson & Johnson. En effet, une clause de cette loi (la clause 18 U.S.C. 706) légalise le cas de ceux qui utilisaient ce symbole comme une marque commerciale avant que cela ne soit interdit.
Stratégie de communication
En 1888, Johnson & Johnson publie un livre, Modern methods of antiseptic wound treatment (méthodes modernes du traitement des blessures à l'aide d'un antiseptique), qui reste plusieurs années durant le texte de référence en la matière.
La « peur Tylenol »
Le 29 septembre 1982, sept personnes sont retrouvées mortes à Chicago après avoir ingérées un antalgique antipyrétique non salicylé (paracetamol - acétaminophène) commercialisé par J&J et qui était contaminé au cyanure. J&J fit rappeler tous les produits de ce type aux États-Unis afin d'éviter davantage d'accident. Le crime n'a jamais été résolu et les ventes de Tylenol se sont effondrées. Cette crise prend fin pour la marque quelques années après. L'action rapide de la firme face à cette crise lui valut les éloges des médias américains.
Marques
Bien que connue essentiellement en Amérique du Nord, cette diversité de marques et de produits entre dans la stratégie internationale de la firme qui s'affirme comme étant « dans le monde, le fabricant fournissant aussi bien la gamme de produits la plus complète et la plus large en matière de soins médicaux que les services s'y rapportant, afin de satisfaire les marchés des consommateurs, de la pharmaceutique et des professionnels. »
Acuvue
Acuvue fut la toute première marque de lentilles de contact jetables commercialisée en 1986. Elles sont fabriquées par Vistakon dont le siège social se situe à Jacksonville, en Floride. Toutes les usines Vistakon produisent aux Etats-Unis, sauf une seule usine à Limerick en Irlande.
Aveeno
Sous la marque Aveeno la filiale du même nom, qui a une place importante dans sa branche aux Etats-Unis, commercialise des produits de soin pour la peau.
Band-Aid
Pansements de la marque Band-Aid
Band-Aid est une marque américaine, déposée par Johnson & Johnson, de pansements utilisés pour couvrir les blessures légères. Pour la majorité des consommateurs américains, canadiens, brésiliens et australiens cependant, elle est devenue le nom générique qui désigne par extension tous les bandages adhésifs de ce type (voir nom de marque générique).
L'expression « Band-aid » est aussi devenue courante lorsqu'on parle en Anglais d'une solution qui s'avère insuffisante voire inefficace..
Le pansement a été inventé en 1920 par Earle Dickson, un employé chez Johnson & Johnson, pour sa femme. Le prototype permettait à celle-ci de panser ses plaies sans l'aide de personne. Dickson, qui habitait alors à Highland Park dans le New Jersey, fit part de son invention à son employeur qui se lança alors dans la production et la mise sur le marché du produit sous le nom de Band-Aid. Dickson eut une carrière florissante chez Johnson & Johnson, il en devint le vice président avant de prendre sa retraite.
Les premiers pansements étaient faits à la main et ne touchèrent qu'un public restreint. A partir de 1924, Johnson & Johnson se dota de la première machine produisant de pansements Band-Aid stériles. Pendant la seconde Guerre mondiale, des millions de ces pansements furent transportés par bateau à l'étranger.
C'est en 1951 que les premiers pansements décoratifs Band-Aid sont mis sur le marché. Ils continuent aujourd'hui à avoir beaucoup de succès. Les motifs de ces pansements reprennent, par exemple, les personnages de Batman ou de Snoopy.
Johnson & Johnson fabrique une large gamme de produits sous la marque Band-Aid. Cela va des pansements liquides Band-Aid aux pansements aidant à la cicatrisation. Leurs productions récentes incluent des pansements flexibles de formes variés de même que des pansements qui résistent à l'eau et qui peuvent être porté plus longtemps. En plus des pansements classiques, la société produit également un gel contre les brûlure que l'on applique soit séparément, soit qui est déjà contenu dans certains de ses pansements.
