Un renouveau de l'électrostatique s'est fait jour, à la fin des années 1930, avec le générateur à courroie (Van de Graaff). Noël Felici a pu améliorer la théorie électrostatique en reconsidérant l'outil mathématique. Enfin il a pu porter jusqu'au stade industriel ses découvertes théoriques et technologiques (le générateur à cylindre).
Mais Noël Felici est pessimiste quant à l'avenir de la génération électrostatique, même si quelques espoirs sont, un moment, venus de la propulsion spatiale, et maintenant des nanotechnologies (mais là il n'est question que de nanomoteurs électrostatiques).
Son argument principal est le suivant : la technologie n'a pas été jusqu'au bout des possibilités de l'électrostatique. La faiblesse énergétique des générateurs électrostatiques les exclura encore longtemps - sinon toujours - des applications réclamant une très grande puissance. Le facteur peut-être le plus décisif dans la stagnation des générateurs électrostatiques, c'est le fait que la question n'attire qu'un très petit nombre de personnalités et que les progrès réalisés sont le fait d'individualités isolées. Ce qui sera décisif pour l'avenir de la génération électrostatique sera la prise de conscience du fait que ce problème est encore tout neuf, qu'il pourrait avoir un immense avenir devant lui, qu'il ne s'agit pas d'étudier les générateurs électrostatiques comme des solutions particulières convenant à quelques problèmes isolés, mais d'en faire dans la réalité concrète ce qu'ils auraient toujours du être dans l'enseignement de l'électricité, un des deux types fondamentaux de machines électriques, conformément au principe de dualité. L'idée même d'une symétrie, théorique ou pratique, entre les machines électrostatiques et les machines électromagnétiques, est restée jusqu'à présent totalement étrangère, non seulement aux ingénieurs praticiens, mais même à tous les professeurs d'électricité ou d'électrotechnique.