Ouessant

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Introduction

Ouessant
Ouessant vu par le satellite SPOT
Armoiries
Administration
PaysFrance
RégionBretagne
DépartementFinistère
ArrondissementBrest
CantonOuessant (Chef-lieu)
Code commune29155
Code postal29242
Maire

Mandat en cours
Denis Palluel

2008-2014
Site internet
Démographie
Population857 hab.
Densité55 hab./km
GentiléOuessantin, Ouessantine
Géographie
Coordonnées48° 28′ Nord

5° 06′ Ouest / 48.46, -5.10
Altitudesmini. 0 m — maxi. 64 m
Superficie15,58 km
Voir la carte physique

L'île d'Ouessant, Enez Eus(s)a en breton, Ushant Island en anglais, est une commune insulaire du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Le bourg d'Ouessant s'appelle Lampaul. Ses habitants sont appelés Ouessantin(e)s.

Géographie

Situation

Ouessant est la troisième île française par la taille (après la Corse et Belle-Île-en-Mer), si l'on omet l'île d'Oléron, l'île de Ré et l'île de Noirmoutier, qui sont désormais reliées au continent par un pont.

Distante de vingt kilomètres de la côte ouest du Finistère, longue de huit kilomètres et large de quatre, elle est la terre la plus occidentale de la France métropolitaine si l’on excepte le rocher de An Ividic à quelques encablures de l’île, sur lequel est ancré l'un des phares de l'île, Nividic.

Ouessant a une forme rappelant celle d’une pince de crabe, l’ouest de l’île se divisant en deux "branches" : la "branche" de Locqueltas au nord, se terminant par la pointe de Pern, et celle de Feunten Velen au sud, se terminant par la pointe de Porz Doun. Ces deux branches encadrent la baie de Lampaul.

À l’est, la baie du Stiff est la seule facilement accessible par la mer avec la baie de Lampaul et le petit port d'Arland. C'est d'ailleurs au fond de cette baie que se situe le port du Stiff, où accostent les navires à passagers ou à marchandises en provenance du continent.

L’île est séparée de l’archipel de Molène par le passage du Fromveur, un froid et puissant courant marin (8 à 10 nœuds) résultant d’une faille locale de 60 m de profondeur.

Ouessant est entourée de plusieurs îlots, dont le plus gros, au nord, est considéré comme une île : l’île de Keller (0,28 km).

Ouessant marque traditionnellement l’entrée sud de la Manche (l'entrée nord étant balisée par les Sorlingues appelées plus couramment îles Scilly, de leur nom anglais).

Environnement

Par sa situation, Ouessant est épargnée des nombreuses sources de pollution de l'air, ce qui en fait une zone d'étape privilégiée pour certaines espèces d'oiseaux migrateurs ou perdus en mer. L'île est néanmoins la première victime des arrivées de mazout lors des marées noires. Fort heureusement, celles-ci sont relativement rares.

Non loin se trouvent plusieurs dépôts de munitions immergées (dont tabun et sarin), ceci n'affectant en rien l'environnement sur l'île.

La côte sud est beaucoup plus riche en végétation que la côte nord. On y trouve énormément de bruyère et d'ajonc, ainsi que de diverses sortes de fleurs sauvages et colorées à l'abri d'un mur ou au coin d'un buisson. Les ronces poussent à profusion sur l'île, et les mûres sont réputées pour leur qualité, elles se cueillent traditionnellement afin de réaliser tartes, confitures, sirops ou autres délices sucrés.

La côte nord est en revanche beaucoup plus sauvage. On n'y trouve que de vastes parterres d'herbe moelleuse et confortable. Les arbres sont assez peu nombreux à Ouessant. Aucune véritable forêt n'existe, et les seuls arbres existants se situent dans les jardins des particuliers ou dans le Stang ar glan (vallon humide situé au centre de l'île) ainsi qu'à proximité des lavoirs.

L'île d'Ouessant est une terre peu cultivée. Cependant, bien qu'exposée aux vents et à l'air salin, l'agriculture reprend petit-à-petit sa place dans l'île. Depuis quelques années, les habitants n'hésitent pas à consacrer quelques parcelles de terrain à la culture de pommes de terre, de carottes, de salades ou autres légumes de base. L'île espère d'ailleurs obtenir son label rapidement.

