Le rythme cardiaque normal oscille normalement autour de 60 battements par minute pour un adulte et dépend de facteurs multiples, le plus souvent sans rapport avec une maladie cardiaque : effort physique, anxiété, fièvre, prise de boissons alcoolisées, ...
On parle de Tachycardie si : Nourrisson (jusqu'à 1 an) : >180/min, Petit Enfant (2-5 ans) : >140/min, Grand Enfant (6-12 ans): >130/min, Adolescent (13-17 ans ): >110/min
Le but normal d'une tachycardie est d'augmenter le débit cardiaque. Ce dernier est égal à la fréquence cardiaque multipliée par le volume d'éjection systolique, correspondant à la différence entre le volume diastolique (« ventricule plein ») et le volume systolique (« ventricule vide »).
Le rythme cardiaque normal est piloté par le nœud sinusal, ensemble de cellules situées dans l'oreillette droite, se dépolarisant rythmiquement. Ce nœud est stimulé par l'adrénaline (système hormonal sympathique) et ralenti par le nerf vague.
Une accélération trop importante de la fréquence cardiaque peut entraîner, paradoxalement, une baisse du débit, le ventricule n'ayant plus le temps de se remplir.
Une accélération de la fréquence cardiaque va augmenter les besoins en oxygène du muscle cardiaque. Si son apport est insuffisant (en raison d'une atteinte des artères coronaires par exemple), cela peut entraîner une ischémie myocardique pouvant être responsable d'une insuffisance cardiaque ou d'une douleur thoracique à type d'angine de poitrine.
Une tachycardie excessive et prolongée, par son accélération, peut être un phénomène dangereux. En effet l'accélération du muscle cardiaque entraîne une demande supplémentaire en ressources. Or la perfusion du muscle cardiaque se fait pendant la diastole. En augmentant le rythme, on diminue le temps de diastole et donc de perfusion alors que le muscle, au contraire requiert plus de ressources.
La tachycardie peut être ressentie comme des palpitations où le sujet ressent ses battements cardiaques comme désagréables. Elle est très souvent, au contraire, totalement asymptomatique (le sujet ne ressent rien et le diagnostic est fait par une autre personne par la prise du pouls par exemple). Le caractère asymptomatique ou non ne préjuge ni de la gravité, ni de la cause.