Carrosserie
Très tôt dans son développement, il était prévu différentes carrosseries à la VLL. Les documents présentent une berline découvrable, un cabriolet, un coupé, un coach, une fourgonnette à conduite avancée pouvant évoluer en familiale très généreuse. Tous ces projets tomberont à l'eau les uns après les autres à cause des coûts de production trop élevés de la berline.
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Néanmoins un projet de break a été étudié par le carrossier Leffondré à la demande de Panhard. C'est un break deux portes doté d'un arrière peu élégant. Il est présenté en octobre 1955 au salon de l'utilitaire à Paris. Ce dérivé n'apparaîtra pas en série.
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À l’initiative du carrossier belge D'Ieteren, un cabriolet très élégant voit le jour. Il est présenté au salon de Bruxelles en 1956. Panhard reprendra à son compte la construction de ce cabriolet avec quelques modifications mineures dès le printemps 1957. La construction modulaire permet l’adaptation en cabriolet sans modification spéciale du poids.
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Enfin en 1958 sont présentés les dérivés utilitaires de la Dyna : la D65. Discrètement mentionnée en 1955, elle attendra trois ans pour devenir réalité. Il y aura un pick-up, bâché ou non, une fourgonnette tôlé et un châssis-cabine à carrosser.
Structure
Par une bête erreur comptable, les Dyna ont un coût de production très élevé. Le coût de la caisse en Duralinox ne tient pas compte de toutes les chutes de découpage de la carrosserie. Panhard se retrouve coincé : soit ils augmentent le prix des voitures qui ne seront plus compétitives, soit ils remplacent le Duralinox par de l'acier. C'est cette décision qui est préférée.
- Au millésime 1956, la caisse est en acier et les ouvrants en Duralinox.
- Aux millésimes suivant toute la carrosserie est en acier, aussi bien pour les berlines, cabriolets que pour les utilitaires.
Ce choix entraînera une sévère hausse du poids des berlines passant de 710 kg pour les Duralinox à 875 kg pour les tout acier. Les cabriolets pèsent 850 kg et les D65 font 790 kg. Les Dyna si vives de comportement rentrent dans le rang et perdent leur caractère sportif. Elles retrouveront des performances de premier ordre avec l'arrivée du moteur Tigre en 1959 trois mois avant leur fin de carrière.
Gamme produite et commercialisée
- Z1 : de décembre 1953 à mai 1956
Berline Luxe et berline Luxe Spécial
Ce sont les modèles du lancement. La Luxe ne sera quasiment jamais produite. Les dernières Z1 ont la carrosserie mixte Duralinox-acier.
- Z5 : janvier 1956-juillet 1956
Berline Luxe
Cette version voit son moteur modifié pour que la consommation passe en dessous des 6 l /100 km. Sa vitesse de pointe passe de 130 à 115 km/h. C'est une berline proposée à un prix d'attaque avec un équipement très simplifié. Elle possède la caisse mixte, duralinox acier. L’antibrouillard avant est supprimé sur cette finition dépouillée. Les éléments d'éclairage arrière sont modifiés et remplacés par deux gros blocs optiques saillants, de part et d'autre de la malle.
- Z6 : avril 1956-septembre 1956
Berline Luxe Spécial
C’est aussi une version mixte Duralinox-acier, et elle aussi voit son comportement routier dégradé par une répartition différente des masses, surtout sur le train arrière. Les feux sont également modifiés.
- Z11 : août 1956-juillet 1959
Berline Luxe et Taxi
Lancées au millésime 1957, elles ont la carrosserie tout acier. Les amortisseurs avant puis arrière seront remplacés par des éléments hydrauliques classiques, le comportement routier redevient digne des versions tout alu.