  • La place de l'eau

Le lac de Merdy est situé dans le Stang ar Glan et est divisé en deux parties par un barrage. Il s'agit du seul point d'eau douce de l'île. Il alimente par ailleurs naturellement plusieurs lavoirs dont quelques spécimens anciens sont toujours en état.

  • Le climat

Conformément aux idées reçues, l'île d'Ouessant dispose, comme beaucoup d'autres îles de Bretagne nord ou de Normandie, d'un micro-climat. Ainsi, il peut faire très mauvais sur le continent alors que le soleil règnera en maître sur l'île. Le cas inverse est plus rare mais peut également se produire. À noter que lorsque le brouillard s'installe sur Ouessant, il peut durer quelques heures comme il peut s'installer pendant plusieurs jours.

Les averses de pluie sont généralement très violentes et peuvent paraître longues. En revanche, lorsque le soleil s'établit sur l'île, les températures peuvent grimper très vite. Ainsi, les prévisions de température faites par Météo-France sont généralement plus basses que la réalité.

Les canicules sont relativement rares sur l'île. En effet, Ouessant est balayée quasi-continuellement par les vents, ce qui régule significativement la température de l'air.

Climat

L'île d'Ouessant a un climat de type Cfb (Océanique) avec comme record de chaleur 29,4°C le 2 août 1990 et comme record de froid -7,7°C le 13 janvier 1987. La température moyenne annuelle est de 11,9°C.

moisjan.fév.mar.avr.maijui.jui.aoû.sep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C)6,96,57,47,9101213,6141311,59,37,910
Température moyenne (°C)8,58,29,19,81214,115,816,215,113,210,99,511,9
Température maximale moyenne (°C)10,19,810,811,61416,11818,417,214,912,511,113,7
Précipitations (mm)90,376,163,745,947,738,737,137,859,375,977,178,9728,7
Record de froid (°C)-7,7-4003,878108,35,40-0,3-7,7
Record de chaleur (°C)1515,318,122,123,427,128,229,425,221,318,616,429,4

Source : Le climat à Ile d'Ouessant (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1973)[2]

Communes limitrophes

Ouessant est une commune insulaire et ne possède pas de contact terrestre avec une autre commune. Cependant, l'Île-Molène est située à 9 km au sud-est d'Ouessant.

Démographie

179318001806182118311836184118461851
1 5101 4651 8512 0322 1512 1941 9832 271
185618611866187218761881188618911896
2 2582 3912 3682 3772 3822 3642 3072 4902 287
190119061911192119261931193619461954
2 7172 7612 9532 5862 5242 4392 3632 2232 071
1962196819751982199019992006
1 9381 8141 4501 2211 062932857

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Le seul village significatif de l’île est Lampaul, au fond de la baie du même nom.

Histoire

Vue d'une des nombreuses ruines que compte Ouessant, 2002.

Roches granitiques

Ouessant est une île depuis les temps préhistoriques. À la fin de la dernière ère glaciaire, elle était déjà séparée du continent. Les éléments d'occupation les plus anciens remontent à 1 500 avant J.-C. On a découvert un village préchrétien ayant existé pendant de nombreux siècles à Ouessant, signe d'une civilisation déjà ancienne. On peut en retrouver les traces sur le site archéologique de Mez Notariou dans le centre de l'île, près de la côte Saint-Michel.

L'île était un repère pour les marins de l'Antiquité (Carthaginois, puis Grecs et Romains) qui faisaient le commerce de l'étain avec les Îles Cassitérides (Cornouaille ou Sorlingues) : le géographe grec Strabon la désigne sous le nom d'Oυξισαμη , Pline l'Ancien comme Axanta, mais le nom latin usuel est Uxantis.

Ouessant a pendant longtemps été une île isolée à cause des nombreuses difficultés d'accès à sa côte escarpée, créant ainsi une société autarcique. La population locale, presque exclusivement composée de femmes (mis à part les jeunes enfants et les vieillards), pratiquait principalement l'agriculture comme moyen de subsistance. Les hommes étaient engagés dans la Marine royale sous l'Ancien Régime et partaient pour de longues missions. Une partie d'entre eux ne revenait jamais. Par la suite, le développement des lignes commerciales a favorisé leur embauche dans la marine marchande. Les femmes, restées à terre, avaient pour tâche de s'occuper de la maison (une petite masure sans le moindre confort), des enfants et des travaux agricoles. Elles étaient les véritables chefs de famille.