Cette marque a notamment pour concurrente la marque Nexcare de la société 3M.
Carefree
Protège-slips vendus par Stayfree.
Clean & Clear
Clean & Clear est une gamme de produits dermatologiques. Créé en 1957 par la firme Revlon, elle est rachetée par Johnson & Johnson en 1991. La gamme originale des produits comprenait des shampoings, des après-shampoings et des soins pour le visage. Johnson & Johnson a fait se spécialiser la marque dans les produits contre l'acné. Ceux-ci sont similaires, à des prix inférieurs, à ceux de la marque Neutrogena. Clean & Clear est actuellement mis en vente dans 41 pays.
Le Petit Marseillais
Le Petit Marseillais est une marque de savon, gel douche et shampoing appartenant aux Laboratoires Vendôme.
K-Y
« K-Y Jelly » (jelly signifie gelée en anglais), connu également sous le nom de Panista Jelly, est un lubrifiant anatomique soluble dans l'eau. Les initiales K-Y, qui font l'identité de la marque, sont connues pour avoir été choisies arbitrairement et ne veulent rien dire.
Créé en janvier 1904 par Van Horn & Sawtell, un fabricant de produits pharmaceutiques et chirurgical à New York, puis racheté par Johnson & Johnson, le K-Y Jelly devait servir à l'origine de lubrifiant chirurgical et il était souvent choisi par les médecins parce que sa composition de base était d'origine naturelle.
Aujourd'hui, ce produit sert surtout de lubrifiant sexuel. Il ne réagit pas avec les préservatifs en latex ou les jouets sexuels en silicone et en caoutchouc. Tout en ne présentant pas de risque en cas d'ingestion, ce lubrifiant a un goût neutre et ne gêne pas la fellation. Il est toutefois épais et a tendance à sécher pendant son usage, mais il peut être « réactivé » en y ajoutant de la salive ou plus d'eau. Le K-Y Jelly ne contient aucun spermicide. Un dérivé qui contenait du nonoxynol-9 était disponible à la vente mais il en a été retiré par Johnson & Johnson après qu'il fut prouvé que cela pouvait contribuer à la prolifération du virus du Sida. Ce produit peut aussi servir à lubrifier un thermomètre pour une prise de température rectale.
Neutrogena
Neutrogena est une marque américaine créée en 1930. Son siège social se situe à Los Angeles, en Californie. Elle vend essentiellement des produits contre l'acné, les effets du vieillissement et du soleil sur la peau, des produits pour les soins du visage, du corps et des cheveux, une gamme de produits pour les hommes, et des cosmétiques.
Son slogan est « recommandé par les dermatologistes ».
Rembrandt
Rembrandt est une marque de produits pour « la santé et la beauté du sourire » - elle vend des dentifrices et de produits comme les « bandes blanchissantes » (bandes qu'on applique sur les dents afin de les rendre plus blanches).
Stayfree
Stayfree est une marque de produits d'hygiène féminine comprenant les serviettes hygiéniques, les protège-slips et les lingettes hygiéniques pour la toilette intime.
Tylenol
Tylenol est une marque populaire de médicaments crée en 1955 qui contiennent du paracétamol et servent à atténuer la douleur, faire tomber la fièvre, et à soulager les symptômes des réactions allergiques, du rhume, de la toux et de la grippe.
Tylenol est commercialisé par une filiale de Johnson & Johnson, la firme McNeil Consumer Heathcare.
Aujourd'hui, la marque demeure le premier vendeur d'antidouleur sur le marché nord américain.
Autres marques
Vino Kolafra
Johnson & Johnson et Coca-Cola ont deux points communs : leur année de fondation et la commercialisation d'une boisson au cola. Le Vino Kolafra était une boisson énergisante faite d'un mélange de vin de Xérès et d'extraits de noix de kola. Elle n'eut toutefois pas le même succès que le Coca Cola et sa production s'arrêta dès la fin du XIX siècle.