- Z12 : août 1956-octobre 1958
Berline Luxe Spécial, Berline Grand Luxe, Berline Grand Standing
La finition Luxe spécial est remplacée à partir de 1957 par la Grand Luxe et la Grand Luxe option Grand Standing. Par rapport autre autres finitions, cette option ajoute quelques éléments d'aluminium, des pneus à flancs blancs, et d’autres raffinements. Dès le millésime 58, l’option Grand Standing Panhard dote la Dyna d'une élégante peinture bicolore. La seconde teinte est appliquée à la partie au-dessus de la ceinture de caisse et en bas des flancs dans une zone délimitée par une baguette d'aluminium. Au millésime 59 la seconde couleur n'habille que le toit avec les montants et les bas de caisse.
- Z15 : mars 1957-septembre 1959
Cabriolet Grand Standing
Il est lancé au millésime 1957. Sa présentation est plus raffinée que les berlines avec une sellerie mêlant simili et cuir véritable. La banquette avant est remplacée par deux sièges jointifs pouvant toujours accueillir trois personnes. C'est donc un cabriolet 4/5 places.
- Z16 : juillet 1958-septembre 1959
Berline Grand Luxe et Berline Grand Standing
Les variantes à coupleur Jaeger ou moteur Tigre s'ajouteront de février 1959 à juillet 1959. Tout comme les berlines Grand Standing Tigre à roues plus petites 380×145 de mars 1959 à juillet 1959.
- Z17 octobre 1958-avril 1960
Cabriolet Grand Standing
Les variantes à coupleur Jaeger ou moteur Tigre s'ajouteront de février 1959 à avril 1960 Tout comme les cabriolets Grand standing Tigre à roues plus petites 380x145 de mars 1959 à avril 1960
- Z18 novembre 1958 à janvier 1959
Berline Luxe Spécial
C’est une berline hybride fabriquée pour écouler des pièces excédentaires du millésime 1958. Elle possède encore les roues de grand diamètre. Elles sont basées sur des berlines Grand Luxe avec quelques raffinements de Grand Standing.
- W2 : octobre 1958-août 1959
Camionnette bâchée et pick-up
Moteurs
Né avec la Dyna X, le petit bicylindre sera régulièrement amélioré par l’ingénieur Delagarde pour maintenir un haut niveau de performance.
- Au lancement la Dyna est équipée du moteur de typeS5, issu des versions les plus sportives de la Dyna X.
- En 1955 ce moteur est profondément modifié. Le rappel de soupapes par barre de torsion est remplacé par un système à rattrapage de jeu hydraulique. Des bielles dites « Tour Eiffel » permettent de mieux répartir les efforts sur le vilebrequin ; cela donne naissances au moteur S5 RJH.
- Quelques mois après, le vilebrequin est renforcé. Un nouveau carburateur est installé. Le moteur devient donc le M5.
- En 1957, le refroidissement par air est totalement modifié, le ventilateur est remplacé par une turbine et un carénage enveloppe le moteur pour canaliser cet air. Il est baptisé M5 Aérodyne. Le silence de fonctionnement y gagne beaucoup.
- En 1959, une dernière évolution du moteur sera réalisée. Le moteur monte plus haut et plus vite en régime. La puissance fait un bond de 42 à 50 chevaux. Ce nouveau moteur est baptisé Tigre. Avec cette mécanique, la Dyna retrouve le brio des versions Duralinox. Elle redevient une vraie sportive. La vitesse de pointe passe de 130 à 145 km/h.
Transmission
Au cours des millésimes, la boîte de vitesses sera renforcée : pignons, synchros… Cette mise au point sera déterminante pour encaisser le surcroît de puissance du moteur Tigre en 1959. Le quatrième rapport sera à son tour synchronisé en mai 1956.
- En septembre 1955, la Dyna peut se faire installer un embrayage électromagnétique Ferlec commercialisé par Ferodo. Cette option disparaîtra en octobre 1956.
- En octobre 1957 Le coupleur Jaeger est proposé et permet de se passer de la pédale d’embrayage. Très au point, cet embrayage automatique sera peu répandu. Il ne sera jamais proposé avec le moteur Tigre.