L'amélioration des liaisons avec le continent, nécessaire au développement de l'île, n'intervient qu'en 1880 avec la mise en service du premier "vapeur" effectuant une liaison régulière. Auparavant, les liaisons étaient assurées, lorsque les conditions météorologiques le permettaient, par de petits voiliers lourdement chargés.

Communications

En 1901 la station Ouessant TSF est créée par Camille Tissot. La station Ouessant TSF, Indicatif (radio) FFU (station Française Fixe de Ushant), a été dès 1904 la première station française opérationnelle en liaison avec une flotte de 80 paquebots sur la longueur d'onde de 600 mètres ( ).

Après avoir déménagé dans plusieurs lieux sur l'île d'Ouessant, la station fonctionna :

  • de 1904 à 1913 depuis le Stiff
  • de 1910 à 1944 depuis Lampaul.

Détruite en 1944 par fait de guerre, Ouessant TSF n'a jamais été reconstruite.

En juin 1911, les premiers radio-phares sur les côtes françaises reçoivent leurs indicatifs radios et travaillaient entre les longueurs d’ondes 80 à 150 mètres. Ces radio-phares créés par André Blondel balisaient l'entrée du port de Brest : le radio-phare de l'île d’Ouessant depuis le phare du Stiff avait l'indicatif radio O --- (et le radio-phare de l'île de Sein avait l'indicatif radio S •••), (et deux autres radio-phares balisaient l'entrée du port du Havre).

En 1922: La station de radiogoniométrie de Ouessant Gonio Indicatif (radio) FFU (station Française Fixe de Ushant), sur la longueur d'onde 450 mètres déterminait la position des navires, des ballons dirigeables et des avions qui le lui demandaient ( ). Cette station de radiogoniométrie de Ouessant Gonio donnait 10 relèvements gonios par jour.

C'est dans la seconde moitié du XIX siècle que le progrès fait son apparition à Ouessant avec la création d'une école, d'un petit port, d'une église, remplaçant les multiples chapelles et surtout aussi par le balisage de ses côtes, si meurtrières. L'île sera électrifiée en 1953.

Vie politique et administration

Vie politique

Date d’électionIdentitéQualité
1790 - 1792Michel Bon
1792Auguste Bruno de la Salle
1849 - 1865Joseph-Marie Le Louet
1865 - 1866Louis-Marie Malgorn
1866 - 1878Adolphe Belain La Motte
1878 - 1884Jean-Louis Stéphan
1884 - 1914Jean-Marie Malgorn
1914 - 1919Hippolyte Malgorn
1919 - 1927Paul Cain
1927 - 1935Paul Stéphan
1935 - 1940Jean-Louis Le-Breton
1940 - 1944Jean-Marie Creac’h
1944Jean Masson
1944 - 1945Alphonse Jacob
1945 - 1951Jeanne Berthelé
1951 - 1965François Lucas
1965 - 1983Marcel Ticos
1983 - 1989Paul Vaillant
1989 - 1995Michelle Malgorn
1995 -Denis PalluelPS

Organisation administrative

La commune d'Ouessant est également à elle seule un canton.

Au dernier trimestre 2004, Ouessant n’était toujours pas affiliée à une intercommunalité à fiscalité propre. Elle est toutefois membre du syndicat mixte du Parc naturel régional d'Armorique et du regroupement des Îles du Ponant.

Patrimoine

La tour radar du Stiff qui surveille le rail de circulation maritime passant au large d'Ouessant

Patrimoine religieux

  • Ouessant, « l'île du bout du monde », compte une église, deux chapelles, et pas moins de dix-huit calvaires, sur une superficie totale de 1 500 ha. Ces nombreuses croix s'inscrivaient sur le passage des processions.

La plus vieille des croix de l'île est celle de saint Paul (1704). Surplombant la pointe de Penn Arlan, elle se dresse face à l'archipel de Molène. Tout près de la croix, se trouve une pierre plate trouée de sillons, qui, selon la légende, auraient été tracés par les griffes du diable ; à l'extrémité de l'imposant bloc de pierre, située en contrebas, on devine l'empreinte des genoux de saint Paul.

  • Dans le cimetière attenant à l'église Saint-Pol Aurélien, se trouve le monument de la Proella, qui rappelle le lourd tribut payé à la mer par les Ouessantins.

