Tour de Falhiès

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Introduction

Tour de Falhiès
Tour de Falhiès
Période ou styleMédiéval
TypeTour, château
Début constructionXI siècle
Fin constructionXII siècle
Destination initialeTour de garde, logis
Protectionnon
PaysFrance France
Région historiqueAuvergne
RégionAuvergne
DépartementCantal
Commune françaiseVelzic

La Tour de Falhiès ou de Faliès est une ancienne tour carrée construite avant le XI siècle à 920 mètres d'altitude, en bordure du plateau du Coyan, dominant la vallée de la Jordanne, sur la commune de Velzic dans le Cantal.

Descriptions

Tour carrée, sur le même modèle que celles du château Saint-Étienne d'Aurillac, de Saint-Simon, de Naucelles, faisant partie d'un réseau de guet et de défense mis en place par l'abbaye d'Aurillac. Il est à noter que ce système a été reconstitué visuellement en 1986 avec des fumigènes enflammés au sommet du Château Saint Étienne d'Aurillac, au sommet de la Tour de Saint Simon et à la Tour de Falhiès, et qu'il fonctionne parfaitement.

Les restes subsistants datent du XI siècle, avec un bel appareillage de pierres de taille. Les dimensions extérieures de la tour sont d'environ 8 mètres sur 8, avec 1,80 m d'épaisseur de murs. Elle comprenait au moins quatre étages, avec un accès au 1er étage par une échelle qu'on retirait. Un boyau de pierre, dans l'épaisseur d'un mur, permettait la montée et la descente facile de nourriture ou d'objets de nécessité. Il reste l'entrée de ce canal sur la façade extérieure Nord.

La Tour faisait l'angle de fortifications en forme de coquille Saint Jacques, avec une tourelle avancée, au-dessus du chemin d'accès. Les ruines d'un bâtiment annexe, à quelques mètres au Nord de la Tour, contiennent les restes d'un four à pain.

relevé topographique du site défensif de Falhiès

Histoire

  • En 1573, c'est le fief de Géraud (de) Labeau, consul d'Aurillac, dont les descendants en reprendront le nom, jusqu'à Guillaume de Falihès qui la revendra en 1689 à la famille de Frayssi de Veyrac. Elle se la transmettra alors par succession à la famille de Sénezergues, puis à celle de Lacarrière.

(...)

  • Son dernier seigneur avant la Révolution sera Guillaume de Lacarrière de la Tour de Falhiès, lieutenant général, qui présida l'assemblée chargée d'élire les députés aux États généraux. Homme probre, ami des pauvres, il montra beaucoup de bon sens pendant la période révolutionnaire. Le conventionnel Carrier le fit emprisonner comme "aristocrate caché et dangereux".

  • Son fils Arsène Lacarrière-Latour, né en 1778, sera un aventurier et un visionnaire. Soldat glorieux au service des États-Unis, architecte et fondateur de la ville de Baton Rouge en Louisiane, lié aux flibustiers du Golfe du Mexique. Il était très lié au Général Jackson, qui devint président des États-Unis. Il était à ses côtés lors de la II°guerre d'Indépendance des États-Unis. Il revint mourir dans le Cantal en 1837.

  • En 1886, la Tour de Falhiès était encore habitée. Y vivait Marie-Amélie Capelle de Puechjean, née Roger-Ducos, petite-fille du 3 Consul de la République avec Sieyès et Bonaparte (le général Bonaparte avait signé le contrat de mariage de ses parents). Après sa mort, La Tour et ses dépendances furent abandonnées.

Au début du XXe siècle, les pierres furent vendues aux démolisseurs. Plusieurs granges ont été construites avec les pierres de la tour.

Visites

Entre 1983 et 1988, des spectacles son et lumière ont été organisés dans ce lieu très isolé. Une croix de pierre a été élevée en 1983, dominant le plateau, face au Coyan. Un chantier d'archéologie y a été organisé par la SARA, Société d'Archéologie de la Région d'Aurillac.

La Tour de Falhiès est un point de passage de la "Route Saint Géraud", créée en 1992 pour rappeler le souvenir de Saint Géraud, à travers les hauts lieux de sa vie, dans le Cantal, l'Aveyron et le Lot.

Vestiges actuels de la tour de Falhiès