Comme l'idéal d'Alexander est principal, ΔK(t) = 1 si et seulement si le sous-groupe des commutateurs du groupe du nœud (le groupe fondamental du complémentaire du nœud dans R) est parfait (égal à son propre sous-groupe de commutateurs). C'est évidemment en particulier le cas du nœud trivial (le cercle), mais ce résultat montre que le calcul du polynôme d'Alexander ne suffit pas pour montrer qu'un nœud est trivial en général.
Pour un nœud tranche, c'est-à-dire un nœud de la 3-sphère qui borne un disque "localement plat" de la 4-boule, le polynôme d'Alexander satisfait la condition de Fox-Milnor ΔK(t) = f(t)f(t ), où f(t) est un autre polynôme de Laurent (à coefficients entiers).
Réciproquement, Michael Freedman a démontré que si le polynôme d'Alexander d'un nœud est trivial, ce nœud est un nœud tranche (Freedman et Quinn, 1990).
Le degré du polynôme d'Alexander est supérieur ou égal au double du genre du nœud.
Il y a d'autres relations avec les surfaces et la topologie (différentielle) en dimension 4. Par exemple, sous certaines hypothèses, il y a moyen de modifier une variété différentielle de dimension 4 par un acte chirurgical consistant à retirer un voisinage d'un tore (à deux dimensions) et à le remplacer par le produit du complémentaire d'un nœud et deS. Le résultat est une variété homéomorphe à la variété initiale, mais dont l'invariant de Seiberg-Witten a été multiplié par le polynôme d'Alexander du nœud.
Le fait qu'un nœud présente une symétrie se traduit en général par des propriétés particulières de son polynôme d'Alexander. Cependant, celui-ci ne permet pas de les détecter toutes ; c'est le cas de l'invertibilité forte.
Si le complémentaire du nœud est un fibré à base circulaire, on peut montrer que le polynôme d'Alexander est monique (les termes de plus haut et plus bas degré valent ±1). En fait, si S→CK→S1 est un fibré, où CK est le complémentaire du nœud ; notons g:S→S la monodromie. Alors ΔK(t) = Det(t**I − g * ), où g∗:H1S→H1S est l'application induite sur les classes d'homologie.