Le marin ayant péri en mer ne pouvant être inhumé en terre chrétienne, une petite croix de cire symbolisait son corps. On l'appelait la Proella, terme désignant à la fois la symbolique petite croix, et la cérémonie en elle-même. On veillait la croix avant de la porter en procession à l'église. Après l'office du défunt, on plaçait la Proella dans une urne de bois, et on ne la portait au cimetière qu'à l'occasion d'une visite de l'évêque ou d'une mission.

  • La messe de l'Assomption est célébrée à la croix de St Nicolas faisant face à la baie de Lampaul, chaque 15 août.

Elle est suivie de la bénédiction de la mer, dans la baie de Lampaul.

  • La procession du Saint Sacrement existe toujours. Elle se déroule le jour de la Fête-Dieu, la plupart du temps dans le haut ou le bas du bourg. Pour l'occasion, la population décore le parcours que suivra le cortège de dessins réalisés avec des pétales de fleurs.

Phares & feux

Ouessant compte deux phares sur ses terres, et trois phares en mer immédiate.

Le Phare du Créac'h

  • Le Phare de Créac'h. Allumé en 1863, électrifié en 1888, ce phare, identifiable par ses bandes noires et blanches est le 2 phare le plus puissant du monde. Situé sur la côte Ouest de l'île, guidant les navires dans le rail d'Ouessant, et signalant l'entrée dans la Manche, il abrite à ses pieds un musée des phares et balises.

Tous les phares de l'île sont télé-contrôlés à partir du Créac'h.

  • Le Phare du Stiff est construit en 1695 sous Vauban, sur la côte nord-est de l'île. Il est allumé en 1700. Il surplombe l'île dans sa partie la plus haute, avec la Tour radar.

Le Phare du Stiff

  • Le Phare de Nividic. Construit entre 1912 et 1936 à la pointe de Pern, arrêté 5 ans plus tard, il fut réhabilité et automatisé en 1959. C'est le Créac'h qui l'alimenta en électricité jusqu'en 1972, par le biais de pylones en béton (toujours présents), qui supportaient le téléphérique reliant le phare à la terre. A cette date, une plate-forme fut construite pour permettre aux hélicoptères de le ravitailler en carburant.
  • Le Phare de la Jument. Construit en 1904, au large de la pointe de Porz Doun, ce phare est classé dans la catégorie des enfers.
  • Le Phare de Kéréon. Ce phare a été bâti sur le rocher de Men Tensel (pierre hargneuse), en 1907. Surnommé le Palace en raison de ses planchers en marqueterie, ses lambris de chêne de Hongrie et son mobilier de valeur, Kéréon fut le dernier phare monument érigé en mer.

Presque phares...

  • "Men Korn" est une balise cardinale Est marquant l'extrémité est de l'île. La première balise fut mise en place en 1856, mais elle fut reconstruite à plusieurs reprises. La tourelle actuelle, achevée en 1926 et haute de 29 mètres reçut un feu en 1953. Sa portée est de 8 Milles.
  • La tour du Stiff, équipée d'un feu clignotant, a été construite en 1982, suite aux naufrages successifs de l'Olympic Bravery et de l'Amoco Cadiz. Elle surplombe la mer de 136 mètres, et surveille le rail d'Ouessant situé à 50 kilomètres de là. Il s'agit d'un établissement du CROSS Corsen.

Musées

Ouessant compte deux musées :

  • L'écomusée de Niou-Huella présente les traditions ouessantines ;
  • Le musée des phares et balises, situé au Phare de Créac'h, retrace les évolutions technologiques de la signalisation maritime et présente l'histoire de la construction des phares. .

Santé

L'île regroupe un centre médical, une maison d’accueil pour personnes âgées (MAPA) et une pharmacie. Les habitants sont soignés par un médecin généraliste et un kinésithérapeute ; les animaux par un vétérinaire.

Sport

L'île offre de nombreuses activités sportives, telles que l'équitation, la voile, la plongée et différents concours (cartes, pétanque, tour de l'île à la marche...) .

Culture

  • Tour de l'île sur un ancien canot de sauvetage le "Patron François Morin"
  • Balade en mer sur le gréement traditionnel Leier Eusa
  • Conservatoire de l'Abeille Noire Bretonne Kevredigezh gwenan du Breizh :

au phare du Stiff se tient une exposition sur l'historique de l'association conservatrice de la dernière lignée génétique pure de l'Abeille noire bretonne.

