Serenoa repens

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Introduction

Serenoa repens
Serenoa repens
Classification classique
RègnePlantae
Sous-règneTracheobionta
DivisionMagnoliophyta
ClasseLiliopsida
Sous-classeArecidae
OrdreArecales
FamilleArecaceae
Genre
Serenoa

Hook.f., 1883
Nom binominal
Serenoa repens

(W.Bartram) Small, 1926
Classification phylogénétique
CladeAngiospermes
CladeMonocotylédones
CladeCommelinidées
OrdreArecales
FamilleArecaceae

Serenoa repens est une espèce de palmier nain. Comme d'autres espèces, il est appelé « Palmier de Floride » ou « Chou palmiste ». C'est l'unique espèce actuellement valide du genre Serenoa, de la famille des Arecaceae.

Le genre fut dédié au botaniste américain Sereno Watson (1826-1892). L'épithète repens (« rampant » en latin) fait allusion à ses stipes souvent rampants.

Position dans la systématique

Il partage sa sous-tribu avec 11 autres genres : Acoelorraphe, Brahea, Pritchardia, Washingtonia, Livistona, Colpothrinax, Copernicia, Pholidocarpus, Johannesteijsmannia, Licuala et Pritchardiopsis

Habitat et répartition géographique

Le type a été décrit en 1791 de l'île Saint-Simons en Géorgie.

Répartition : Floride surtout, Caroline du Sud, Texas, sud-est de la Géorgie et de la Louisiane, Sud de l'Alabama et du Mississippi. Présent dans diverses régions d'Amérique Centrale. Il s'agit donc d'une espèce de l'Amérique sub-tropicale.

Il affectionne les terrains secs et sableux, les dunes et les plaines côtières, les pinèdes inondables ou non. Il couvre de grandes surfaces dans une grande partie de la Floride, pouvant former des peuplements assez impénétrables. Par son écologie, ce palmier apparaît comme une plante rustique.

Description

Palmier de 1,5 à 2,5 mètres de hauteur, à croissance lente, formant des colonies.

  • Stipes fibreux assez minces et très souvent multiples (palmier multipliant), la plupart du temps rampant, souvent un peu enfouis avec l'âge. C'est ce comportement rampant qui explique que la pointe des feuilles ne dépasse pas souvent 2,5 m de haut. Certains individus sont néanmoins à port dressé.
  • Feuilles : Palmées, aplaties, très divisées en segments rigides, de couleur verte, vert glauque bleuté, vert jaunâtre ou blanc-argenté selon les formes, à petites épines recourbées le long des pétioles (d'où le nom de "palmier scie").
  • Fleurs : inflorescences naissant entre les feuilles, leur pédoncule étant plus courts que celui des feuilles. Fleurs avec 3 carpelles, de couleur blanc d'ivoire, 3-6 étamines. Les inflorescences sont émises dès que les températures le permettent.
  • Fruits : drupes globuleuses-ellipsoides, vertes puis orange et enfin noires à maturité. 1,6 - 2,5 cm long, 1,2 - 1,9 cm de diamètre. Elles mûrissent pendant la saison des pluies.
  • Écologie : Subtropicale. Croissance très lente dans ses habitats naturels. Naturellement, se multiplie par semences et végétativement par l'apparition de rejets le long du stipe. Résiste aux climats maritimes, aux sols salins et à la faible luminosité. Résistant à la sécheresse. Résiste à l'inondation. Extrêmement résistant au feu. Craint le gel (supporte jusqu'à -8 - 12°C pour la forme bleue et jusqu'à -15°C pour la forme verte).
  • Culture : ce palmier n'est toujours pas cultivé à grande échelle (en 2006). Les pépiniéristes de Floride le multiplient un peu (graines). Les variétés à feuilles vert bleuté, très multipliantes, sont préférées pour un usage ornemental. Les fruits récoltées sur les peuplements naturels et séchés sont commercialisés.

Usages

Les usages notables sont essentiellement de deux ordres : alimentaire et médicinal.

Usage alimentaire

Les fruits, évoquant des olives noires par leur taille, forme et couleur, ont été consommés comme des « petites dattes » par les indigènes pendant des siècles en Floride, Géorgie, Louisiane et dans d'autres états du sud-est de l'Amérique du Nord.

Usage médicinal

Les anciens habitants indigènes (Indiens de Floride et peut-être aussi les Maya), semblent avoir eu connaissance de propriétés médicinales de la plante, et lui attribuaient des propriétés aphrodisiaques (philtre d'amour). En médecine traditionnelle, les Indiens auraient utilisé les fruits pour soigner la cystite, la gonorrhée, l'hyperplasie prostatique, et les irritations des muqueuses .

On y a récemment identifié et redécouvert certains principes actifs intéressants, et les extraits de plante entrent actuellement dans la composition de plusieurs préparations pharmaceutiques. Le produit est souvent utilisé en médecine naturelle.

L'extrait de fruit (extrait lipidostérolique) a été mis sur le marché par certains laboratoires pour traiter des troubles urinaires, notamment mictionnel, liés à l'hypertrophie bénigne de la prostate (adénome de la prostate). Mais on ne connaît pas les molécules responsables de cette action. L'extrait a des propriétés décongestionnantes sur l'appareil urinaire, en freinant l'action de l'hormone mâle sur la prostate, ce qui permettrait de retarder le développement des adénomes prostatiques. Il est commercialisé en France sous le nom de Permixon 160.

Il est aussi utilisé aussi en cosmétologie naturelle pour lutter contre l'alopécie androgénique masculine. En médecine classique, les tests cliniques concluant à son efficacité sont controversés. Et ceci, malgré des études menées en double aveugle qui prouveraient le contraire .

Il entre dans la composition de nombreux compléments alimentaires (alicaments) aux USA, où on ne peut pas homologuer ses extraits comme spécialités pharmaceutique pour des raisons de réglementation.

Enfin, son activité sédative fait qu'il est aussi utilisé dans le traitement de l'insomnie, des crises de toux et de la bronchite.

Synomymes

  • Corypha repens W.Bartram (Basionyme)
  • Corypha obliqua W.Bartram
  • Chamaerops serrulata Michx
  • Sabal serrulata (Michx.) Nutt. ex Schult. & Schult.f.
  • Brahea serrulata (Michx) H.Wendl.
  • Serenoa serrulata (Michx.) G.Nicholson
  • Sabal dealbata hort. ex L.H.Bailey