Comme pour la grippe, il n'y a pas de traitement, les oiseaux touchés sont abattus et leur environnement désinfecté.
Mesures de précaution/prévention
Elles consiste, dans un cadre réglementaire sanitaire international, à :
- Isoler les foyers (quarantaines / attente de 21 jours avant réintroduction de nouveaux effectifs
- Détruire les oiseaux d'élevages infectés ou co-exposés et éliminer leurs cadavres dans de bonnes conditions. L'abattage des lots infectés doit être total et sans effusion de sang, par gazage (Le bromure de méthyle est un pesticide désinfectant qui tue les parasites du sol parfois proposé, mais outre sa toxicité et son coût, il présente le défaut de faire partie des POPs (polluants organiques persistants) ; c'est un gaz à effet de serre, qui contribue à la destruction de la couche d'ozone et fait l'objet d'un projet d'interdiction d'utilisation via le Protocole de Montréal. Le sol d'un poulailler préalablement débarrassé des matières organiques telles que paille et fientes peut être désinfecté thermiquement (vapeur d'eau ou rampe à gaz d'un désherbeur thermique) avec destruction des œufs et des cadavres.
- Mesures d'hygiène (pédiluves, voire utilisation de bottes et vêtements à usage unique ou réservé (dans les élevages industriels).
- Nettoyer et désinfecter régulièrement les locaux et objets susceptibles de porter le virus, en veillant au choix des produits utilisés (cf risques de résistances et nosocomial)
- Lutter contre les parasites éventuellement vecteurs
- Éviter tout contact entre un élevage industriel et des oiseaux dont l'état sanitaire est inconnu et chercher à les limiter dans les élevages individuels et basses-cours. (nourrissage et abreuvage à l'intérieur)
- Traçabilité et surveillance des transports et des contacts avec les personnes
- Élevage par cohortes d'une seule classe d'âge par exploitation, mais ceci implique le travail avec des couvoirs qui peuvent augmenter le risque de propager massivement et brutalement le virus s’il ne font pas l’objet d’une hygiène très rigoureuse. De plus les couvoirs industriels qui fournissent des poussins, canetons ou oisons d’un jour contribuent à un appauvrissement génétique très important et accéléré de la volaille, y compris chez les éleveurs bio quand ils les utilisent. Les sélectionneurs cherchent à produire des souches résistantes aux virus grippaux, mais elles ne le restent généralement pas longtemps face aux capacités exceptionnelles de mutation et de diffusion des virus à ARN.
Prophylaxie médicale
La prophylaxie médicale se réduit essentiellement à la vaccination (vaccins à virus vivants et/ou en émulsion huileuse). Des poussins sains sont vaccinés dès leurs quatre premiers jours, mais le vaccin est plus efficace en seconde ou troisième semaine. D'autres infections (à Mycoplasma) peuvent aggraver la réaction vaccinale, risque contourné par l'utilisation de vaccins à virus tué.
Vaccination
Les vaccins à virus vivants sont efficaces, mais ils peuvent contribuer à propager le virus.
Dans les pays riches ou les grands élevage, des vaccins à virus vivants lentogènes type B1 (souche Hitchner B1, souche La Sota) sont utilisés en nébulisation (aérosol) pour une vaccination de masse, et parfois via l'eau de boisson ou encore par voie intranasale ou intraoculaire.
Des vaccins administré avec l’eau de boisson risquent d'être inactivés par du chlore résiduel, des restes de désinfectants dans les tuyaux et récipients.
Les vaccins à virus inactivés nécessitent une administration individuelle mais offrent une immunité plus durable.
Le vaccin est plutôt donné à l’âge de 2 à 3 semaines si le risque infectieux est jugé faible, ou au premier jour si le risque est jugé élevé, avec un rappel 2 à 3 semaines plus tard, puis (selon le type de vaccin) d’autres rappels toutes les 6 à 8 semaines pour la souche Hitchner B1, - toutes les 8 à 10 semaines pour la souche La Sota, et tous les 6 mois pour les vaccins à virus inactivés.
Les pigeons sont vaccinés avec des virus inactivés (2 injections à un mois d’intervalle dès 4 semaines d’âge) ou par un vaccin spécifique.
Des contrôles sérologiques (sur quelques dizaines d’oiseaux dans une cohorte d’élevage industriel) montrent que le vaccin a été efficace.