Salon et festival

Le Salon du livre insulaire rassemble des auteurs venus des îles des quatre coins du monde

Depuis 1999 se tient tous les ans à Ouessant un Salon du livre insulaire au mois d'août.

Aussi, depuis 2008, un festival musical, nommé festival de l'ilophone, est organisé chaque année début septembre.

Dictons

« Qui voit Molène voit sa peine.
Qui voit Ouessant voit son sang.
Qui voit Sein voit sa fin.
Qui voit Groix voit sa croix. »

Ce vieux dicton illustre le danger qu'il y avait à passer le raz de Sein et à s'approcher d'Ouessant à l'époque où les bateaux n'étaient pas motorisés.

Bibliographie

  • Françoise Péron : Ouessant, l'île sentinelle : vie et tradition d'une île bretonne (1997), ouvrage complet sur l'histoire d'Ouessant dont la dernière édition actualisée parue chez Le Chasse-Marée en 2005 est richement illustrée de photographies. C'est l'ouvrage de référence sur l'île, malheureusement épuisé !
  • Henri Queffélec : Un homme d'Ouessant, roman paru en 1953 au Mercure de France.
  • Henri Queffélec : Le Phare, histoire romancée de la construction du phare de la Jument au suroît d'Ouessant mêlant le travail bien réel du «Service des phares et balises» et la trame amoureuse d'un marin de Molène et d'une Ouessantine. Roman paru aux Presses de la Cité en 1975.
  • Henri Queffélec : La Lumière enchaînée, suite du précédent, histoire du renforcement des fondations du phare de la Jument. Roman paru aux Presses de la Cité en 1976.
  • André Savignon : Filles de la pluie - scènes de la vie ouessantine, Grasset, Paris, 1912.
  • Philip Plisson : Ouessant, l'île où finit la terre, album de photographies de paysages, paru aux éditions du Chêne en 1998, réédité chez Pêcheur d'images.
  • Michel Hérubel : Tempête sur Ouessant, roman policier paru en 1998 aux Presses de la Cité.
  • Françoise Le Mer : Colin Maillard à Ouessant, roman paru en 1998 aux éditions Alain Bargain.
  • Henry Le Bal : L'Île, poèmes parus en 1992 aux éditions Beltan.
  • Jacqueline Duroc : Ouessant Molène Carnet de bord, paru en 1998 aux éditions Le Télégramme.
  • F. Mallet : Ouessant ou les âmes en peine, ouvrage paru en 1999 aux éditions Memoria.
  • Jean Lescoat, Ouessant Bretagne extrême, beau livre paru en 1999 aux éditions Finisterre.
  • Jean-Christophe Pinpin : Qui voit Ouessant voit son sang, roman policier édité en 1999 chez Alain Bargain.
  • Gustave Geffroy : Voyage à Ouessant, paru en 1999 aux éditions Séquences.
  • Hervé Hamon : L'Abeille d'Ouessant, récit paru en 2000 aux éditions Points.
  • E. Fournier : Infinitif des pensées d'Ouessant, essai paru en 2000 aux éditions de l'Éclat.
  • J.P. Le Bihan et J.F. Villard : Archéologie d'une île à la pointe de l'Europe, Ouessant paru en 2001, édité par le Centre Recherche Archéologique du Finistère.
  • Hermance Triay : Ceux d'Ouessant, album de photographies de Ouessantins, sorti en 2002 aux éditions Palantines dont l'avant propos est rédigé par le journaliste et écrivain Hervé Hamon.
  • Jean-Paul Rivière : Carnet d'Iroise, une promenade en dessins et aquarelles à la découverte des îles d'Ouessant, Molène, et Sein. Concernant Ouessant y figurent les phares (le Créac'h, la Jument, Nividic et Kéréon), le port de Lampaul et ses ruelles fleuries, l'église de Saint-Pol-Aurélien, Ti a dreuz, la maison du Niou-Huella, le monument des proëllas, le moulin de Karaes… Ce livre est paru en 2004 aux éditions Coiffard.
  • M. Le Quinquis : Escapades à Ouessant, guide illustré paru en 2005 aux éditions des îles.
  • Léo Kerlo et Jacqueline Duroc : De Ouessant à Brest, guide paru dans la collection Les Peintres de Bretagne aux éditions Le Chasse marée Estran en 2005.
  • L. Lamothe : Ouessant, une île en dehors du temps, album paru en 2005 aux éditions Les Carnets de Voyages.
  • Yvonne Pagniez : Ouessant, beau livre paru en 2005 aux éditions La Découvrance.
  • Léon Rioter : Ouessant, l'île de l'épouvante, roman paru en 2006 chez Princi Negue.
  • Françoise Morvan : Les Morgans de l'île d'Ouessant, conte pour enfants, illustré par Émilie Vanvolsem, paru aux éditions Ouest-France en 2006.
  • Ray Ash : Les Décapodes ouessantins, rapport d'étude pour l'Ifremer, parution 2007 aux éditions du phare.
  • Michel Priziac : Ouessant : une île de tentations, Grâces-Guingamp, Kidour-éditions, 2002
  • Bernhard Kellermann : La Mer, titre original Das Meer (1910), traduction française éditée en 1924 chez Flammarion, rééditée en 1993 par les éditions La Digitale à Baye.

