Introduction
En mathématiques, et plus précisément en géométrie, une variété riemannienne est une variété différentielle ayant une structure supplémentaire (une métrique) permettant de définir la longueur d'un chemin entre deux points de la variété.
En mathématiques, et plus précisément en géométrie, une variété riemannienne est une variété différentielle ayant une structure supplémentaire (une métrique) permettant de définir la longueur d'un chemin entre deux points de la variété.
Une variété riemannienne est la donnée d'une variété différentielle M et, en chaque point m, d'une forme quadratique définie positive gm sur l'espace tangent Tm avec des hypothèses de régularité supplémentaires. Les espaces tangents (TmM,gm) sont des espaces euclidiens. Les hypothèses de régularité s'énoncent de deux manières équivalentes :
La donnée g est appelée métrique riemannienne sur M. Les métriques riemanniennes existent sur toute variété différentielle (paracompacte) et forment un cône convexe fermé de ΓS**T M (avec des topologies raisonnables).
Si (M,g1) et (N,g2) sont deux variétés riemanniennes, une isométrie locale est une application différentiable vérifiant f g2 = g1. Autrement dit, les différentielles sont des applications linéaires isométriques. Par le théorème d'inversion locale, toute isométrie est un difféomorphisme local.
Une isométrie est un difféomorphisme et une isométrie locale.
Les variétés riemanniennes sont les exemples les plus élémentaires de variétés de Finsler. Une métrique riemannienne g sur une variété différentielle connexe M définit sur chaque espace tangent une norme (de Banach), donnée par :
Par définition, la longueur d'une courbe C par morceaux γ: [a, b] → M est définie par :
Pour , on définit :
où l'infinimum porte sur toutes les courbes C par morceaux d'origine x et d'extrémité y.
Comme les notations le laissent suggérer, d est une distance sur M appelée distance riemannienne. Il est à remarquer que cette dernière redéfinit la topologie de M.
Disque de Poincaré : L'espace hyperbolique (H,g) est le disque unité de , muni de la métrique :
Demi-plan de Poincaré : Ce modèle du plan hyperbolique est donné par la métrique définie sur le demi-plan supérieur :
Une isométrie explicite du disque unité sur le demi-plan supérieur est donnée par l'inversion de pôle :
Remarque : L'espace hyperbolique H intervient en arithmétique, domaine dans lequel on utilise habituellement le modèle du demi-plan supérieur. Toutefois, en géométrie, les goûts sont très largement partagés : le modèle du disque de Poincaré offre l'avantage d'un meilleur graphisme dans les figures. Il existe d'autres modèles (comme le modèle de l'hyperboloïde), peu utilisés en pratique.
Se référer à la géométrie hyperbolique pour un exposé plus complet sur le sujet.
Sur une variété riemannienne (M,g), il existe une unique connexion sans torsion telle que, pour tout champ de vecteurs X,Y,Z :
X.g(Y,Z) = g(DXY,Z) + g(Y,DXZ)
Cette connexion est appelée la connexion de Levi-Civita de (M,g), ou la connexion canonique.
Si est une application différentiable, un champ de vecteurs le long de f est une section globale du fibré vectoriel f T**M, soit donc une application telle que, pour tout point , on a : . On note l'espace des champs de vecteurs le long de f.
Les propriétés suivantes sont équivalentes :