Les caractéristiques fondamentales de tous les systèmes de télévision ont été en grande partie définies par rapport à des considérations physiologiques de l’œil humain, telles que :
- La persistance rétinienne : 1/20 de seconde.
- Le pouvoir de résolution de l’œil : 1’ d’angle environ.
- Le nombre d'or : notion de distance normale d’observation d’un objet en fonction de ses dimensions (5 à 7 fois sa diagonale pour un objet rectangulaire, selon les peintres).
Afin d’éviter un effet de scintillement, le principe de structurer l’image en deux trames entrelacées (trame paire et impaire) a été choisi. La période de chaque trame étant de 1/50 de seconde, soit celle du réseau électrique.
Pour résoudre le problème du décalage vertical des deux trames sans exiger trop de précision des générateurs de balayage, il a été fixé un nombre impaire de lignes ; la première trame démarrant au centre du bord supérieur de l’écran et la seconde au coin supérieure gauche.
Ce système de double trame entrelacées est commun à tous les standards de télévision analogique. La trame est constituée de deux mouvements, l’un horizontal, décrivant une ligne de gauche à droite sur l’image restituée, l’autre vertical, plaçant les lignes les une sous les autres, de haut en bas, ces lignes constituant la trame.
Chacun de ses mouvements comprend deux phases; une phase utile pendant laquelle se forme le signal utile de traduction de l’image, une phase de suppression lors de laquelle le mouvement du spot s’inverse (retour vers le début de ligne ou trame suivante). Pendant ce temps, le signal est mis à une tension constante de référence : le niveau de suppression.
Il est nécessaire de synchroniser le mouvement ligne et trame :
- par insertion d'un top de synchro ligne,
- par insertion d'informations de synchro trame.
Dans les principaux standards, le nombre de lignes est de
- 625 pour les standards PAL et SECAM (Europe)
- 525 pour le standard NTSC en usage au Japon, USA et Canada.
Le nombre d’images par seconde est respectivement de 25 et 30.
La période d’une image est fixée à 40ms, et donc celle d’une trame à 20ms (Europe).1/64 La fréquence de balayage ligne est donc de 625*25, soit 15 625 Hz ou 64us. Pour un format 4/3 le nombre de points par ligne est de 625*4/3 soit 833.
La bande passante est maximale lorsque l'on alterne les points noirs et blancs, créneau dont la fréquence est la moitié des points transmis :
833/2*625*25 images/seconde = 6,5 MHz
Ce créneau nécessiterait la transmission d'une dizaine d'harmoniques pour être restitué, en pratique nous observons de grandes zones uniformes qui induisent des fréquences plus faibles. Le temps entre deux points d'une ligne est de τ =(1/625) * (3/4) * 64us ; la bande passante d'un système du premier ordre dont le temps de monté à 90% donne 2,3 * τ soit une bande passante de 2,3/(2 * π * τ ) = 4,77MHz environ qui est une valeur théorique plus proche de la réalité.
Le temps réservé au retour de balayage est utilisé pour transmettre des impulsions assurant la synchronisation des cycles de balayage entre émetteur et récepteur. Ces signaux sont composés de plusieurs phases appelées :
- pré-égalisation
- synchro trame
- post-égalisation
Afin de contrôler la qualité d’une transmission, des paramètres quantifiables ont été définis ; ils permettent de mesurer des distorsions linéaires ou non, ainsi que le bruit introduit par la transmission.
Pour contrôler et éventuellement corriger les performances d’un système de transmission, on a réservé dans l’ensemble des lignes transmettant l’information vidéo, un certains nombre d’entre elles pour transmettre des signaux de contrôle, dont les lignes test.
Elles permettent de caractériser le réseau et sont insérées au début de la chaîne de transmission pendant les périodes de suppression de la trame. Ces signaux subissent donc les même dégradations que l’image.