Filmographie

  • Finis terrae, (1929), film muet en noir et blanc de Jean Epstein, dont l'action se situe sur l'île de Bannec et à Ouessant. Tous les acteurs sont des habitants de l'île d'Ouessant.
  • L'Amour d'une femme, (1954), long métrage en noir et blanc de Jean Grémillon, avec Micheline Presle, Massimo Girotti et Julien Carette. Ce film fut tourné sur l'île et l'intrigue s'y déroule.
  • L'Équipier, (2004), long métrage de Philippe Lioret dont l'intrigue se trame autour du phare de la Jument et sur l'île. La distribution principale est la suivante : Philippe Torreton, Sandrine Bonnaire, Grégori Derangère et Émilie Dequenne.

Discographie

  • Molène Gaël Ouessant, album 10 titres de Maxime Piolot, sorti en 1993
  • Enez Eusa, album 11 titres de Yann-Fañch Kemener et Didier Squiban, sorti en 1995. Ce disque de piano et chant contient la chanson Plac'hig Eusa (la jeune fille d'Ouessant) écrite par Jean-Pierre Le Scour (1814-1870) sur une mélodie traditionnelle bretonne.
  • L'Âme des îles, album 11 titres de Maxime Piolot, sorti en 2001. Ce disque contient notamment la chanson Les Femmes d'Ouessant et la chorale paroissiale d'Ouessant (composée de femmes) a participé à l'enregistrement.
  • Les Retrouvailles de Yann Tiersen a été écrit et enregistré à Ouessant.

Parrainage

  • Un sous-marin de la Marine nationale porte le nom d'Ouessant.
  • L'île est marraine du navire école Chacal basé à Brest.

Accès à l'île

La vedette rapide André Colin. L'un des navires assurant les liaisons avec le continent

Un des deux Cessna 208 Caravan assurant les vols réguliers Brest <> Ouessant

L'île d'Ouessant est accessible par avion ou par bateau :

  • Compagnie aérienne Finist'air, au départ de l'aéroport de Brest Bretagne. Il faut compter une quinzaine de minutes de vol, à bord de deux Cessna 208 Caravan, d'une capacité de 9 places et 500 kg de fret.

  • Compagnie maritime Penn Ar Bed, au départ de Brest, Le Conquet et Camaret-sur-Mer (en saison) : avec l'Enez Eussa 3, l'André Colin, et le Fromveur.

  • Compagnie maritime Finist'mer, de juin à septembre au départ du Conquet, de Camaret-sur-Mer et Lanildut avec le Nevez Amzer, le Kreiz er Mor (39 m, 12 nds, 520 places) et le Port Liberté II (32 m, 20 nds, 240 places).

Liaisons "taxi" à bord de zodiacs à grande vitesse (12 places).

Notes, sources et références

Liens connexes

  • Penn-ar-Bed (compagnie)
  • Finist'air
  • Îles du Ponant
  • Parc naturel marin d'Iroise
  • Liste des communes du Finistère
  • Mouton d'Ouessant : race ovine originaire de l'île.
  • Rail d'Ouessant : dispositif de séparation du trafic au large d'Ouessant.
  • Bataille d'Ouessant (les batailles navales au large d'Ouessant en 1778, 1781 et 1794).