Pierre Teilhard de Chardin est né à Orcines, au château de Sarcenat (Puy-de-Dôme, France) le 1er mai 1881, et mort en 1955 à New York.
En 1899 il entre au noviciat jésuite d'Aix-en-Provence. En 1911 il est ordonné prêtre après quatre ans de séminaire théologique en Grande-Bretagne. Il rejoint en 1912 le Muséum d'histoire naturelle de Paris et y travaille avec Marcellin Boule, paléontologue qui avait étudié le premier squelette entier d'un Homme de Néandertal. Entre 1914 et 1919, mobilisé comme brancardier au front dans le 8 régiment de marche de tirailleurs marocains (Médaille militaire et Légion d'honneur), il élabore une esquisse de sa pensée via son journal et sa correspondance avec Marguerite Teilhard-Chambon, sa cousine.
En 1916, il publie son premier essai, la Vie Cosmique, et en 1919, Puissance spirituelle de la Matière, essais qui annoncent son œuvre plus tardive.
De 1922 à 1926, il obtient en Sorbonne trois certificats de licence ès sciences naturelles : géologie, botanique et zoologie, puis soutient sa thèse de doctorat sur les Mammifères de l'Eocène inférieur français et leurs gisements.
Il effectue un premier voyage en Chine en 1923 pour le Muséum d'histoire naturelle de Paris. Dans le désert des Ordos, Teilhard rédige sa Messe sur le Monde. Retour de Chine, enseignant à l'Institut catholique, il se voit démis de ses fonctions suite à un texte portant sur le Péché originel qui cause ses premiers troubles avec le Vatican : l'ordre des Compagnie de Jésus lui demande d'abandonner l'enseignement et de poursuivre ses recherches géologiques en Chine. Il y retourne en 1926 et joue, avec le paléoanthropologue allemand Franz Weidenreich, un rôle actif dans la découverte du sinanthrope et son étude scientifique. Il participe en 1931 à la croisière jaune. Jusqu'à son installation à New York en 1951, Teilhard de Chardin poursuivra une carrière scientifique ponctuée de nombreux voyages d'études : Éthiopie (1928), États-Unis (1930), Inde (1935), Java (1936), Birmanie (1937), Pékin (1939 à 1946), Afrique du Sud (1951 & 1953).
Il a été accusé par Stephen Jay Gould d'être le responsable de la fraude de l'homme de Piltdown, rôle qui s'avéra par la suite parfaitement mineur.
Il entre en 1950 à l'Académie des sciences.
Pierre Teilhard de Chardin meurt le 10 avril 1955, jour de Pâques, à New York. Un an plus tôt, au cours d'un dîner au consulat de France, il confiait à des amis : « j'aimerais mourir le jour de la Résurrection ».
De 1955 à 1976, son œuvre est publiée à titre posthume par Jeanne Mortier dont il a fait son héritière éditoriale quant à son œuvre dit non scientifique. Cette œuvre occupe treize volumes :
- - Le Phénomène Humain, (1955)
- - L'Apparition de l'Homme, (1956)
- - La Vision du Passé, (1957)
- - Le Milieu Divin, 1957
- - L'Avenir de l'Homme, (1959)
- - L'Énergie Humaine, (1962)
- - L'Activation de l'Énergie, (1963)
- - La Place de l'Homme dans la Nature, (1965)
- - Science et Christ, 1965
- - Comment je crois, (1969)
- - Les Directions de l'Avenir, (1973)
- - Écrits du Temps de la Guerre, (1975)
- - Le Cœur de la Matière, (1976)